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Griefjoy : "Si on était un groupe féminin ? Les Pussy Riot !"

Griefjoy : "Si on était un groupe féminin ? Les Pussy Riot !"

Les Niçois de Griefjoy ont ouvert les festivités du samedi aux Eurockéennes de Belfort. Ouvrant la journée sur la scène de la Plage, c'est avec un set illuminé et dynamique que le groupe a atteint son objectif : emporter les foules. Plus tard, on a pu poser quelques questions, au bord du lac, à Guillaume Ferran et Billy Sueiro, respectivement chanteur et guitariste du groupe. Et ce que l'on peut en dire, c'est que ces garçons là sont de vrais blagueurs.

 

Vous troquez Quadricolor pour Griefjoy : qu'est ce que ça change ?

Guillaume Ferran : Ça change beaucoup de choses, surtout la musique qui est la base de tout. On a beaucoup changé dans notre façon de penser la musique, on a recentré le tout sur le fond alors qu'avant, avec Quadricolor, nous étions centré sur la forme : on n'avait pas grand chose à dire alors qu'on en disait beaucoup ! Là, on ne se pose plus trop de questions, on joue vraiment la musique qui nous plaît. C'est vraiment le projet du plaisir, sans prise de tête. On a tellement changé en l'espace de 5 ans.

Billy Sueiro : C'est aussi l'envie d'arriver avec un projet cohérent du début à la fin, étant donné que l'on a commencé très jeunes avec Quadricolor. Ici, nous sommes un nouveau groupe avec un nouvel album. Un projet très professionnel.

Et l'accueil sur scène change-t-il par la même occasion ?

Billy : On a du faire quatre ou cinq concerts depuis le début de Griefjoy, le premier s'étant déroulé le 30 avril au Nouveau Casino. C'était rempli donc on était ravi. Et ici, c'est pareil : on a joué à 16h30, les premiers, et il y avait énormément de public, qui était très chaud.

Guillaume : On a beaucoup travaillé pour que ça soit beaucoup plus efficace en live. C'est plus dansant donc tout le monde est content.

Et la scène de la plage dans tout ça ?

Guillaume : C'est magnifique, incroyable. J'avais jamais vu ça ! J'ai jamais joué dans un truc pareil.

Les Eurockéennes : première fois ?

Guillaume : Oui. Catering très bon, tout le monde est très sympa. C'est les vacances ici ! L'artiste qui râle ici, c'est bon il peut rentrer chez lui ! On reste quelques jours en plus, histoire de voir Blur, un grand rêve pour moi. On a insisté pour le coup ! Je le vois bien produire notre second album...

Est-ce que le synthétiseur serait votre instrument fétiche ?

Billy : Pas vraiment, c'est juste qu'on écoute beaucoup plus d'électro que de groupes. On est resté sur du Radiohead ou du Muse, mais nos influences sont basées sur les musiques électroniques. Forcément, le synthétiseur domine.

Guillaume : C'est pas forcément le synthé, mais par exemple, le piano est un instrument qui m'a énormément manqué, qu'on n'avait pas dans Quadricolor. Et je trouve qu'il rajoute de la couleur, une dimension solennelle, classique. Un mélange très agréable.

Anecdote de tournée ?

Guillaume : On s'est fait arrêter par la police hier. Ils ont prononcé nos noms en allemand, c'était drôle. Et puis on a rencontré Phoenix il y a quelques minutes, et on est très content. Sinon, on n'a pas fait de balances aujourd'hui. La plus grosse date de notre vie sans l'avoir préparé : on a flippé !

Si vous deviez faire un featuring avec quelqu'un ?

Guillaume : J'aimerai bien faire un featuring avec Gonzales.

Si vous étiez un groupe féminin ?

Guillaume : Les Pussy Riot !