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Connan Mockasin : L’interview grandeur nature

Connan Mockasin : L’interview grandeur nature

Toujours surpris par le succès de son album perché "Forever Dolphin Love", Connan Mockassin ne pensait certainement pas un jour jouer en public ses chansons enregistrées sur les conseils de sa maman. On l’entendrait presque taper du pied d’impatience à l’idée de bientôt pouvoir se lancer dans un second album. En attendant, on est allé à sa rencontre pour revenir sur l'incroyable succès de ses dauphins amoureux.

Ça commence à faire longtemps maintenant que tu as écrit les titres de l’album "Forever Dolphin Love" puisque les titres étaient déjà sur l’album "Please Turn Me Into The Snat" sorti en 2010...

Oui, ça fait des années en fait que j’ai écrit ces titres, mais je continue à tourner avec ces morceaux surtout en France, le premier pays à vraiment prendre  soin de moi ! Mais là je suis prêt, je commence à travailler sur un nouvel album, car celui-ci n’était pas du tout pensé pour du live. J’ai enregistré cet album parce que ma mère m’a recommandé de le faire, alors je m’y suis mis  tout seul dans mon coin. Mais le prochain, je compte vraiment l’enregistrer avec un groupe.

Pourtant à tes débuts tu avais un groupe, Connan And The Mockasins, puis tu as fait le choix d’un disque en solo. Pourquoi ce retour en arrière ?

Simplement parce qu’à cette époque là, j’avais vraiment cette envie de faire vivre mes idées sans devoir avoir l’approbation des gens. C’était vraiment trop frustrant pour moi quand on me  disait “non, moi je veux plutôt faire les choses comme ça !

Tu sembles avoir déjà bien réfléchi à ce prochain album, tu as déjà des envies particulières ?

Oui, qu’il soit beaucoup plus simple que le précédent. Je veux peut-être réussir à écrire des chansons sur lesquelles je prendrais plus de plaisir à chanter, car au départ finalement je faisais un peu l’idiot, je ne pensais pas que des gens l’écouteraient vraiment.

Tu sembles avoir pas mal de reproches à faire à ce disque, ça devient compliqué de le porter sur cette tournée en ce moment ?

Hum, parfois c’est vraiment fun, parfois ça ne l’est pas. Je n’en ai pas marre, mais je pense que j’ai besoin de faire ce nouvel album. Je n’ai pas vraiment réécouté “Please Turn Me Into The Snat” en fait. Ce n’est pas mon truc de m’écouter, c’est une chose assez dure à faire, même si j'ai entendu quelques fois le rework d’Erol Alkan. Je prépare d’ailleurs avec lui un remix pour notre projet commun Pajama Party, c’est assez excitant car je n’ai jamais fait ça auparavant. Mais en même temps, quand j’ai enregistré mon album, j’étais devant mes machines, à me demander comment ça pouvait bien marcher; la démarche n’est pas si éloignée.

Tu collabores avec Erol Alkan et récemment tu as enregistré un titre avec Charlotte Gainsbourg, comment fais-tu pour intégrer des gens aussi éloignés de la propre musique dans ta créativité ?

C’est très flatteur pour moi de travailler avec d’autres artistes. A chaque fois, on m’a proposé ces projets, tant mieux car je serais trop embarrassé de demander moi même, je n’oserais pas ! Je ne suis en fait pas vraiment à l’aise pour travailler avec les gens. Mais c’était cool de travailler avec Charlotte Gainsbourg, on a passé quelques jours à Paris pour enregistrer ensemble et j’ai trouvé qu’elle avait en elle quelque chose de très apaisant.

Sur Twitter tu disais ce matin avoir reçu un SMS de Beck...

Ah oui ! Mais en réalité c’était seulement un rêve, même s'il avait l’air très vrai. Même si je respecte vraiment sa musique et qu’il est vrai que ça serait un honneur de travailler avec lui, je ne prendrai jamais les devants pour le lui proposer.

Tu joues aujourd'hui au We Love Green Festival, tu te sens concerné par l’écologie ?

Je viens d’un pays où la nature est plutôt favorisée, la Nouvelle Zélande. Désormais je vis majoritairement en milieu urbain et je n’y vois rien de très écologique, quand je vais à Londres, aux Etats-Unis, c’est plutôt écoeurant d’ailleurs.. On recycle vraiment des trucs à Paris ? La Nouvelle-Zélande me manque parfois, car je passe beaucoup de temps dans des capitales... Mais j’y retourne de temps en temps. Je pense qu’en revanche j’enregistrerai mon prochain album dans la campagne anglaise, pour être plus au calme.

http://www.myspace.com/connanmockasin