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Fidlar : « Les Français sont toujours très enthousiastes pour la musique ! »

Le quatuor Fidlar s’exporte en France pour son passage aux Eurockéennes de Belfort. Les frères Kuehn, Elvis et Max, respectivement chanteur et batteur du groupe, ont pris le temps de se poser, tranquillement, pour une interview curiosités, histoire de les comprendre un peu plus.

 

Fidlar vient d’une expression de skateur, « Fuck it Dog Life’s A Risk ». Est-ce que vous prenez votre skate la semaine ?

Max : Quand je suis chez moi, je skate un peu plus que lorsqu’on est en tournée. C’est vraiment très facile de se faire mal sur ta planche. Mais sinon, lorsque je rentre à Los Angeles, je skate avec mes potes. Une belle bande de skateurs !

Est-ce la raison du choix de ce nom ?

Max : Je pense oui. On est une bande de potes qui avait pour habitude de faire du skate dans Los Angeles. Donc ça paraissait évident.

Est-ce vous pensiez avoir des fans en France ?

Elvis : On ne s’attendait pas vraiment à découvrir autant de gens fans de notre musique en France. La première fois, nous sommes venus jouer à Paris : le concert était très bon et à guichet fermé ! À chaque fois que nous sommes venus jouer en France, nous avons eu un très bon accueil, comme à Garorock ou au festival Solidays.

C’est votre première fois aux Eurockéennes de Belfort ?

Max : Oui, d’ailleurs j’ai envie d’aller piquer une tête dans le lac !

Comment définiriez-vous votre son à quelqu’un qui ne connaît pas Fidlar ?

Max : Bruyante et amusante, j’imagine. C’est difficile de décrire sa musique. Mais c’est vraiment bruyant, beaucoup de guitares !

Votre meilleur souvenir de scène ?

Max : À chaque fois que nous allons à Chicago, nous avions un ami qui habitait là-bas (il vient juste de déménager à Los Angeles). Et à chaque fois, je ne sais pas pourquoi, mais nous avons toujours quelques jours de repos entre les dates, là-bas. On sort avec lui, c’est toujours fun.

Pour les concerts, je dirai le premier show qu’on ait fait à Paris, à l’Espace B. On ne s’attendait vraiment pas à cet accueil et c’était plutôt dingue comme ambiance. C’était une salle très petite, les gens avaient très chauds pour une petite salle. Mais c’était super cool.

Il y a un phénomène très étrange sur les réseaux sociaux concernant le tatouage Fidlar. Votre avis ?

Elvis : Les gens le font, ils nous envoient les photos de leurs tatouages, c’est plutôt drôle. Les gens sont un peu fous, je pense !

Max : Zac (Carper, guitariste) et ses amis en ont, j’en ai un, ça a commencé par là, et les gens ont suivi la démarche. C’est dingue ! C’est sûrement la plus grande erreur de leur vie !

Est-ce que vous pensez que la Californie est un havre de paix pour faire de la musique ?

Max : Oui, c’est définitivement le meilleur endroit des États-Unis pour jouer : il y a beaucoup d’endroits pour faire des concerts. Par exemple, j’ai l’impression que c’est l’enfer pour faire de la musique à New-York, rien que pour se déplacer dans la ville. Personne n’a de voitures, c’est très cher. Los Angeles, c’est plus facile.

Elvis : Il y a une bonne scène Californienne en plus !

Quelle image avez-vous des Français ? 

Max : Je ne sais pas… On n’a pas énormément d’amis Français, on n’en connait pas beaucoup, mais les gens sont souriants ici, très gentils. Et puis, on sent que la France est une terre de musiques électroniques, mais qu’elle est de retour vers le rock’n’roll, comme si quand ils regardent nos sets, ils trouvent ça terrible, comme si ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas écouté ce genre de musique. Niveau groupes, j’aime beaucoup AIR.

Elvis : Les Français sont toujours très enthousiastes pour la musique. Les concerts qu’on a pu faire ici ont toujours été particulièrement bons. On a hâte d’aller sur scène ce soir !