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Main Square, day 3: Aux larmes, citoyens!

Main Square, day 3: Aux larmes, citoyens!

Arras, nord de l’Europe, festival rock, public en fusion et le « Putain putain, c’est vach’ment bien, nous sommes tous des Européens » d’Arno qui prend tout son sens, quelque part entre la citadelle et le gazon voisin. Anglais, Belges, Hollandais et Français, of course, étaient venus communier avec Coldplay ; ils sont repartis avec les singles imparables de Puggy, (mega)power trio bruxellois où un suédois, un anglais et un français piétinent les frontières entre deux refrains, un renversement de foule et une reprise des métalleux de System Of Down. Bientôt en interview sur Green Room Session. Et si tout va bien, sur le trône quasi vacant de la pop.

 

Portishead sans watt, P.J Harvey : 100 « wouah ! »

 

Que faire donc, quand LE concert de la huitième édition a déjà eu lieu, sous les yeux pleins de sueur et d’étoiles d’un public de la scène Green Room, encore KO debout ? Jeter un œil mouillé au programme… Et se déhancher au son de la pop soul de Julian Peretta, pleurer avec l’Américain Charles Bradley, ancien SDF devenu entertainer en chef de la grande scène, qui, après le dernier hymne funk joué, n’a pu retenir ses larmes. Pleurer toujours, mais en dedans, face au bouleversant set de lady P.J Harvey, dame blanche d’un jour avec des plumes dans les cheveux, venue éclabousser de sa classe et de sa finesse une foule attentive, malgré l’intimisme de son dernier album, "Let Shake England". Qu’elle aura magnifié en live, ce qui n’est pas une mince affaire face 25 000 personnes.

Quelques sanglots aussi, mais de déception : Portishead avait laissé le mojo à la maison et les watts dans le placard : pour le premier, ils sont coupables. Pour le second, non… Les Californiens de Cold War Kids n’ont pas eu ce souci, sur l’autre scène : les oreilles ont saigné tranquille au passage de leurs guitares-serpes, du chant haut perché de Nathan Willett (bientôt en interview sur Green Room Session itou) et d’un jeu de batterie très John Bonham (Led Zeppelin).

Mais rassurez-vous, pas de guerre froide avec les stars du jour, le Chris Martin’ band alias Coldplay et ses hymnes pop In my place, The Scientist et God Put a Smile Upon Your Face, ici en maitre de cérémonie dans une arène décorée de ballons géants volant au dessus du public et de confettis XXL en guise d’étoiles.

C’est presque la fin du Main square édition 2011 et on peut « going back to the stars » en paix, juste secoué par les déflagrations électro d’Underworld, derniers artilleurs d’une édition riche en à peu près tout. Mais voilà, pour cette année, c’est fini : snif !

 

Bilan carte postale.

Papa, maman,

Ici tout s’est bien passé, il a fait très chaud le jour et très froid la nuit. J’ai mangé chinois, argentin, savoyard et aussi quelques frites : les stands bouffe (pardon maman), c’était mille fois mieux que l’année dernière. Quand le son était trop fort, j’ai bien mis mes bouchons d’oreille, trouvables à peu près partout ; le camping était chouette alors qu’on était 11 000 au lieu de 4 000 l’année dernière et j’ai même pu voir mes stars préférées confortablement, grâce à l’espace VIP Green Room. J’ai aussi rencontré une jeune fille très très très sympa, mais ça... je vous le raconterai un autre jour!

http://www.mainsquarefestival.fr/

Photos: Jérémy Charbaut

Reno Vatain