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Danton Eeprom: Toujours More

Danton Eeprom: Toujours More

Fin d’interview : « Quelque chose d’important que j’aurais oublié ? », « La casserole de lait sur le feu ? » : la réponse de Danton Eeprom fuse, drôle et tout en esquive. Toujours cette idée de ne pas être là où on l’attend. Ce qui ne l’empêche pas d’être partout, ces derniers temps : en couverture de Tsugi, au Social Club et au Midem. Quant à son disque, il va passer les frontières prochainement : « il a eu un bon accueil presse en Allemagne, en Suisse, en Angleterre, genre classé dans les albums de la semaine », sortie aux Etats-Unis, sans oublier le pays le plus visité : le web (sortie digitale imminente).

Pour les casaniers, les sans wifi et ceux qui vont encore en boîte, résumé des épisodes précédents. Fin des années 90, Marseille. Le bonhomme joue dans un groupe de rock, Dust Art. Malgré un album plutôt bien ficelé, le groupe splitte. Ayant mis les mains dans le cambouis sonore - pour les besoins de la galette – il décide de rester derrière la console de son du studio Aixois où ils ont enregistré. Les machines viennent de marquer un point. Quelques mix plus loin et un pseudo trouvé, Monsieur Eeprom prend la tangente, direction Berlin. Viennent les maxi ravageurs ("To the Bone", "Confessions of an English Opium Eater", "Face Control") d’un Dj electro. Mais pas que : combien sont-ils à dégainer une guitare derrière leurs platines ?

Fondation, label pas bête

La suite, dans le désordre : l’appel de Londres, des remix en pagaille (Simian Mobile Disco, Lykke Li, Au Revoir Simone) et plus récemment pour Munk, Logo (nouvelle signature Kitsuné) et Crookers (« imagine un truc entre Hot Chip et Technotronic »). Puis enfin ce Yes is more où Danton prend tout le monde du clubbing à contre-pied. Format pop, énergie rock, arpèges et refrains : les tracks electro ont beau subsister, s’il répète actuellement avec des musiciens, en vue des festivals estivaux, ça n’est pas pour rien. Last but not least, monsieur possède aussi son label qui signera en avril le premier maxi de Tristesse Contemporaine (« remixé par mes soins »), avec album à la fin de l’année : « c’est l’illustration concrète de l’évolution de Fondation, on a préféré prendre notre temps, plutôt que signer pour signer. Je trouve le groupe pertinent, leur indie-rock-danse est bien fait… ». Et pour le plaisir, il écoute les mix de qui ? « Je dirais l’Italien Hugo, qui vient de remixer "Format : B". Je suis toujours client de son travail ».

Vous l’aurez compris, actuellement, Danton Eeprom est à surveiller de très près. Comme le lait sur le feu.

Danton Eeprom: "Yes is more" (Fondation / In Finé)

www.myspace.com/dantonrocks

R.V.