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Jack White fait chauffer son label avec de multiples projets

Jack White fait chauffer son label avec de multiples projets

L'ancien leader des défunts White Stripes n'a pas l'air de s'ennuyer dans sa nouvelle vie ; en attestent les nombreuses sorties qu'il vient de lancer avec son label Third Man Records.

On ne peut pas dire que Jack White soit du genre à réfléchir en fonction de la viabilité économique de ses projets. L'ex-leader des White Stripes, qui maintient sa forme par de multiples projets musicaux parallèles, a également entamé une carrière solo, son premier album sous son nom propre, Blunderbuss, est sorti l'année dernière, grandissant un peu plus l'aura du chanteur/guitariste. Mais ce qui semble accaparer le plus de temps à White ces derniers mois, c'est bel et bien son label, Third Man Records, qu'il voit davantage comme un laboratoire de projets ponctuels que comme une entreprise.

Tout d'abord, il s'apprête à ressortir plusieurs milliers de morceaux de blues, dans une série nommée The Complete Recorded Works in Chronological Order, en partenariat avec un label historique du genre, Document Records. Trois artistes blues sont concernés : Charley Patton, Blind Willie McTell et the Mississippi Sheiks. Le premier volume, consacré à McTell, comprendra sa discographie complète, qui n'a pas été rééditée depuis des lustres. Un délire de collectionneur, qui a l'air de tenir à cœur à Jack White.

D'autre part, il prépare de quoi briller à la St Valentin. Il a lui-même fait équipe avec Gibby Haynes, du groupe noise-rock culte Butthole Surfers, pour une série de singles de blues, à sortir le 14 février.La collection comprendra trois morceaux, deux d'entre eux étant des originaux ("You Don't Have to Be Smart" et "Horse Named George"), le troisième étant une reprise du groupe Adrenalin O.D., en écoute ci-dessous. La sortie est prévue pour le 14 février, et ceux qui souhaitent acquérir le cadeau ultime pourront attendre le festival américain South By Southwest (qui a dit "c'est loin ?"), dans lequel le label compte vendre 100 copies de la collection... pressées sur de vieilles radios médicales. Bref, Jack White n'a pas prévu de régner sur l'industrie du disque, mais d'y apporter sa pierre, à sa manière très personnelle.