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Philippe Zdar : Du Cassius clé en main

Philippe Zdar : Du Cassius clé en main

Zdar c’est pas un personnage de manga, ni le dernier rappeur-producteur à la mode qu’on aura oublié avant le prochain. Non c’est l’une des trois success-story de l’épopée french touch : Cassius. Des boucles fonky avec le mollet d’Usain Bolt vissé sur la grosse caisse et Virgin qui à distribue des palettes du premier album de New York au Japon. Légitimité. Ce n’est pas un de ces producteurs qui a un son propre qu’il copie/colle partout, c’est plutôt un esprit qu’il entretient chez tous ses clients : le teenage spirit. Sauter sur son lit en mimant de l’air guitar. Avoir 15 ans forever. Et des clients il y en a dans ce nouveau millénaire : depuis qu’il a produit le “Wolfgang Amadeus Phoenix” de Phoenix, sa boite mail est mieux fréquentée que le Sunset Boulevard... Derniers conquis en date : The Rapture. Transformer l’electro-disco en pop c’est un peu le chemin inverse, le retour au code source.

Le James Murphy frenchy

Homme de studio par excellence, Zdar a gravi les échelons d’assistant à ingé son (enregistrant Daho, Gainsbourg) avant de se lancer comme DJ au tournant 1990 notamment sur Bouge de là de MC Solaar. De sa rencontre avec Étienne de Crécy jaillit Motorbass, duo hommage à la house de Detroit, puis il fonde Cassius avec Boombass. Pilier de la french touch 1.0 un point c’est tout.

Epinglé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour avoir répandu son shaker de décibels sur la mappemonde, Zdar enchaîne les cartons avec M, Sinclair ou Sébastien Tellier. Mais anticipant dès 2000 le retour du disco dans le rock - et vice versa – il produit le premier Phoenix. Depuis son propre studio 100% analogique, il enfonce à coups de basses la porte d’une Amérique post-DFA avec “Wolfgang Amadeus Mozart”. On lui offre alors Bloc Party sur un plateau. Puis Madonna. Qu’il va décliner parce que bon cela sonne très paperassier. Nan et puis le dernier Beastie Boys vient de se présenter avec de vrais instruments dedans alors c’est quand même plus rigolo de rejouer à poser des micros. Boucle de l’histoire, son coup de cœur se trouve en France : les Housse de Racket dont il signe l’épique “Alesia”, miracle éthéré-dansant où le synthé met la nappe et la batterie fait de la gymnastique rythmique. Bienvenue dans la french touch 2.0.

http://www.myspace.com/philippezdar