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Yuck : "Notre travail a été plus complet que jamais"

Yuck : "Notre travail a été plus complet que jamais"

Lors d'une courte visite à Paris pour promouvoir la sortie de son deuxième album Glow & Behold, nous avons eu la chance de rencontrer Yuck, représenté par Max Bloom, récemment bombardé frontman du groupe, et Ed Hayes, le petit nouveau qui a l'air d'avoir déjà pris ses marques. L'occasion pour nous de leur faire une interview spéciale "summer time", et de confirmer ce que l'on pensait déjà : les membres de Yuck sont cool, très cool.

 

L'été vient de se terminer : qu'avez-vous fait pendant cette période ? Des concerts ? Des festivals ? De la bronzette ?

Max Bloom : Il me semble que l'on a fait peu de concerts durant l'été. Je crois qu'on est allé à Istanbul en juillet, je ne me souviens plus vraiment, pour tout t'avouer je ne peux même pas me rappeler ce que j'ai pris ce matin au petit déjeuner ! (rires) Ah oui, on a joué à ce festival en Turquie, c'était le dernier concert que l'on a fait avant que Ed ne rejoigne le groupe. Sinon j'aurais bien aimé partir en Grèce, sur les plages, à ne rien faire. Côté musique, on n'a rien composé de nouveau depuis la finalisation de Glow & Behold.

 

Quel est le festival où vous avez préféré jouer, là où vous avez vos meilleurs souvenirs ?

C'était la croisière Weezer qui allait de Miami à Cozumel (Mexique) ! On a joué sur un paquebot avec plusieurs groupes géniaux comme, Dinosaur Jr., Wavves, Weezer donc, et beaucoup d'autres... Cela a duré quatre jours en tout. Nous avons fait deux concerts, le temps était au beau fixe, et c'était tout simplement un incroyable moment pour nous. On ne faisait que manger, boire, et même jouer à des jeux d'argent… une vraie fête. J'ai fait quelques parties de Black Jack mais je n'aurais pas du... ! (rires)

Une anecdote marrante vous concernant qui vous serait arrivé lors d'un festival ?

Une fois on est allé à ce festival en Irlande, on partait de Londres. Notre manager s'est rendu compte qu'il avait oublié son passeport quand nous sommes arrivés à l'aéroport : il a du repartir à la maison le chercher et revenir le plus vite possible. Heureusement, nous n'avons pas manqué notre vol.

 

Votre musique possède un potentiel mélodique surprenant, lorsque l'on écoute Glow & Behold c'est comme si l'on passait une journée très plaisante à la plage avec des amis. Quelles sont les choses qui vous ont inspiré pour écrire les titres sur l'album ?

Nous avons enregistré l'album dans la forêt au Dreamland Studio (à 150 km de New York environ), cela m'a sans doute influencé pendant l'écriture et l'enregistrement. Les ballades sur l'album sont inspirées par des atmosphères et des environnements particuliers de cet endroit. J'avais plusieurs lieux en tête lorsque j'ai composé certaines chansons, mais je ne vais pas les divulguer.

 

Glow & Behold sort le 30 septembre au Royaume Uni et le 1er octobre aux États-Unis et partout dans le monde. Comment vous sentez-vous à l'approche de la sortie ?

Max Bloom : En fait je n'ai pas vraiment pensé à tout ça. J'espère que les gens vont aimer ce nouvel album, c'est vrai, mais j'ai préféré ne pas y penser

Ed Hayes : Pour l'instant nous avons eu de bons retours.

 

Pouvez me dire la différence qu'il y a entre cet album et le premier ? Dans le processus de création, d'écriture...

Pour le premier, la démarche était d'avoir le plus de chansons possibles, les enregistrer et en faire un album en piochant dans ce qu'on avait déjà. Pour celui-ci, cela a été beaucoup plus réfléchi, dans le sens où l'on a pensé à créer une oeuvre dans sa globalité, en tentant de faire les choix les plus cohérents possibles. Notre travail a été plus complet que jamais sur Glow & Behold. J'ai commencé à l'écrire il y a longtemps. Travailler sur un format album est quelque chose qui m'a réellement séduit et donc quand j'écrivais la musique, je pensais toujours à la place qu'aurait telle ou telle chanson sur le disque, tu vois ce que je veux dire ? On écrit des chansons, puis on pense ensuite à leur position, leur rôle dans la construction de album. C'est important pour amener le public quelque part, comme s'il faisait des montagnes russes.

 

Revenons sur l'arrivée de Ed au sein du groupe après le départ de Daniel Blumberg. Vous aviez publié une vidéo sur votre chaîne YouTube où vous cherchiez désespérément un nouveau guitariste. Puis on voit Ed surgir de nulle part, c'était assez fun. Vous vous êtes vraiment rencontrés de cette façon ?

(Rire général)

Ensemble : Contents que la vidéo t'ait plu !

Ed: J'aurais bien aimé que l'on se rencontre de cette manière, ça aurait été fantastique ! En fait, je connais ces gars depuis une éternité, on avait l'habitude de se parler quand j'étais dans mon ancien groupe. Lorsqu'ils ont cherché un nouveau guitariste, j'ai saisi l'opportunité de rejoindre Yuck. On était déjà amis, on s'amuse donc beaucoup entre nous ! Ils m'ont intégré facilement.

 

C'est quoi la suite pour Yuck ? Une tournée, du repos, repartir en studio pour débuter l'écriture du troisième album ?

On s'apprête à faire quelques concerts. On va jouer à plusieurs reprises en Europe, dont certaines dates en première partie des Pixies. On va revenir à Paris, Madrid, Berlin... Ce n'est pas comme si on faisait une grosse tournée internationale. Peut-être qu'après tout ça on soufflera un peu ou on se remettra à écrire... qui sait ? Je n'écris rien pour l'instant. Je fais une pause car j'ai dépensé beaucoup de temps et d'énergie à l'écriture de Glow & Behold, je pense que je vais m'éloigner un petit peu de la création musicale, j'en ai besoin pour me ressourcer.

 

Glow & Behold (Fat Possum)

L'album est en écoute par ici !