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Les modes musicales aussi folles qu'éphémères : la fidget house (1/5)

Les modes musicales aussi folles qu'éphémères : la fidget house (1/5)

La musique d'aujourd'hui n'est pas avare en nouvelles tendances. certaines perdurent, d'autres s'insèrent grâcieusement dans le paysage, et il y a celles qui ont fait beaucoup de bruit... pendant peu de temps. Green Room Session ressort quelques dossiers bien croustillants !

Pour recomposer l'arbre généalogique de la fidget house, il faut aller voir ce qui s'est passé en Angleterre au milieu des années 2000. Rappelons que cette éminente contrée musicale est connue pour avoir enfanté un paquet de styles, certains ayant marqué l'Histoire, d'autres moins. En l'occurrence, malgré quelques solides ambassadeurs, le succès de la fidget house n'aura été que de courte durée.

Crookers, vous vous rappelez ? Non ? Ce duo italien, aujourd'hui dissous sous cette forme (Crookers évolue toujours en solo), a mis la figet house en lumière grâce à de multiples influences british : la house (forcément), mais aussi le breakbeat (genre typiquement anglais dont les occurrences les plus célèbres, souvent qualifiées de « big beat », ont été les Chemical Brothers), mais aussi le hip-hop et le funk. Sans oublier quelques sirènes ronflantes échappées du dancehall !

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Si leur single "Knobbers" a aidé à populariser le "style fidget", l'album Tons Of Friends, sorti en 2010 démontait déjà en pièces ce qui avait été construit, en étalant un nombre incommensurable d'influences qui dépassent le simple cadre de ce style dont ils ont été les leaders. Le tube fidget par excellence : leur remix du "Day 'N' Nite" de Kid Cudi ! Côté anglais, c'est Switch, grand ami de Diplo et premier utilisateur du terme (avec son compatriote Jesse Rose), qui popularisera ce genre, basé sur un rythme house (aux alentours de 125 battements par minutes, avec des contretemps très marqués), des basses ronflantes (la ghetto tech n'est jamais très loin...), des samples funky et hip-hop souvent appuyés par des gros synthés, et des voix découpées. Le petit plus ? Quand le kick (la grosse caisse) résonne, elle éclipse le reste du spectre sonore, ce qui, de fait, fait davantage ressortir la palette sonore des morceaux sur les contretemps. Ce qui en fait donc un sous-genre très "rebondissant" !

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Aujourd'hui, un seul représentant de ce genre mort-né est encore en activité (si on ne prête pas attention aux derniers DJ's qui s'estampillent encore ainsi, traînant souvent dans les mauvais clubs d'Ibiza). Il s'agit de Bob Rifo qui, accompagné de ses Bloody Beetroots, a rapidement évolué vers un électro-rock-house très puissant, qui a au passage perdu le côté groovy de la fidget house. On ne lui en veut pas, et il faut bien avouer que le côté criard de la fidget house ne nous manque pas trop.

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