JE RECHERCHE
Miles Kane : Colour of the Trap

Miles Kane : Colour of the Trap

Kate et William ont-ils guinché au son de My Fantasy, troisième titre de l’opus solo de Miles Kane, ayant en tête (couronnée) la nuit de noce s’approchant ? Franchement, c’est possible : la tradition des mélodies impeccablement repassées reste une spécialité made in Royaume-Uni. Enfin, pour qui veut vivre ses romances en couplet/refrain. Si vous êtes de ceux-là, rendez-vous au prochain paragraphe.

 

Miles Kanes, donc. Si ses débuts chez les Rascals n’ont pas forcément raflé la mise, le jeune Anglais à la coupe mi Beatles, mi Oasis a (dé)coiffé tout le monde sur le poteau, en compagnie de son pote Alex Turner, des Arctic Monkeys. Ca s’appelait The Last Shadow Puppets et c’était vachement chouette. Là il est tout seul et c’est bien aussi. Un peu mièvre et mou du g’nou parfois (Counting Down the Days), mais bien quand même. Ou comment trouver le juste équilibre entre arrangements léchés et rythme soutenu juste comme il faut : Come Closer, Rearrange et Happenstance font preuve d’un swing au poil, Inhaler est à la limite de couper le souffle, Telepathy a l’élégance des meilleurs pop songs et Better Left Invisible rappelle que dans pop rock, il y a rock.

Gage supplémentaire de qualité, cet opus bourré de tubes se bonifie au fil des écoutes. Exception faite de Colour of the Trap, guimauve sans nom où les violons s’étirent et baillent. Pour le reste, vous pouvez y aller les yeux fermés (attention quand même à ne pas vous cogner sur le mur du son), la mèche bien de côté et le costume tout droit sorti du pressing. Because « Colour of the Trap », ça ne s’écoute pas en jean et basket.  

Miles Kane / / Colour of the Trap / / Columbia

http://www.myspace.com/mileskanemusic

 

Reno Vatain