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Les 10 ans de Cadenza... en 10 points

Les 10 ans de Cadenza... en 10 points

Le label de Luciano, qui a popularisé une version singulière et racée de la techno, passe l'année 2013 à souffler ses bougies. Avant le passage des grands cadres de Cadenza au festival The Peacock Society, focus sur cette maison pas comme les autres... en 10 points, forcément.

 

Luciano

Il est le principal ambassadeur de Cadenza, et il tient les manettes du vaisseau depuis sa création. À 20 ans, Lucien Nicolet avait déjà cinq années d’expérience derrière les platines et il avait déjà entamé la production. Autant Suisse que Chilien, il a roulé sa bosse en Amérique du Sud, fait de la radio et joué dans les clubs de Santiago et d’ailleurs, avant de sillonner l’Europe, particulièrement l’Allemagne et l’Espagne. Il s’installera à Genève, pour collaborer avec la crème des labels européens... avant de se lancer lui-même dans l’aventure en 2003. La suite, c’est en dessous.

 

Suisse

Genève, donc. C’est la base de Cadenza, et même si la Suisse n’a qu’une notoriété limitée en termes de rayonnement musical “électro”, beaucoup d’artistes du label partagent la même nationalité, bien qu’on trouve évidemment des producteurs de tous pays (Argy est allemand, Cesar Merveille est Français). De fait, il règne une francophonie naturelle dans cette grande famille, dont la musique ne respire pourtant pas la french touch, c’est le moins que l’on puisse dire !

 

Techno

Ou house ? La question se posera toujours, tant les artistes de chez Cadenza jouent sur les deux registres avec une habileté égale, sans jamais trancher et en prenant le meilleur des deux mondes. Après, à vous de voir si leur style très identifié, qui joue sur la tiédeur sans jamais trop en faire, et qui apparaît comme infiniment plus organique et sensoriel que bon nombre de productions actuelles, vous parle. Si vous êtes fans de Gesaffelstein, il va y avoir un peu d’apprentissage, mais vous pouvez y arriver !

 

“Orange Mistake”

C’est le premier single sorti sur le label, produit par Luciano et Quenum, l’autre co-fondateur de Cadenza qui a continué sa route depuis lors. Un morceau de techno rebondissant, encore une fois à la limite de la house, mettant en avant une basse hypnotique et un synthé un peu fou, bref, une formule simplissime et archi-efficace. Si ce morceau est encore joué en club par de nombreux DJ’s encore aujourd’hui, c’est qu’il y a une raison...

 

Cesar Merveille

Beaucoup le considèrent comme le nouveau poumon de Cadenza. Cesar Merveille vient de Paris, aime le jazz et boit du bon vin, c’est en tout cas ce qu’on dit de lui par monts et par vaux. Peu importe, voilà un bagage qui fait parfaitement l’affaire pour “réchauffer” ses tracks techno finement ciselées. Mais ce sont ses capacités de DJ qui fascinent avant tout, et qui ont fait de lui une autorité derrière les platines à Londres, ville dans laquelle il a passé la plupart des années 2000 avant d’aller tâter l’atmosphère Berlinoise.

 

Mirko Loko

Attention, exception : target="_blank">Mirko Loko vient de Lausanne. DJ depuis la fin du siècle dernier, moitié du duo Lazy Fat People, il n’arrive chez Cadenza qu’à la fin des années 2000, avec son premier album Seventynine. C’est l’occasion pour lui de retomber dans un tourbillon de lives à partir de 2009, de se faire remixer par Carl Craig, bref, de franchir la dernière marche qui lui manquait pour rentrer dans le petite cercle des DJ’s de renommée internationale. Lorsqu’il y a une soirée Candenza quelque part dans le monde, c’est très souvent lui qui fait le déplacement.

 

Vagabundos

Même si vous n’avez pas fait espagnol en LV2, vous avez bien compris que ce terme fait référence à la bohème et au nomadisme. Vagabundos, c’est une tournée, des personnages, des costumes, un univers, bref, c’est un délire propre à Cadenza, qui rentre dans sa quatrième année d’activité en 2013. Et le voyage va les emmener, encore une fois, dans les festivals les plus barges de la planète. Pour vous donner une petite idée du concept artistique, cette vidéo du making-of devrait vous résumer l’affaire...

 

Ibiza

Luciano et ses potes y passent généralement l’été, dans des résidences hebdomadaires que leur offrent les plus grands clubs de l’île. Sans oublier de s’occuper un peu partout dans le monde le reste de la semaine, donc. Le Pacha, l’endroit le plus emblématique (et aussi le plus ancien) d’Ibiza a d’ailleurs été l’hôte de soirées dédiées au concept Vagabundos (nos confrères de Tsugi ont été tester la température il y a quelques années et ils s’en souviennent encore) En 2013, c’est Luciano qui squatte les platines de l’Ushuaia une fois par semaine, et qui a prévu d'inviter Josh Wink, Stacey Pullen ou Richie Hawtin à ses côtés. On a vu pire, comme prog’.

 

Anniversaire

Pour sa première année d’activité, Candenza se la joue familial et international. 15 teufs dans lesquelles le label se fait une place, ou prend même la tête d’affiche. Cette “tournée” a été lancée le 9 février dernier à Venise, et durera jusqu’à octobre. On vous encourage d’ailleurs à jeter un œil aux affiches créées pour l’occasion, absolument magnifiques. La France a déjà été à l’honneur le 24 mai dernier à Cannes (forcément), Quant à Paris... on vous en dit davantage ensuite.

 

Peacock Society

La dernière fois qu’on se souvient de Luciano à Paris, c’était pour un événement de taille : la We Love Vagabundos, sise au Cirque Fratellini de Saint-Denis, et organisée par We Love Art, maison de qualité lorsqu’il s’agit d’organiser des fêtes dignes de ce nom. Tiens, il se trouve qu’ils sont aussi à l’origine du festival The Peacock Society, co-organisé avec l’agence Savoir Faire, tenancière du Social Club et force structurante du label Bromance, entre autres. ça se passe le 12 et le 13 juillet au Parc Floral de Paris-Vincennes, et on y retrouvera le boss de Cadenza, accompagné de ses fidèles lieutenants Mirko Loko et Cesar Merveille. Et ils ne seront pas seuls...

 

www.cadenzamusic.net

target="_blank">soundcloud.com/cadenzamusic

thepeacocksociety.fr