JE RECHERCHE
Trans Musicales : Le guide de survie Green Room Session

Trans Musicales : Le guide de survie Green Room Session

Le désormais culte festival rennais est l’occasion rêvée pour découvrir une multitude de nouveaux talents. Encore faut-il s’y retrouver dans le labyrinthe musical qu’est la capitale bretonne durant ce week-end de folie... On va vous donner un coup de pouce.

Chaque année, c’est la transhumance. Des cohortes de parigots “du métier” ou simplement assoiffés de musiques innovantes, des fêlés de festivals de tout l’Hexagone, voire de l’étranger et des entités musicales de tous bords convergent vers ce qui semble être le centre de gravité du monde le temps d’un week-end. Rennes, son héritage rock, son patrimoine alternatif, son tissu associatif dense et sa foule de groupes en activité, semble avoir retrouvé dernièrement le rayonnement qui est naturellement le sien, grâce à des ambassadeurs de choix (Juveniles, The Popopopops...). Le pilier qui fait tenir tout ça depuis des lustres ? Les Trans Musicales, qui semblent continuer à faire la pluie et le beau temps sur le futur proche de la musique indépendante. Ce festival étant presque trop pléthorique, on risque souvent de s’y perdre, entre les multiples halls, les brassées de groupes inratables, et nos envies du moment. À la manière d’un Routard de la musique, Green Room Session s’arrange pour que votre prochaine virée bretonne soit organisée au poil.

 

 

Les 5 shows à ne pas rater aux Trans Musicales

 Vous avez votre pass intégral, vous vous sentez prêts à finir sur les rotules ?
Les cinq prestations ci-dessous sont à ne louper sous aucun prétexte.

 

TNGHT

À notre droite, Hudson Mohawke, vaillant beatmaker de Glasgow, signé chez Warp et ambassadeur d’un hip-hop synthétique un peu kitsch. En face, Lunice, nouvel homme fort de Montréal et producteur de la moitié de la planète. Ensemble, ils forment TNGHT, duo auteur d’un EP dément sorti en milieu d’année, et dont les apparitions sur scène sont réputées gouleyantes. Ça va envoyer.

Hall 9, Samedi 8/12

 

Spitzer

Ce groupe est le meilleur rejeton du label InFiné depuis un bail. Spitzer, c’est plus simple qu’il n’y paraît : on a affaire à de la musique électronique, ambitieuse comme il se doit, faite avec des mains de rockers. Cela donne forcément un résultat pas comme les autres, et qui a conquis la plupart des médias. Et le boss des Trans’, qui les a calés sur la plus grande scène.

Hall 9, samedi 8/12

 

Iceberg Collective

Ce groupe de groupes (ça a le mérite d’être clair) originaire de Bordeaux s’est vu confier la résidence principale des Trans Musicales, consacrée l’année dernière à l’excellent label Kutu Folk. Vous aurez l’occasion d’apprécier Botibol et JC Satan, deux entités musicales qui gagnent à être connues et qui sont sur une pente sacrément ascendante. On ne déconne pas, c’est in-ra-table.

Aire Libre, tous les jours

 

Agent Side Grinder

Ces Suédois font un peu peur, de prime abord. Mais leur post-punk noir et habité, plutôt à l’aise en petites configurations, risque de prendre une bouffée d’air qui va lui donner une ampleur potentiellement impressionnante. jetez une oreille à Hardware, leur dernier album, et prenez-vous pour une chauve-souris. Ensuite, transposez ça dans un grand hall de parc des Expositions, devant plusieurs milliers de personnes. Vous y êtes ?

Hall 4, vendredi 7/12

 

O Safari

Quel plaisir d’entendre un jeune groupe qui se danse ET qui se chante, en s’assumant en français qui plus est. O Safari, c’est le meilleur de Housse de Racket, du collectif Valerie, de Yelle et on en passe, avec, en plus de tout ça, un sens inné de l’utilisation des mélodies, mélancoliques, touchantes, à écouter au coucher du soleil, à bord d’une désuète décapotable. Un gros plus lors de ce festival : ils sont rennais, trinquez donc à leur réussite en leur rendant visite !

L’Étage, vendredi 7/12

 

 

 

Les 3 meilleurs artistes de la Green Room

Vous l’aurez remarqué, il y aura une Green Room aux Trans’ ! La prog’, comme vous le savez,
est au top, cependant, ces trois artistes tiennent le haut du panier.

 

Madben

La première signature d’Astropolis Records, le label rattaché au festival du même nom, est également l’un des espoirs techno à la française. Soutenu Mordicus par Laurent Garnier, Madben prend sérieusement du grade en ce moment. Il faut dire que son live techno, carré et élégant, y est pour quelque chose...

Green Room, jeudi 6/12

 

Villanova

House, sexy, moite, analogique, tatoué, sombre, rassembleur, hanté. Voilà pour les adjectifs, que Villanova attrape au vol sans aucun problème. Leur premier EP, Mothafunk, a confirmé les rumeurs : il va falloir compter sur eux dans la sphère électro hexagonale, tant leur musique communique avec les corps. Ça tombe bien, vous avez un corps, et des jambes qui vous mèneront à bon port.

