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ROLLING STONES : Love you live, le top 10 des meilleurs concerts

ROLLING STONES : Love you live, le top 10 des meilleurs concerts

Il ne vous aura pas échappé que la bande à Mick est récemment passée par Paris pour livrer une prestation improvisée au Trabendo, face à des fans âgés de 7 à 77 ans. Pour célébrer les - déjà – 50 ans de carrière et avant une tournée 2013 qu’on espère voir passer par la France, Green Room Session ouvre le placard à archives et remonte le temps, à la recherche des concerts cultes des Stones.

 

Olympia (1964)

C’est difficile à croire, mais les Stones étaient déjà là en 64. Pas encore devenus les superstars qu’on connaît, Mick Jagger et ses copains se font alors traité de sauvages par la presse française, toujours en retard d’un wagon. Alors que le groupe s’apprête le 20 octobre à monter sur la scène de l’Olympia, le magazine CinéMonde écrit ceci : «Le spectacle en vaudra la peine car si vous pensiez que les Beatles étaient, disons, un peu « primitifs», les Rolling Stones vous paraitront «préhistoriques ». Avec le recul, on rigole.

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Got Live if you want it (1966)

Deux ans plus tard et alors que le « buzz » Stones commence à clairement dépasser celui des Beatles, le groupe publie son premier album live sobrement intitulé « Got Live If You Want It! ». Plusieurs tubes sont déjà présents, de Get Off My Cloud à Satisfaction. En bonus, Under my Thumb, l’un des meilleurs titres jamais écrits par Brian Jones, avant qu’il ne rejoigne Isabelle Adjani au fond de la piscine.

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Rock & Roll Circus (1968)

Pas vraiment conçu comme un disque live mais plutôt comme une émission enregistrée pour la BBC, le Rolling Stone Circus reste tout de même un grand moment de n’importe quoi capté en présence d’un public. On y retrouve tout le gratin de la planète rock de l’époque (The Who, Lennon, Taj Mahal) et tout ce beau monde se livre à des exercices récréatifs où chacun introduit ou joue avec les autres. A ce petit jeu, les Stones s’avèrent être les grands gagnants, encore une fois.

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The Stones in the park (1969)

Alors que le festival de Woostock se prépare dans l’anarchie et que le groupe n’y est pas convié, les Stones s’embarquent pour New York où ils apparaissent déjà comme des demi-dieux depuis plusieurs années. Là bas, les Stones réunissent 500.000 fans et semblent littéralement possédés par le diable. L’occasion pour Mick de rendre hommage à Brian Jones, décédé deux jours plus tôt. Six mois plus tard, ils reviendront au Madison Square Garden pour l’une de leurs meilleures performances de tous les temps.

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Le Festival d’Altamont (1969)

Le groupe est alors au sommet de son art, les Stones viennent de publier un « Let it Bleed » (littéralement : « laisse saigner ») qui porte tragiquement bien son nom. Alors que le groupe décide d’apparaître en tête d’affiche du festival gratuit d’Altamont, de violentes bagarres provoquées par des Hell’s Angels pas du tout hippies sèment la pagaille jusqu'à ce qu’un ado nommé Meredith Hunter soit malencontreusement poignardé en plein live des Stones. Un tournant pour le groupe et pour Mick qui assiste, médusé, à la fin des sixties.

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Get Yer Ya-Ya’s out ! (1970)

C’est la grande polémique des disques lives du groupe : « Get Yer Ya-Ya’s out ! » est-il un vrai album live ou un disque studio enregistré dans les conditions du live ? Quarante ans après sa sortie et en dépit d’une qualité hallucinante, les critiques semblent avoir tranché en optant pour la deuxième option. On y retrouve plusieurs morceaux captés au Madison Square Garden en 1969 et la qualité quasi clinique des morceaux fera dire au célèbre rock critic Lester Bangs qu’il s’agit là « du meilleur album live jamais enregistré ».

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Some Girls, live in Texas (1978)

En pleine montée de la disco puis du punk, les Stone ont l’air comme lessivés. Après plusieurs passages à la machine, les couleurs du Stones période 78 ont tous les risques d’être délavées, même plus portables pour sortir acheter du pain. C’est pourtant ce moment que choisissent les Stones pour capter la tournée qui suit la publication du disque « Some Girls », où l’on retrouve le hit disco Miss You.

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Voodoo Lounge Tour (1994)

Les Stones ont désormais l’âge d’être grands-pères et leur musique sent la pantoufle séchée. Alors que tout le monde les croit prêts à souscrire une mutuelle complémentaire vieillesse, les vieux briscards livrent un album studio (« Voodoo Lounge ») que beaucoup considèrent comme le dernier grand disque du groupe. Si la tournée génère des bénéfices records pour l’époque – 320 millions de dollars – le live est lui aussi à la hauteur des espérances et Keith « The riff » Richards semble frais comme un gardon.

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Shine a light (2008)

Le réalisateur Martin Scorsese ne s’est jamais caché de sa passion dévorante pour les Stones, qu’il a de nombreuses fois au cours de sa carrière utilisé comme bande-son de ses films. Retour d’ascenseur avec le film musical « Shine a light » qui voit pépé prendre sa caméra pour enfin filmer Mick et ses copains en action. Le résultat, s’il peut parfois paraître un peu bling bling – mais bon sang, que vient donc faire Christina Aguilera sur Live with me ? - permet pourtant de voir que les papis du rock sont encore plus vifs que Jack White – autre guest de luxe – qui en comparaison semble bien fatigué…

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Live au Trabendo (2012)

Sold-out seulement quelques minutes après avoir été annoncé sur Twitter, le live impromptu des Stones au Trabendo en octobre a certainement donné des sueurs froides aux milliers de fans n’ayant pas réussi à obtenir le précieux sésame. Evidemment, ce n’est pas le meilleur concert des Stones, et tant pis si Keith Richards ressemble désormais plus à une vieille mémé (voire à Darry Cowl) qu’à l’icône avec laquelle on a grandi, et tant pis si Charlie Watts semble plus rouillé que le Titanic au fond des océans… les Stones restent les Stones, le seul groupe encore en activité 50 ans après leurs débuts. En attendant l’annonce d’un Stade de France en 2013, ne reste plus qu’à partir allumer un cierge à Notre Dame pour espérer les revoir sur scène avant qu’ils ne disparaissent, comme les Beatles, un à un. Love you (a)live, guys.

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