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5 clips qui ont marqué l'histoire de Deftones

5 clips qui ont marqué l'histoire de Deftones

Alors que le quintette californien continue sans sourciller sa carrière exemplaire, voici cinq raisons de ne pas oublier ce groupe qui a su innover dans la sphère du rock "à grosses guitares".

Si vous avez été fan de Deftones durant vos jeunes années, vous ne l'êtes probablement plus à l'heure actuelle. Que voulez-vous, les amours de jeunesse ne durent jamais longtemps, tout ça. Mais elles restent également celles dont on se souvient avec le plus d'émoi, d'autant plus que chaque album de la formation de Sacramento, y compris les plus récents, peut encore faire vaciller n'importe quel aficionado de leurs premières heures. Alors que nous apprenons avec tristesse la mort de Chi Cheng, bassiste historique du groupe, après de longues années de coma, il est temps de rendre hommage à l'histoire d'un groupe qui n'a pas fini de nous étonner – et de nous faire craquer les cervicales au passage.

 

"Bored" (1995)

Morceau d'ouverture du premier album de Deftones (l'abrasif et nerveux Adrenaline), ce morceau symbolise à lui seul l'ADN du "son Deftones" : rythmique presque hip-hop, guitares clairement empruntées au metal, mais aussi au grunge (on pense sans hésiter à Helmet et Fugazi dès les premières notes), et vocaux torturés, qui font appel aux racines new wave de Chino Moreno, le charismatique chanteur du groupe. Et ce clip, artisanal, sale et monté de manière épileptique, ne fait que rajouter de la tension dans une atmosphère déjà électrique.

 

"Be Quiet And Drive (Far Away)" (1997)

Alors que le monde s'entiche de "My Own Summer", premier succès commercial du groupe, c'est bien le morceau qui suit qui dénote le plus profondément l'envie qu'a déjà Deftones de ne pas rester au même endroit. Plus mélodique et aérien, "...Drive" est le morceau le plus efficace de Around The Fur, encore considéré comme l'album charnière du quatuor.

 

"Change (In The House Of Flies)" (2000)

Trois ans ont passé, Chino a abusé des burritos et a visiblement perdu son shampooing, mais Deftones n'a jamais aussi bien sonné. Fort d'une production gigantesque, ce single, tiré de l'archi-culte White Pony, constitue l'apothéose artistique du groupe, devenu quintet avec l'intégration définitive de Frank Delgado, qui officie toujours aux platines et aux machines.

 

"Hexagram" (2003)

C'est un groupe en proie aux frictions qui réalise son quatrième album éponyme, dont la réalisation a été mainte fois mise à mal par de nombreux duels chanteur-guitariste. Deftones finira par mettre en bacs un disque forcément correct, mais qui n'arrive pas à choisir son camp, écartelé entre les envies d'envolées new wave et les riffs archi-lourds de Stephen Carpenter. Ce clip, quant à lui, tente sans réel succès de statufier un groupe qui existe encore bel et bien par ses fans, qui se tiennent au cœur de la vidéo.

 

"Hole In The Earth" (2006)

Probablement le morceau qui symbolise le retour de Deftones sur le terrain du talent. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance : entre les tensions entre Chino Moreno et le producteur Bob Ezrin, et les infidélités artistiques du chanteur (qui mettra son projet Team Sleep sur les rails), les dysfonctionnements s'étalent au grand jour... avant de se régler subitement une fois cette parenthèse finie, pile-poil au bon moment pour finaliser ce qui s'avère être l'un de leurs meilleurs albums. Saturday Night Wrist sera également le dernier à comporter le jeu de basse de Chi Cheng, victime d'un accident de la route en 2008, ce qui le plongera dans un coma dont il ne sortira jamais. Remplacé pour les albums suivants par Sergio Vega, il décède le 13 avril, laissant derrière lui un héritage musical gigantesque, ainsi qu'un album de Deftones jamais sorti, nommé Eros.