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Top of 2012 : Les coups de cœur de nos salles partenaires

Top of 2012 : Les coups de cœur de nos salles partenaires

L’année 2012 s’achève bientôt. Le bilan : 365 jours et autant de nuits dont certaines perdues à danser jusqu’à l’aube dans vos clubs et salles préférés. Alors voilà la question : quels ont été les sorties les plus marquantes de l’année ? Réponse en dix pistes choisies par six salles de concert que l’on aime.

LA CIGALE

Décidément, elle n’arrête jamais de chanter depuis 1987, date historique de sa réouverture en grande pompe (les Rita Mitsouko assuraient le premier concert de la salle) après 40 ans d’hibernation. Depuis, impossible de faire taire cette satanée Cigale parisienne. Corinne Mimram, directrice de la salle, se souvient que 2012 a été l’année de :

Charles Bradley : Why Is It So Hard

 

La classe 2012 façon James Brown. Charles Bradley est signé chez Daptone Records, l’excellent label new-yorkais (Sharon Jones, The Budos Band) qui refuse d’enregistrer autrement que sur des bandes analogiques. La classe façon 1962, aussi.

Michael Kiwanuka : Tell Me A Tale

 

Londres, une guitare, une adolescence sous perfusion de Nirvana et Radiohead, et Michael Kiwanuka sort de nulle part « Home Again », un album soul, sans faute. Cherchez l’erreur de jeunesse, introuvable…  

 

L’UBU

3 lettres, 450 places et l’UBU est connue dans toute la France comme une salle aux mille et unes découvertes. Partie prenante dans le très défricheur festival des Transmusicales de Rennes, Jean-Louis Brossard a cette année été étonnée par :

François & The Atlas Mountain : Piscine

 

Première signature française de Domino Records. Cocorico ? Oui. Cocorococo ? Non. Si la sincérité de François peut laisser croire qu’il s’agit d’une pose kitch, il suffira de tendre la deuxième oreille pour bien entendre que ce grand serin la joue franco. Et qu’il joue juste, aussi.

 

LE SOCIAL CLUB

Si le Social Club était moins connu, le nom évoquerait certainement un club échangiste. En réalité, le Social a fait sa réputation en ouvrant ses portes (très souvent gratuitement) aux DJs internationaux les plus hétéroclites et aux Parisiens en manque de guinguette, grâce notamment à Anthony Ferrat, membre de l’équipe de programmation, qui retiendra cette année :

French Fries : Yo Vogue

 

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des frites. Une recette unique que French Fries n’a pas volée aux Belges : des beats lourds, des basses grasses et des loops huilés. C’est la french louche.

Julio Bashmore : Au sève

 

Cette grosse bouille de Julio n’a pour ainsi dire pas fait parler de lui en France. Pour le moment. Car avec son agenda de ministre (sets dans toute l’Europe du Berghain au Pitchfork festival cet automne) l’Anglais Bashmore risque bien d’avoir son rôle à jouer sur les platines hexagonales l’année prochaine.

 

LA COOPÉRATIVE DE MAI

Fief de la Coopérative de Mai, de Mustang au label Kutü Folk, Clermont-Ferrand, a été élue en 2009 « Ville la plus rock de France » par le festival Indétendances. Titre que la Coop, via Julien Casenave, confirme en choisissant pour 2012 :

The Hives : Go Right Ahead

 

The Hives, jamais décevants, ont sorti cette année « Lex Live ». Un disque… comment dire… coup de pied au cul aux pieds de nez, voilà. The Hives est un groupe rock’n’roll, selon la définition historique, puriste, la vraie de vraie. À voir en live.

Lescop : La Forêt

 

Impossible d’être passé à côté de la découverte cold wave française de l’année, mais faisons tout de même les présentations. Non, La Forêt n’est pas tiré d’une compilation Nature & Découvertes. Oui, Lescop est la tête à chasser si vous aimez la pop à danser made in France. Arnaud Montebourg vous a montré la voie, à vous de consommer local.

 

LE TRABENDO

Dans l’organigramme de la chance de gros veinard, gagner au loto pour un smicard, c’est un peu comme voir faire jouer les Stones dans sa salle de concert. Gros lot : le Trabendo programmait 45 minutes de Stones live le 25 octobre dernier. À part ces vieux dinosaures du rock, le Trabendo et Julie Bathellier, responsable de la com’, se souviennent de 2012 comme d’une année de :

Austra : Spellwork

 

En plein dans le Nord. Austra est un trio canadien à l’origine de Feek It Break, un splendide album de cold wave froid comme les neiges du Haut-Québec. Le disque est sorti l’année dernière, mais ce clip bizarre (est-ce un délire de Night Shyamalan ?) est bien une sortie de début 2012.

Lotus Plaza : Strangers 

 

Lotuz Plaza, c’est le projet solo du guitariste de Deerhunter. « Spooky Action At Distance » est son second album solo, parfait pour se laisser pousser le poil dans main sur un transat, comme tout bon disque de dream pop. Petit bémol rétro(grade) : le son des années 90, ok super mais la pochette Instagram, pas la peine Lotus, merci. 

 

LE MAGAZINE CLUB

Club lillois culotté à la décoration industrielle et technoïde, le Magazine Club fait le lien entre les productions électroniques européennes et les cultures pop du grand Nord. D’ailleurs, cette année le Magazine Club et Péo Watson, son Directeur Artistique, ont été marqués par :

Peter & The Magician : Memory

 

L’ami Magician est belge. Moitié du duo d’Aeroplane et remixeur remarqué pour sa version du I Follow You de Lykke Li (plus connue que l’originale, non ?), The Magician prouve qu’il a plus d’un tour en sortant un nouvel EP en duo. Avec Peter, autrement appelé « Yuksek »...