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Philippe Zdar: Interview du producteur aux mains d'argent

Philippe Zdar: Interview du producteur aux mains d'argent

Auréolé depuis raz-de-marée « Wolfgang Amadeus Phoenix » Zdar fait de cette rentrée la sienne. Le monde tourne autour de lui, lui continue de tourner les boutons. Effacé derrière ses artistes, seul compte le bonheur qu’il crée au kilomètre sur la bande magnétique. Retour sur ses derniers combats. Zdar wars…

 

Ayant produit le tout premier Phoenix et le dernier en date, quel regard portez-vous sur les autres ? 

Je porte un regard doux. Chacun me rappelle un moment de nos vies puisqu'on se croisait en studio à l'époque des mixs des deux. Nous en train de mixer Cassius, eux en train de mixer ces deux albums. Le deuxième, son ombre voodoo et sa production immense, et le troisième avec ses chansons parfaites, aiguisées, et ciselés... Je crois que je n'ai jamais entendu le live mais je les ai vus assez de fois en concert pour pouvoir reproduire tous les sons à la bouche !

 

En revenant à votre travail de production, quel était leur objectif en venant vous voir?

Je crois que personne n'avait réellement d'objectif puisque même leur venue a été le fruit du hasard. En revanche quand nous avons enfin été lancés le seul objectif était de faire le meilleur disque du monde. Il vaut mieux avoir ce genre d'objectif, cela permet souvent d’avoir un bon disque à la fin. 

 

Et finalement est-ce ce qui est ressorti des sessions ?

Finalement, je pense que c'est le meilleur disque du monde.

 

Vous allez travailler avec Cat Power alors qu'on ne vous imagine pas faire du folk. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ?

Les chansons sont sublimes, je suis un fan. J'aime toutes les musiques dès qu'elles sont belles, et je l'apprécie encore plus elle après l'avoir rencontrée. D'ailleurs cela ne va être que du mix, ce qui permet de n'être qu'un collaborateur « de surface ».

 

Pouvez vous revenir sur ce refus de produire Madonna ? 

Je n'ai pas réellement refusé Madonna, je l'aime depuis la plus tendre enfance. Ils nous ont appelé avec Hubert (Blanc-Francard, alias Boom Bass, NDR) mais on préfère que l'artiste appelle, cela démontre un vrai intérêt en général. N'être qu'un groupe parmi d'autres, choisi en fonction des modes, et dont la participation ne va se décider qu'au petit bonheur la chance... ce n'est vraiment pas notre truc avec frère Hubert. Nous nous voyons comme des artisans, et quand nous voulons quelque chose nous savons exactement pourquoi.

 

Producteur de pop mais aussi pionnier de la french touch, comment avez-vous abordé The Rapture lui-même à cheval entre electro et post-punk ?

Je voulais rendre leurs chansons éternelles et par là même rendre des gens heureux pour des centaines d'années. En fait c'est la seule chose que je cherche. Je ne saurais jamais si ça marche et je pense que c'est justement ça qui est bien. Ça me permet de continuer à chercher…

http://www.myspace.com/philippezdar

H.P.