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Azealia Banks : le "Harlem Shake" de la discorde

Azealia Banks : le "Harlem Shake" de la discorde

La rappeuse new-yorkaise, dont on attend desespérément le premier album, a cédé à la tendance en reprenant à son compte le célèbre morceau de Baauer. Qui n'a pas l'air d'accord.

C'est fou ce qu'un phénomène peut faire comme ravages. Azealia Banks, pour le coup, ne s'est pas gênée pour sauter sur une occasion en or. Le morceau "Harlem Shake" de Baauer, vous connaissez ? On vous a déjà parlé de ce producteur américain, propulsé tête de file de la trap music en quelques mois grâce à ce titre. Depuis peu, son aura a décuplé : le morceau en question se fait détourner dans de très nombreuses vidéos, et s'est transformé en "meme", à savoir un thème repris à l'infini par les internautes (poure exemple, cela va du "lolcat" à la danse exécutée par la superstar coréenne Psy dans son "Gangnam Style"). Une tournure inattendue pour Baauer, qui doit se frotter les mains, bien que la teneur artistique de ce phénomène s'approche dangereusement de zéro. Et c'est à ce moment qu'Azealia intervient.

La semaine dernière, la belle sort sa propre version de "Harlem Shake", sur laquelle elle pose son flow, à la va-vite. Le résultat est décevant, et elle se fait forcément traiter d'opportuniste par une grande partie du web. Et ce n'est que le début : Baauer ayant appris la nouvelle, il réussit à faire retirer le morceau, posté par Banks sur son compte Soundcloud, car elle n'a apparemment jamais eu l'autorisation de l'utiliser comme instrumentation pour l'un de ses raps. Fin de l'histoire ?

Bien sûr que non. Azealia Banks tente de clouer le bec au producteur en postant la vidéo de sa version de "Harlem Shake", dans laquelle on la voir se déhancher avec enthousiasme dans un studio d'enregistrement (visible en fin d'article). Avant d'amener la polémique sur son terrain favori : Twitter. Un gazouillis de la rappeuse menace directement Baauer de dégainer la preuve de son bon droit, puisqu'elle aurait reçu des e-mails l'autorisant formellement à utiliser le morceau en question.

Au delà de la polémique, somme toute très divertissante, se situe une autre problématique, celle de la capacité d'Azealia Banks de créer le buzz autrement que par des coups d'éclat qui l'éloignent de l'aura qu'elle avait su se créer au début de sa carrière. Qui, hélas, s'embourbe de plus en plus. Vivement l'album, quoi qu'il en soit.

UPDATE : Baauer, lors d'une interview à un webzone anglais, a depuis éclairci sa position : il y avait bien une sortie de prévue et Baauer était au courant, mais le résultat les a déçus et ils ont expliqué à Azealia qu'ils ne comptaient pas sortie le morceau tel quel, mais plutôt en version instrumentale. Au final, malgré les injonctions de Baauer et du label, elle l'aurait fait malgré tout.

UPDATE 2 : Azealia a fini par poster l'e-mail évoqué plus tôt, on vous invite à le lire par ici.