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Solidays: premier jour, premier tiercé gagnant!

Solidays: premier jour, premier tiercé gagnant!

A peine foulé le sol de de l'hippodrome qui accueille le Festival In Love qu'il est déjà question de sensations fortes. Tandis que le dancehall de Balkan Beat Box vient percuter les tympans, là on distribue des préservatifs et ici des plats trop épicés viennent chatouiller les narines. Mais surtout, des festivaliers se jettent dans le vide par paire pour un baptême de saut à l'élastique du haut de deux nacelles surélevées par des grues. Un peu frileux, on préfère faire le grand saut dans la fosse de Klaxons, sur la scène de Bagatelle. Les célèbres Anglais qui ont porté la new-rave sur leur dos il y a quelques années nous font découvrir en live leur dernier album sorti l'an passé dans des tons moins fluorescents. Mais surtout, avec leur fameux tube Golden Skans qui résonnait dans les clubs en 2007, on déguste une madeleine de Proust un peu ramollie quoique pas complètement sans saveur. D'ailleurs, le public monté sur ressorts fait toujours honneur à la bande de rockeurs, surtout quand ils se laissent imprégner par la house.

Sous le chapiteau Domino un peu plus loin, c'est au tour de six français de nous donner des frissons rock. Originaires de Reims, The Bewtiched Hands On The Top Of Your Hands confirment l'efficacité de leurs harmonies vocales et l'insolence de rock californien qui ont fait le succès de leur album. Les guitares de Cold War Kids prennent le relais, leurs inspirations blues ne les empêchant pas de composer des hymnes pour stades et de faire une démonstration de puissance sur scène. Mais comme nos jambes commencent à démanger, on se dirige vite vers l'espace Green Room en réponse à l'ordre lancé par le duo de Djs parisiens Get A Room ! On a même vu des fans de reggae entamer des chorégraphies surprenantes sur leur mix très varié qui s'est conclu sur un Daft Punk. Le set de transition disco s'avère être une parfaite introduction aux très attendus Discodeine. En live, leur disco à la fois sensuelle et  mécanique a enivré les clubbers. Même si Jarvis Cocker était absent, Synchronize a provoqué plus d'un déhanché dans une version revisitée. C'étai tellement bon qu'on a bien sur trouvé ça trop court. Mais l'autrichienne Clara Moto du label Infiné est vite venue mettre le turbo devant un public très mixte qui l'a suivie dans son slalom entre disco et minimale. On y reviendra en interview d'ici quelques jours.... En attendant, le parisien Clément Meyer qui reprenait les rênes après Clara avait donc une piste tout tracée pour que la soirée continue sur sa lancée.  Et sur une scène proche, le groupe déchaîné Skip The Use finissait lui son live par un hommage à un ami mort du Sida l'an dernier. Plutôt qu'une minute de silence, le groupe exige une minute de bordel qu'il obtiendra sans supplier d'une foule déchaînée, bien décidée à ne pas se complaire dans l'inaction. Les organisateurs de Solidarité Sida ont donc a nouveau réuni un public qui a soif de bouger. Et le pire, c'est que ce n'était que le début.

http://www.solidays.org/

 

C.L.