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5 clips qui ont marqué l'histoire de M.I.A

5 clips qui ont marqué l'histoire de M.I.A

M.I.A vient tout juste de balancer son dernier titre sur la toile. Mais on attend avec grande impatience le clip de "Bring the Noize", car Maya Arulpragasam est éminemment reconnue pour jouer avec l'image et nous embellir la vue. Ces cinq clips rappellent qu'elle incarne une énorme machine à succès qui sait jouer sur la polémique.

Qu'on se le dise : M.I.A est devenue l'une des icônes musicales les plus influentes de notre époque. Depuis ses débuts, en 2005 avec Arular, jusqu'à ce dernier titre sorti aujourd'hui, intitulé "Bring the Noize" ( target="_blank">en écoute par ici), la rappeuse londonienne joue sur la controverse et sait tirer les ficelles du buzz, qu'elle véhicule aisément à travers ses clips. Qu'on parle d'elle en bien ou en mal, l'important, c'est que l'on s'intéresse, de près ou de loin, à ce qu'elle produit.

 

"Jimmy" (2007)

À cette époque, M.I.A garde énormément d'influences indiennes. Issu de son second album Kala, le clip clignote de partout : costumes fluo, chorégraphies symboliques du dieu shiva (à plusieurs bras). La belle porte son nom en collier, so "bling bling", en plus de son costume doré et de ses parures qu'elle porte à merveille. Elle mélange les cultures, à mi-chemin entre le Bollywood et les rythmes funk. M.I.A bouillonne. À l'intérieur, le personnage se réveille.

 

"Paper Planes" (2007)

C'est avec ce titre que la planète entière reconnait son talent incontestable, à travers le film Slumdog Millionaire. À ce moment précis, la belle installe, petit à petit, son flow si particulier, parlant politique et sujets tabous. Entre coups de feu et caisse pleine de thunes, ce titre marque l'apogée de la carrière de Maya, à travers un clip où ça parle money, money, money.

 

"Born Free" (2010)

Énorme boom sur les internets : M.I.A dévoile le titre "Born Free" à travers un clip signé Romain Gavras (déjà auteur de la sulfureuse vidéo pour "Stress" de Justice). Rien qu'en connaissant le bonhomme, on se doutait un peu du potentiel polémique de la chose. Ça n'a pas loupé, et le buzz s'est mis en marche. Clip ultra-violent de neuf minutes sous fond de "I Was Born Free", dans un monde où le gouvernement chasse les roux : images trash, cervelles en explosion... Le clip avait été supprimé avant d'être diffusé sous restrictions. Un clip destiné à dénoncer les discriminations, qui porta une certaine controverse. Et un énorme coup de com'.

 

« XXXO » (2010)

Issu de son troisième album /\/\ /\ Y /\ (Maya) sorti sur son propre label N.E.E.T. Recordings, la chanteuse britannique-tamoule collabore avec Diplo ou encore Switch. Sur "XXXO" aux teintes electro-pop, M.I.A parle de romance à l'ère du numérique... Tandis que le clip est kitschissime à souhait ! Réalisé par Maya en personne, il la présente entourée de gifs et d'animations version paint. Entre scènes filmées avec sa flip-cam, décorations florales et mots anglais écrits en arabe abjadiya, on est servis.

 

"Bad Girls" (2012)

Ce titre signe la seconde collaboration entre Gavras et Maya, mêlant bling bling, tuning et monde arabe en pleine évolution. Présent sur son prochain album intitulé Matangi, M.I.A joue une fois de plus avec la controverse, justifiée par le fait que son clip, tourné en plein désert du Maroc et alliant esthétisme et images choc, représente des femmes saoudiennes voilées au volant des voitures. Mais aussi des danses suggestives devant des hommes en plein drift. Un titre engagé, dont les paroles "live fast, die young, bad girls do it well" ont eu un écho libératoire. Subtilement transgressif mais joliment orchestré.