Greenroom

Lilly Wood & The Prick : interview « première fois »

Le duo Lilly Wood & the Prick était présent aux Eurockéennes de Belfort, et a marqué le festival d’une fabuleuse prestation popisée. Quelques heures avant leur show, on a eu l’occasion de leur poser quelques questions sur leurs « premières fois ». Rencontre.

 

Première rencontre ?

Benjamin Cotto : Dans un bar à Paris, tard le soir. Un ami en commun nous a fait se rencontrer ce soir-là. On s’est échangé nos numéros, puis chacun est reparti dans sa soirée, faire ce qu’il devait faire. Puis finalement, Nili m’a rappelé quelques jours après.

Nili Hadida : On s’est retrouvé dans le salon de la maison de ses parents. On ne se connaissait pas, on n’a même pas essayé de faire connaissance, mais juste écrit trois morceaux. C’est assez rigolo, car écrire un morceau, chanter devant quelqu’un quand tu n’as pas du tout l’habitude et que tu n’es ni chanteuse ni musicien, ça peut être super gênant. Et puis bizarrement, on s’en foutait.

Premier concert ?

Nili : le café Ruth, entre le bar et les toilettes, du coup les gens passaient devant nous. On avait branché la guitare de Ben et un petit micro tout pourri dans un ampli minuscule. On a fait ça pendant très longtemps, en jouant dans des endroits complètement douteux. Je me souviens, on était sur le scooter de Ben avec un ampli, une guitare, un synthétiseur. On était super content, je peux te dire qu’aujourd’hui on fait les princesses, on le referait pas, alors qu’on était hyper heureux à l’époque.

Premier grand souvenir de scène ?

Benjamin : Rock en Seine, en 2009, nous a marqué tous les deux. On ne s’attendait pas à autant de monde.

Nili : Le plus gros concert qu’on avait fait jusque là, c’était dans une salle de 150 personnes. On n’avait pas sorti d’album, on n’avait pas de maison de disques…

Benjamin : 3500 personnes devant toi, ça change !

Nili : On se disait « on joue à 15 heures, il va y avoir personne ! » Au moment de monter sur scène, on se rend compte qu’il y a 3500 personnes à attendre. À ce moment là on commençait à créer le buzz sur Paris. Les gens avaient mis les masques qu’on avait distribué, c’était impressionant. Je me souviens de me dire « mais je n’y vais pas c’est pas possible ! ». Et puis, tu le fais une fois, et c’est mort : tu auras besoin de le faire toute ta vie. Une fois que tu as gouté aux applaudissements, c’est très égoiste, mais rien ne se rapproche autant de ce sentiment là.

Première consécration ?

Nili : La Cigale et les Victoires de la Musique, en février 2011. C’était le moment où on s’est rendu compte qu’on existait dans le paysage musical français. On était nommé, on faisait la Cigale pour la première fois, qui avait été décalé pour les Victoires. Mais c’était blindé. On gagne les Victoires : improbable. Et le clip de « Love Song » à Los Angeles quelques jours après. Tout te tombe dessus, incroyable.

Premier Festival ?

Benjamin : Rock en Seine, en 2009.

Nili : Le plus impressionnant qu’on ait fait, c’était Musilac, où il y avait entre 20 et 30 000 personnes. La plus grande étendue de gens qu’on ait vu dans notre vie ! Les Francofolies, c’est toujours très impressionnant aussi.

Première fois à l’étranger ?

Nili : On avait joué à Londres, en mode roots comme tu ne peux même pas t’imaginer !

Benjamin : À Stockolm aussi, pour la fermeture d’une boutique d’une fan, inscrite sur Myspace. À l’époque, on avait quand même 10 fans sur le réseau social ! Elle nous avait payé le billet d’avion pour qu’on vienne jouer dans sa boutique ! On a toujours eu une relation privilégiée avec les gens sur Internet.

Première fois aux Eurocks ?

Benjamin : Première fois ! Superbe scène, c’est quelque chose d’assez mythique les Eurockéennes. On est très flatté d’être dans la programmation, qui est monstrueuse ! Ça reste le plus grand festival Français pour moi.

Nili : C’est un peu notre Glastonbury à nous !