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Pitchfork Music Festival : l'essentiel du jour 3

Pitchfork Music Festival : l'essentiel du jour 3

Fatigués, nous ? Jamais, surtout lorsque Hot Chip et Todd Terje nous donnent de l'amour à ne plus savoir qu'en faire. Un final assez splendide !

- Relisez nos résumés du Pitchfork Music Festival : jour 1 / jour 2 -

 

Le concert mémorable : Hot Chip

hotchip

Franchement, lorsque nous avons mis les pieds dans la Grande Halle pour ce dernier jour, l'idée, c'était "bon, ça serait cool de ne pas catapulter Hot Chip meilleur moment de la soirée, c'est un peu trop facile". Et puis bon, on a beau avoir vu des lives bien méchants (Panda Bear et son chamanisme indé, la grand-messe dansante de Omar Souleyman...), lorsque la bande à Alexis Taylor a débarqué, on n'a pas pu nier l'évidence, c'était la fête. Mais pas la demi-fête, la vraie, celle qui te fait transpirer et regarder tes voisins de dancefloor avec un sourire béat. Hot Chip, c'est comme ça à chaque fois : ça respire le groove et l'amour, et même si on a tous envie de les snober parce qu'ils sont là depuis presque trop longtemps, ils restent encore les plus forts pour créer de magnifiques communions.

 

L'instant coulisses : le salon de massage du festival

karine

Karine est ostéopathe pendant vos heures de bureau, et le week-end... elle masse des groupes de musique. Tout est parti d'une rencontre, qui l'a fait devenir "masseuse officielle" de la Route du Rock, pour le délire. C'est ce qui l'a amené, en amatrice de bonne musique indé, à prêter main forte à l'équipe du festival pour relaxer les groupes vannés par leur tournée, dans son (tout) petit salon calé entre deux loges. Les deux premiers jours, elle a enchaîné de 14h à 22h, et elle a culminé à 17 massages le vendredi ! Visiblement, elle a hâte de pouvoir apprécier le set de Yo La Tengo, qui marquera la fin de son week-end "boulot". Et les groupes dans tout ça ? On a croisé un membre de Youth Lagoon fraîchement massé, il nous a dit avoir été "sauvé" par sa séance de massage. Un poste vital dans le déroulement des festivités, donc.

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Une question à Pegase

pegase

Green Room Session : Avec Petit Fantôme, tu es le seul "frenchie" de cette édition. Le Pitchfork Music Festival est aussi connu pour avoir un public très cosmopolite, presque davantage étranger que français... As-tu senti la différence avec tes dates habituelles une fois sur scène ?

Raphaël (Pegase) : Déjà, j'ai été surpris par le monde qu'il y avait. J'ai joué peu de temps après l'ouverture et les gens répondaient présent, ça m'a pas mal soulagé. C'est vrai que les Français sont très minoritaires cette année, je suis très fier de pouvoir partager le titre de "frenchie du festival" avec Petit Fantôme, que j'adore. J'ai suivi son concert de chez moi en streaming et c'était mortel. Après, c'est sûr que Pitchfork est un média anglophone basé aux USA, qui parle peu de groupes français, c'est normal qu'ils calent leur programmation sur ce dont ils parlent. Et puis bon, elle est mortelle, cette prog'. J'espère en tout cas avoir marqué des points devant un public qui n'était pas venu nous voir en priorité, je crois que ça a fonctionné. Et tant mieux si il y a quelques groupes français en plus dans les prochaines éditions !

 

Le look Pitchfork

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Prénom : Mario

Pseudo Twitter : @ElUnicoGuerrero

Le premier truc que nous avons remarqué chez Mario, c'est son sweat à plumes et son couvre-chef type "marin du Guilvinec", qui, associés à sa barbe et sa coupe de cheveux, créaient un mélange étonnant. Il nous apprend rapidement qu'il est le co-créateur de ces chapeaux effectivement inspirés du fameux "miki" breton, recoupés et déclinés sous une multitude de tissus pour l'occasion, et vendus au Pitchfork Music Festival à l'espace pour créateurs Klin d'Oeil. Leur marque, nommée Béton Ciré, est en vente depuis peu chez Colette à Paris, mais aussi au Japon... et bientôt en Bretagne !

 

L'instant qu'il ne fallait pas rater

C'est la fin ? Pas tout à fait, mais l'équipe du festival commence à se relâcher, et a apprécier ce dernier jour de concerts comme une récompense pour le travail accompli. L'occasion de trinquer, et évidemment, de faire une photo de famille. Dans le cadre, l'équipe de Pitchfork USA, Chris Kaskie en tête, mais aussi Julien Catala, boss de l'agence de booking Super, et les membres principaux de l'équipe de production. Ils ont l'air heureux, c'est touchant.

 

Niveau food

burger

Au menu : un bon gros burger des familles, made by Burger Brothers.

Prix : 3 tokens.

Verdict : on a attendu tout le week-end pour le tester, celui-là. C'est simple, pour juger un burger, il faut légèrement le presser pour voir si l'essence gustative se met à suinter. Celui-ci est peut-être un poil sec (on n'est pas non plus en brasserie), mais la taille du steak fait plaisir à voir, et l'accompagnement est frais. On a aussi testé les frites un peu plus tôt, balèzes, taillées à l'américaine et pas trop grasses.

 

Et sinon ?

platines

Oh, tiens, vous qui vouliez absolument savoir avec quoi joue A-Trak, c'est facile : deux platines Technics MKII (les meilleures), la table de mixage que tout bon DJ utilise dans les clubs du monde entier (une Pioneer DJM 900, pour ne pas la citer), ainsi que des beaux vinyles blancs, qui viendront contrôler les mp3 que le DJ canadien ramènera dans son MacBook... Ce qu'on ne saura jamais, c'est comment il a pris le fait qu'on ait écorché son blaze lorsqu'il aura lu la jolie faute sur le bout de scotch à côté de son matos...

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Photo de Une : Sky Ferreira.