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Kavinsky : un premier album, 6 ans après les débuts

Kavinsky : un premier album, 6 ans après les débuts

Après 3 EP’s en six ans de carrière et une reconnaissance mondiale au volant de la B.O. du film « Drive », Vincent Belorgey est devenu sous le nom de Kavinsky l’un des musiciens les plus secrets de la scène électronique française. Longtemps promis et maintes fois repoussé, son premier album « Outrun » est enfin annoncé pour le début d’année 2013. Attachez les ceintures, le Kav’ va enfin passer la première.

Look d’adolescent attardé avec son éternel blouson de collégien américain, physique de premier rôle avec ses incroyables participations au « Steak » de Quentin Dupieux, Kavinsky est ce héros digitalisé qu’on a vu apparaître à la fin des années 2000 avec le phénomène Myspace, porteur d’un message électronique, aussi visuel que musical. Passionné de bagnoles depuis son Testarossa Autodrive en 2008, le poulain de Record Makers était prédestiné à rouler des mécaniques sur le carton cinématographique « Drive », où le hasard, un incroyable coup de bol et surtout la qualité quasi prophétique du morceau Nightcall ont su lui assurer un tremplin vers la reconnaissance internationale. Tout ça sans même avoir sorti un seul album, et alors même que Nightcall – produit par Guy-Manuel de Homem-Christo des Daft Punk - était sorti, dans la quasi indifférence générale, un an avant la diffusion en salles du film avec Ryan Gosling dans le rôle du taxi driver version2.0.

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Quand vous avez la gueule d’un musicien déjanté et que votre musique illustre des films avec jantes en alu’ (et des pubs aussi, on se souvient de cette publicité pour Mercedes avec Roadgame, utilisée plus récemment en synchro sur le trailer du dernier Hitman), pas étonnant de retrouver une preview du premier album de Kavinsky, « Outrun », en synchro sur une publicité BMW. Si le clin d’œil à « Drive » est évident – on ne pas reprocher à la marque allemande de vouloir surfer sur ce succès – le morceau en question, nommé Oddlook, s’avère dans la même veine synthétique que les précédents titres du Français.

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Toujours aussi martial, toujours aussi cinématique, un excellent préliminaire qui ferait presque oublier que le Kav’ a longtemps été dans l’ombre des Daft Punk, pour qui il assura les premières parties en 2007. Si le premier album semble avoir pris une éternité à paraître et qu’il rentre directement dans la catégorie des OVNIS 2013 qu’on attend avec le plus d’impatience, Kavinsky s’avère quant à lui fin communiquant, distillant les interviews au compte-goutte en prenant le soin de minimiser ses apparitions, hormis au cinéma où les fans auront pu l’apercevoir dans deux films de Mr Oizo aka Quentin Dupieux (« Nonfilm », « Steak ») mais aussi dans celui de la bande de Groland (« Aaltra ») sans oublier l’incroyable « Atomik Circus » en 2004, ce qui prouve définitivement que le Kav’ aime l’absurde, le second degré et le contre-pied. Entre esthétique tirée des comics, délire sur grosse cylindrées et musique de fin du monde archivée sur disque dur, Kavinsky est peut-être ce messie qu’on attendait depuis longtemps. Après six ans de longues promesses, voici enfin venu le moment du démarrage.

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http://www.myspace.com/kavinsky
En concert à la Gaité Lyrique le 21 décembre pour fêter la fin du monde avec DSL et Zombie Zombie. Plus d’infos ici : http://www.gaite-lyrique.net/evenement/hello-this-is-the-end-kavinsky-zombie-zombie-live-dvno-dsl