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Une ville, un son : A Lyon, la nuit s’honore

Une ville, un son : A Lyon, la nuit s’honore

80 000 spectateurs l’année dernière, la même affluence attendue cette année, soit une édition encore une fois complète : la vitrine musiques actuelles lyonnaise, ce sont bien les Nuits Sonores. La preuve avec la neuvième édition (du 1er au 5 juin), où les têtes d’affiche s’appelleront Dj Shadow, The Sonics, Gonzales, Battles, Chloé, Busy P (Pedro Winter) versus Joey Starr (quel clash !), entre autres… Impossible de dérouler la liste exhaustive d’un événement qui se déroule non-stop jour et nuit, aux quatre coins de la ville. Mais tel Rome, la Lugdunum sonore ne s’est pas fait en un jour.

 

AgoriaSi le festival a pu faire jouer plus de 2000 artistes en une petite décennie, ça ne s’est pas fait tout seul. D’où la priorité de fédérer les forces en présence. Le coup d’envoi fut donné par l’association Arty Farty, en accord avec la nouvelle municipalité. L’idée ? Réconcilier Lyon avec les musiques électroniques (passif compliqué datant de l’époque des raves). Et investir la ville, plutôt que de concentrer les festivités en un lieu unique. A titre d’exemple, le lieu principal sera le Marché Gare, pour la troisième et dernière année. Mais les Nuits Sonores déroulent leur programmation indie électro un peu partout : à la Marquise, la Plateforme, les Subsistances (salles de concert), à la Piscine du Rhône, à la Galerie des Terreaux ou encore au Transbordeur. Salle mythique de l’agglomération lyonnaise, elle fait partie des acteurs locaux incontournables : on ne booke pas des artistes depuis 22 ans sans participer à un tel projet. Idem avec les structures locales : les labels Bee records, Bebup et Dawn records sont de la partie, comme le créateur d’événementiels Galacticut. Une fois encore, une liste exhaustive paraît impossible, tant les acteurs foisonnent : une centaine d’artistes locaux participent à chaque édition…

 

Y a de l'écho (Sonore)

 

Que faire donc quand on a développé une ampleur nationale, un public fidèle et un réseau hyper actif ? S’en faire l’écho toute l’année, tiens. Depuis 6 ans, Arty Farty a donc mis en place les Echos Sonores. Cinq jour de festival, c’est bien ; des concerts toute l’année, c’est encore mieux. De cinq par an à leurs débuts, les Echos Sonores sont passés à une quinzaine. Récemment, c’est le mythique Derrick Carter qui est venu enflammer le dancefloor lyonnais ; le prochain aura lieu au Transbordeur (le 22 avril), avec notamment Mondkopf et Koudlam. Enfin si tout ça ne vous dit vraiment rien, la tête de gondole électro Agoria devrait vous interpeller : le Lyonnais sera encore une fois présent cette année aux Nuits Sonores, son label In Finé étant un partenaire de longue date de l’évènement. Et sa toute récente compil Fabric (n°57) pourrait bien faire partie de sa setlist. Autrement dit, question son, Lyon c’est un peu the place to be toute l’année.

 

http://www.nuits-sonores.com

 

Reno Vatain