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Un maire de la nuit pour Paris, vraie ou fausse bonne idée ?

Un maire de la nuit pour Paris, vraie ou fausse bonne idée ?

Le second tour de cette élection pas comme les autres arrivant dimanche, nous nous sommes penchés sur la question.

Tous les journaux du monde (oui, du monde) le disent : Paris est une ville en danger, atteinte d'un mal difficilement gérable sans une guérison subtile : sa nuit est essoufflée, et les conflits qu'elle génère sont extrêmement compliqués à gérer. La faute à une structuration urbaine très dense (des petites rues, beaucoup d'habitants au mètre carré...), un phénomène de gentrification latent (Paris est de plus en plus habité par des familles aisées en quête de quiétude) et une offre très fragmentée et souvent assez peu métissée.

Le plus dingue dans tout ça ? Il y a trois ans, la pétition nommée "Paris, quand la nuit se meurt en silence" dénonçait un état des lieux encore bien pire... Depuis, la banlieue se redécouvre une seconde jeunesse lors de soirées clubbing passionnantes et les lignes semblent bouger petit à petit. Mais le plus dur reste à faire, et dans le contexte électoral actuel, la Nuit a décidé de se trouver un chef.

Après un premier tour qui s'est joué au nombres de "Likes" sur Facebook, ce week-end, on élit le premier Maire de la Nuit de Paris, et les isoloirs seront des établissements de fête parisiens ! La liste complète se trouve ci-dessous, et vous aurez le choix entre six candidats, qui débattaient hier soir (6 novembre) à l'International, au 6 rue Moret dans le 11ème arrondissement :

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Cey Dimpre (DJ, producteur et designer)

Clement Leon .R (auteur)

Damien Lorenzi (digital manager)

Gogol Premier (artiste)

Nathalie Angelelli (restauratrice)

Olivier Pellerin (producteur à Radio France)

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Vous avez choisi un chouchou ? Reste maintenant à voir lequel de ces candidats remportera l'élection, et surtout... ce qu'il adviendra après ce temps fort ! Si le ou la Maire de la Nuit pourra clamer une certaine légitimité en termes de visibilité, son élection n'est validée par aucune instance officielle, et n'a pas d'existence juridique... On peut se demander si les instances politiques de la ville de Paris et de l'Île-de-France prendront le temps d'écouter celui ou celle que le peuple de la nuit aura choisi...

La parole est à vous chers lecteurs : selon vous, que manque-t-il à Paris pour que ses nuits prennent une envergure culturelle forte, du même niveaux que les grandes métropoles mondiales que sont Londres, Berlin et New York ? Et cette initiative vous semble-t-elle utile pour améliorer la situation ?

Rendez-vous dans les bureaux de vote !