JE RECHERCHE
10 bonnes raisons de venir au Pitchfork Music Festival (Jour 1)

10 bonnes raisons de venir au Pitchfork Music Festival (Jour 1)

La troisième édition de la grande messe de l’indie-électronique commence dans exactement un mois à la Grande Halle de la Villette, l’occasion de passer en revue les temps forts de la première journée du festival pour vous faire sauter le pas et acheter vos billets si ce n’est pas encore fait.

 #PassionTeeShirtDuP4K (mot clef découvert)

1- The Knife, tête d’affiche audacieuse

L’énigmatique duo suédois et sa pop avant-gardiste faisaient leur grand retour plus tôt dans l’année après sept ans d’absence. Qui ne s’est pas égaré en écoutant le dense et transcendant Shaking the Habitual ? Si le 4e album de la fratrie Dreijer en a déconcerté plus d’un, leur tournée 2013 va encore plus loin en ne proposant non pas un concert mais un spectacle entre danse et transe, dénué de tout instrument. On aime ou on déteste, mais voir The Knife est une véritable performance en soi qui redéfinit la notion du « live ». Expérience extra-sensorielle à venir.

Image de prévisualisation YouTube

 

2- Mount Kimbie, merveille électronique

Alors qu’ils signent leur deuxième album Cold Spring Fault Less Youth sur le prestigieux label Warp, Dominic Maker et Kai Campos prennent pourtant la voi(x)e de la pop et mâtinent leur instrumentation post-dubstep de chants et de mélancolie. En live, les deux garçons s’attachent à retransmettre ce côté humain armés d’une basse et d’une batterie en plus de leur matériel électronique. Le mini-sommet de cette première soirée de festivité.

Image de prévisualisation YouTube

 

3- Darkside, la force tranquille

Contre tout attente, le dandy minimal Nicolas Jaar ne donne pas suite à son passionnant premier essai Space is only noise, préférant relancer son ambitieux side-project, Darkside, avec son guitariste de tournée Dave Harrington. Après avoir fait joujou cet été avec le Random Access Memories des Daft Punk, les New-Yorkais dévoilent leur premier album sensuel et hanté, Psychic. De quoi envouter le public de la Grande Halle.

Image de prévisualisation YouTube

 

4- Savages, guitares hostiles

Pour celles et ceux qui ne seraient pas friands de musiques électroniques, la programmation éclectique du Pitchfork fait aussi la part belle au rock brut. Après un concert tonitruant l’année dernière à la Route du Rock, le quatuor Savages, emmené par la taulière du label Pop Noire Jehnny Beth, a fait du chemin en trainant ses guitares aiguisées aux quatre coins du monde. Leur premier album Silence Yourself est aujourd’hui nominé au saint graal des groupes anglais, le Mercury Prize. Pas de doutes que les Parisiens accueilleront ces quatre banshees les bras ouverts.

Image de prévisualisation YouTube

 

5- Blood Orange, 80’s sucrées

Faiseur d’or avec Florence & The Machine, Sky Ferreira, Solange Knowles ou encore Mutya Keisha Siobhan (les ex-Sugababes), le magnifique loser Dev Hynes est aujourd’hui omni-présent dans l’indie et le mainstream, si bien que même Britney aurait fait appel à lui. Mais ce type est avant tout un roi de la pop, formidable singer/songwriter comme il l’a prouvé avec son ancien projet Lightspeed Champion, et aujourd’hui avec son alter-ego la tête dans les 80’s Blood Orange, entre Prince et Chris Isaak. On attend sur scène des nouvelles chansons à la hauteur de ses tubes "Sutphin Boulevard" et "Champagne Coast".

Image de prévisualisation YouTube

 

6- Mac Demarco, joker rock

Guitariste doux-dingue au cœur tendre, le Canadien de pure souche Mac Demarco laisse une trace indélébile dans la tête des gens qui ont la chance de le voir. Parfois irrévérencieux mais toujours dans un esprit bon enfant, l’ami Mac souffle un vent de fraicheur dans le rock’n’roll de 2013, complètement décomplexé et lo-fi.

 

7- Only Real, red is not dead

Avec King Krule, Niall Galvin fait partie de cette nouvelle génération de jeunes prodiges (roux), courtisés par les labels les plus cools alors qu’ils n’ont même pas atteint la majorité. Entre son amour pour les Beach Boys et les sonorités hip-hop, Only Real a choisi le surf rap. Pour les fans de musique DIY.

Image de prévisualisation YouTube

 

8- Iceage, punk incendiaire

Ces jeunes et furieux Danois jouent vite et fort. Rares sont leurs morceaux qui dépassent les trois minutes, mais tous sont en tout cas de véritables appels au pogo, quitte à se prendre une claque dans la face, au sens propre. Iceage en live, c’est la promesse de vivre en une heure top chrono l’âge de glace, puis la fin du monde à coups de bombes ardentes. Violence, quand tu nous tiens…

 

9- No Age, noise intemporel

Moins radical qu’Iceage, le duo californien n’est reste pas moins un groupe sacrément survolté, régurgitant tout en déconstruction My Bloody Valantine, Joy Division et Sonic Youth. Et si No Age a baissé d’intensité dans leur dernier album An Object, il n’y plus rien à démontrer quant à leur puissance en live.

Image de prévisualisation YouTube 

 

10- Et aussi, l’opening et after party

Pitchfork lance les hostilités dès le mercredi, veille du lancement du festival, avec une opening party de luxe avec la pop urgente de The Dodos, le psyché-boy Jackson Scott, l’électro tribale de Forest Sword et la très aérienne Julianna Barwick. Que serait un festival sans ses afters ? Pour la première « nuit », le P4K a le culot d’aligner John Talabot, Pional et Genius of Time au Trabendo pour prolonger la première journée de fête.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Toutes les infos sont à retrouver sur le site du festival et les préventes sont dispo par ici.