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Ces sportifs qui n’auraient jamais du s’essayer à la musique

Ces sportifs qui n’auraient jamais du s’essayer à la musique

Ils ont brillé dans leur carrière d’athlètes avant de se rétamer en tentant de percer dans la chanson : c’est pour ça qu’on les aime.

La reconversion, ce très douloureux problème du sportif qui voit sa carrière se terminer à peine la trentaine entamée (si tant est qu’il ait évité la rupture des ligaments croisés). Certains n’ont jamais pu résister aux lumières de la gloire et ont essayé de rester sous les projecteurs. Il y a bien eu Jean-Pierre François, qui après avoir écumé les bancs de la première division de foot a connu le bref succès de “Je te survivrai”. Il y a surtout eu Yannick Noah, qui aura lui réussi partout, des terrains de tennis aux salles de concerts qu’il n’a pas fini d’arpenter nu-pieds. Ils ne sont pas les seuls à avoir succomber aux charmes du micro, retour sur quelques autres casseroles.

 

Tony Parker

L’Amérique est-elle au courant qu’un des seuls sportifs au monde qu’elle nous envie a commis l’un des plus gros attentats sonores au hip-hop jamais perpétué ? L’implacable meneur des Spurs de San Antonio a tout réussi, sélectionné à quatre reprises pour le NBA All-Star Game, élu meilleur joueur des finales NBA 2007 et champion NBA en 2003, 2005 et 2007. Enfin bon, jusqu’à ce qu’il entreprenne une carrière dans la musique en 2007 avec un premier album éponyme dont il a co-écrit presque tous les titres (youpi !) et sur lequel apparaissent Jamie Foxx, Booba ou Soprano. Tout le monde ou presque se souvient de “Balance-toi” dans le clip duquel apparaissait son ex-femme Eva Longoria, on préfèrera vous remettre le deuxième des trois singles, “Premier Love” où TP confesse son amour adolescent pour une fille dont il était tellement “croc”. “C’était toi et moi à l’infini”, bébé.

 

Matti Nykänen

Le saut à ski n’a peut-être jamais eu toute l’attention que ce fabuleux sport méritait. Le plus légendaire des oiseaux de feu qui dévale les tremplins avant de s’envoler au-dessus de la foule, Matti Nykänen, a pourtant une histoire très intéressante. Champion du monde junior, champion du monde tout court, champion olympique et vainqueur de la tournée des quatre tremplins (la plus prestigieuse compétition annuelle de saut à ski), le fier Finlandais a un peu dérapé quand sa carrière s’est achevée. Son premier album, Yllätysten yö, est sorti en 1992 et se sera tout de même vendu à 25.000 exemplaires dans son pays natal. En 1993 il sortait un deuxième album (un échec) avant une traversée du désert, son troisième album n’étant sorti qu’en 2006. Entre temps, Nykänen a été strip teaser, alcoolique notoire et a divorcé cinq fois, dont deux fois avec la même femme qu’il a finalement poignardée et tenté d’étrangler avant de finir en prison. Attention, le show-biz peut vous faire tourner la tête.

 

Oscar de la Hoya

C’est l’un des plus grands boxeurs de tous les temps, un véritable dieu surnommé le Golden Boy, médaillé d’or olympique à Barcelone en 1992, une manne financière sans limite pour le monde de la boxe et un monsieur records infatigable. On lui doit notamment d’avoir été le premier combattant de l’histoire de la boxe à avoir remporté six ceintures de champions du monde dans six catégories différentes. Ce qui ne lui a pas empêché d’aller voir ailleurs avec sa ligne vestimentaire distribuée par les magasins Mervyns et surtout en 2000 de sortir l’album Oscar de la Hoya. Un album de pop qui laisse la part belle à ses origines latino beau-grosse et son cœur de lover bubble-gum (il ose le combo “Mi Amor” en piste d’ouverture puis “Te Amo” en piste 08). Le pire c’est que ça a bien marché, avec une nomination aux Grammy Awards et une deuxième place au top latino Billboard.

 

Shaquille O’Neal

Derrière les Johnson et Jordan, difficile de trouver basketteur plus mémorable et adulé que Shaquille O’Neal, la “bêêête” des Magic d’Orlando et des Los Angeles Lakers. Trois fois champion NBA avec ces derniers (et même une quatrième fois ensuite avec les Miami Heat), O’Neal a eu des récompenses en pagaille (meilleur joueur de l’année, meilleur “rookie” etc.). Ça n’a pas suffi à ce glouton de Shaq qui a eu droit à la classique carrière d’acteur dans navets ricains et surtout à une époustouflante carrière de rappeur. Enfin, époustouflante si l’on veut, son premier album Shaq Diesel s’étant vendu en 1993 à presque 900.000 exemplaires (aux USA), plutôt sur son nom que sur sa qualité. Il alignera trois autres albums avant la fin des années 90, des collaborations avec Notorious B.I.G., Ice Cube, RZA, Common et même Michael Jackson. Et toujours ce flow inlassablement monotone et inintéressant.

 

Jacques Villeneuve

On aurait pu finir sur la fabuleuse carrière du très chic Djibril Cissé et sa compilation The DJ Inside Me mais on préfèrera se concentrer sur le pilote de Formule 1 Jacques Villeneuve. Le fils de Gilles Villeneuve et neveu de l’autre Jacques Villeneuve, tous deux pilotes de renoms dans leur chaud Québec, a eu droit à une carrière explosive avec la victoire au championnat du monde en 1997. La suite n’aura été qu’une longue décente aux enfers au cours de laquelle Jacquot aura trouvé le salut dans la chanson. Lui qui s’était toujours rêvé parolier, il finira par sortir un album, Private Paradise, en 2007, précédé de l’émouvant single québécois “Accepterais-tu”. Un véritable carton puisque qu’un mois plus tard on dénombrait 233 copies physiques vendues au Québec. Fin 2007 on annonçait l’impressionnant chiffe de 836 CDs vendus en Amérique du Nord. Un succès incontestable.