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Primavera Festival - jour 2

Primavera Festival - jour 2

Carnet de bord du Primavera festival : Jour 2

L'arrivée sur le site du festival en ce deuxième jour réserve quelques surprises… De multiples scènes ont poussé durant la nuit, et les quelques badauds de la veille ont laissé place à une immense foule de festivaliers arpentant chaque recoin d'un espace gigantesque.

Entre les nombreuses attractions disséminées autour des onze scènes, la vue sur la mer, la multitude de stands brandés, le tout sous le soleil brûlant de la Catalogne, c'est définitivement le Coachella européen que nous avons sous les yeux ! 

Et rassurez-vous, Primavera fait honneur à sa réputation en accueillant tout ce que le Vieux Continent compte de hipsters chevelus, barbus, à casquettes, marcels, fixies, wayfarer et autres déguisements 'hypeux' !

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 Nous nous précipitons donc vers le premier concert de la journée : Wild Nothing qui ouvre plutôt timidement le bal sur la scène principale. Très à l'aise dans de plus petites salles, Jack Tatum et ses complices ont plus de mal à s'imposer dans le grand espace qu'offre Primavera. Malgré quelques pépites toujours savoureuses telles que Paradise ou Shadow, on se lasse assez rapidement des américains pour aller secouer la tête au son de Savages.

Acclamées par la presse depuis quelques semaines, les anglaises ont montré que les critiques étaient fondées ! En dépit de quelques soucis techniques, gérés avec brio par une improvisation basse - batterie, les filles nous laissent pantelants après une heure de cold wave furieuse ! 

On quitte la froide Angleterre pour se réchauffer en Australie avec Tame Impala ! Et l'on est pas déçu par le gang de Kevin Parker. C'est la première fois que le groupe se produit en Espagne et l'enthousiasme se fait sentir. L'arrivée d'un nouveau bassiste rajoute à la fête et le quintette offre un spectacle puissant et tout en maîtrise. Le public est conquis lors des sublimes Apocalypse Dream, Feels Like We Only Go Backwards, ou encore Keep On Lying, et le concert atteint son apogée sur Elephant ! Kevin, pieds nus sur scène comme à son habitude, semble plus détendu que jamais, invitant même le public à fumer bien d'autres choses que des cigarettes ! La prestation s'achève parfaitement sur Half Full Glass Of Wine, génial titre du précédent album.

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On reste dans le rock mais cette fois-ci plus expérimental avec les Deerhunter qui offrent un live habité comme toujours, mais trop brouillon par moment. Ils savent déchaîner la foule sur leurs désormais fameuses Desire Lines ou Don't Cry de l'excellent Halcyon Digest, mais les nouveaux titres plus punk de Monomania sont moins facile à apprécier en live. Ces derniers manquent de mélodies aériennes dont le groupe a le secret, et les mauvais réglages de la guitare de Bradford Cox n'améliorent pas les choses.

Dans les festivals, il en faut pour tous les goûts. Les férus d'électro ont donc pu profiter entre autres des sets de Simian Mobile Disco, Jackmaster et Actress au sein de la prestigieuse Boiler Room, installée pour l'occasion sur la rive barcelonaise ! Les plus courageux sont restés danser toute la nuit au son de Four Tet et John Talabot !

On vous garde le meilleur pour la fin, nos frenchies de Phoenix qui retournent la grande scène avec leurs plus grands titres : Lasso ou Liztomania, et les nouveaux Entertainment et Tryin To Be Cool ! Barcelone se montre très réceptive aux français qui le lui rendent bien. En plus d'une scénographie remarquable, le groupe use désormais d'une pluie de faux billets pour conquérir son public. C'est dans une ambiance de folie que s'achève le live. 

On finit des étoiles plein les yeux, et des billets plein les poches ! 

Par Anaïs Ngbanzo