Green Room, vendredi 7/12 

 

Kölsch

Presque un vétéran, Kölsch a déjà écumé la planète tech-house avec nombre de pseudos. De retour sous son propre nom via le fameux label Kompakt, il se recentre sur ce qu’il aime vraiment : le “four to the floor”, le vrai, hypnotique et puissant, si on prend le temps de se laisser attraper. Et ses filets sont solides, il est donc inutile de se débattre.

Green Room, samedi 8/12 

 

 

Le “off” en 3 points

Les Trans Musicales, c’est dans tout Rennes que ça se passe ! Le festival Bars en Trans,
qui squatte les cafés-concerts les plus réputés de la capitale, fait chauffer le centre ville.

 

Yeti Lane + The Popopopops

Nul besoin de présenter les quatre Fantastiques de la pop(opopop) rennaise, qui vont jouer en terrain conquis, et accompagnés par, excusez du peu, le duo Yeti Lane, dont le dernier album est toujours aussi divin, tirant leur formule rock vers un côté shoegaze jubilatoire.

Le Bar’Hic, jeudi 6/12

 

Rich Aucoin + Tepr

Le multi-instrumentiste canadien Rich Aucoin a beau avoir un nom étrange, il n’en reste pas moins bourré d’énergie et d’idées, et sa réputation en live le précède. Le régional de l’étape, Tepr, fait toujours de l’excellent boulot en solo, son électro va créer du contraste avec son compagnon d’affiche. On aime bien ça, nous, le contraste.

Le Chantier, jeudi 6/12

 

Total Warr + Caandides

Total Warr, c’est Vampire Weekend qui aurait mangé du Animal Collective au petit dej, avec un verre de Tropico. C’est dire si c’est bon pour la santé. La smala Caandides, ne vous y trompez pas, est plus barrée qu’elle ne le laisse apparaître de prime abord : pop, certes, mais avec un goût du risque (et de la danse) qui nous rend heureux.

Le Scaramouche, samedi 8/12

 

www.barsentrans.com

NB : il est très important de savoir que les Bars en Trans génèrent aussi du “off”, non étiqueté, dans plusieurs bars rennais... Il est forcément plus difficile de faire du repérage de bons groupes en avance, mais il s’avère tout à fait possible de se laisser guider par l’intuition et de tomber sur une révélation musicale...

 

 

 

Boire, manger, survivre pendant les Trans’

La musique, c’est bien beau, mais ça ne nourrit pas son homme. Voici quelques adresses qui vous permettront de vivre une expérience élargie (et calorique) de votre weekend à l’Ouest.

 

Al Saj

En plein cœur de la ville, à deux pas des cafés-concerts qui donnent du décibel pendant tout le week-end, se situe le meilleur restaurant “sur le pouce” libanais de l’univers. Attention, adresse connue, n’imaginez pas être servi tout de suite si vous venez aux heures de pointe, mais vous en ressortirez heureux, et avec plein de produits frais dans votre galette maison.

5 Rue de la Motte Fablet

 

O’Rétroviseur

L’avantage de ce comptoir, c’est qu’il se situe en marge de l’hypercentre grouillant, appréciable lorsque l’on recherche la folie et le bruit, mais dont il est bon de s’éloigner lorsque vous voulez éviter de crier pour demander l’heure. De plus, les menus du midi (oui, on peut manger aussi) sont aussi sympas qu’abordables, les fameuses planchettes-apéro sont garnies comme il faut, et ce bar accueille des expos d’artistes tous les mois.

19 Rue Poullain Duparc

 

Black Temple

Fan de reggae ? Non ? Là n’est pas l’important, mais sachez déjà qu’en Jamaïque, on connait la bonne bouffe. Black Temple, à l’origine excellent magasin de disques officiant dans les musiques à dreadlocks, propose de l’ital, plat typique de là bas (et “veggie friendly” de surcroît) pour une bouchée de pain et à emporter... Et si vous êtes dans l’enceinte du festival, il y a fort à parier sur leur présence dans l’espace restauration comme l’année dernière.

4 Passage des Carmélites

 

Le Papier Timbré

Oui, les bars littéraires, ça existe encore ! Et en l’occurrence, le Papier Timbré dégage une douceur et un esprit familial que peu de bars rennais peuvent se targuer de posséder, surtout pendant les Trans Musicales qui représentent un moment d’affluence rare pour tous les lieux de fête de la ville. Possibilité de boire du vin bio, de manger du saucisson fermier, de bouquiner de la poésie pour enfants (voire même d’investir en passant la case Fnac), tout en devisant politique avec une clientèle de titis rennais chaleureux.

39, rue de Dinan

 

Le Fournil Vasselot

Tout Rennais qui se respecte vous le dira : s’il y a une adresse incontournable pour tous les gourmands de passage, qui apprécient de boire un café en terrasse en mâchouillant de la calorie finement élaborée, c’est bien le Fournil Vasselot. Si vous esquivez l’heure du goûter (l‘affluence, tout ça), passez y faire un tour, vos goûts seront comblés quoi qu’il en soit. Certes, il y a mieux qu’un moelleux au chocolat, un financier abricot ou un “choco maison” (à base de Nutella) pour vous rendre svelte, mais au diable l’avarice : vous êtes aux Trans’, après tout.

13 Rue Vasselot

 

34èmes rencontres Trans Musicales

du 5 au 9 décembre

www.lestrans.com

P.S. : Vous pouvez tenter de gagner vos places pour le festival avec Green Room Session !