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The Rapture : Les bonnes (et les mauvaises) raisons d'écouter "In the grace of your love"

The Rapture : Les bonnes (et les mauvaises) raisons d'écouter "In the grace of your love"

A la fin des années 90, les New-Yorkais de The Rapture entraient dans la lumière, mi boule à facette (électro disco), mi stroboscope (indie punk). Raflant d’entrée le titre de groupe culte, ce qui est assez rare pour être souligné. Mais c'était aussi un peu suspect. Alors, surestimée depuis ses débuts, la bande à Vito Roccoforte, ou vrai bon groupe, apte à entrer au panthéon du rock ? Plutôt que de choisir son camp, on a trouvé plus drôle de dire tout et son contraire de « In The Grace Of Your Love » et de ses auteurs.

Trois bonnes raisons d’aimer ce groupe et ce disque.

1. Rester branché. Etre fan de The Rapture, c’est un peu la garantie du bon goût indie : des débuts sur le label de James Murphy, DFA Records, avec un retour au bercail pour la nouvelle galette, une aura un peu mystérieuse (seulement quatre albums en un peu plus de 10 ans de carrière), et un succès toujours fédérateur pour les new-yorkais.

2. Travailler sa French touch. Preuve qu’entre les New Yorkais et les Français, le courant passe toujours, le producteur de « In The Grace Of Your Love » n’est autre que Philippe Zdar, moitié de Cassius. De quoi se toucher, pour les auditeurs frenchies.

3. Entre post punk et dance, toujours pas besoin de choisir. Continuer de kiffer les Rapture, c’est l’assurance de ne pas avoir l’air idiot sur le dancefloor, avec sa veste de treillis et sa (petite) crête. Et puis leur dernier album lève le pied sur les BPM, qu’ils soient dessinés à la six cordes ou aux beats disco.

Et trois mauvaises raisons de les détester...

1. Quoi d’neuf ? Franchement, depuis « Echoes » (2006), leur second album, qu’ont apporté les New Yorkais ? On a même parfois l’impression d’entendre des copies des confrères. Comme sur le titre éponyme, sorte de mix entre Vampire Weekend et Cold War Kids. 

2. The Rapture vieillit (un peu) mal. Seulement quatre albums, peu de visibilité, pendant trop longtemps : la concurrence n’a pas attendu pour les doubler par la droite. Du coup, leur dance punk paraît aujourd’hui un peu datée. C’est moche, de vieillir.

3. James Murphy ne lâchera pas sa couronne. Franchement, les gars, vous pouvez sortir tous les disques que vous voulez, le roi de la dance concoctée avec des riffs indie punk, c’est encore James Murphy. En attendant le passage de témoin, The Rapture sera à Paris ce samedi 19 novembre pour botter le popotin de ses détracteurs. Alors, Rapture ou rupture? Réponse en live à la We Love DFA ! 

The Rapture // In The Grace Of Your Love // DFA Records

www.therapturemusic.com 

Reno Vatain