JE RECHERCHE
Aeroplane : We Can't Fly

Aeroplane : We Can't Fly

Ne réécrivons pas l’histoire mais en peu de mots : après avoir tourné avec son compère des remakes de Robbie Williams, Friendly Fires, Sebastien Tellier et Grace Jones, Vito se retrouve seul avec des morceaux écrit deux ans en arrière et encore assez de conviction pour enregistrer seul chaque instrument et répéter avec un groupe. Personnel navigant controversial à vos portes, on range les tobogans cela devient sérieux.

Alors, comment sonne Aeroplane depuis qu'on a réinstallé ses pilotes ? Le single éponyme l’avait prouvé à sa sortie, il y a du sang noir dans We can't fly : choeurs de gospel se trémoussant sur des accords reggae dans la queue de l’avion, mais aussi black panther soul feulant dans la radio (« I don’t feel »). Disco, soul et clubbing... tout cela serait rien que banal. Mais jeu de mots pour jeu de mots, Aeroplane est bien au-dessus de cela.

Blue screen of High Def

 

Copilote en soutien à la production, Bertrand Burgalat connaît les routes célestes et dès « The point of no return » s'ouvre le large portail du prog symphonique avec space-drumkit et orchestre robotique. On peut voir scintiller les étoiles au travers des hublots. On déroule le piano rouge dans l'allée centrale (« Superstar ») et il ne s'arrêtera plus de tourner. Au-dessous de nous défilent les champs de coton d’un country synthétique, les banlieues de réverbères d'un samedi soir glam-rock droïde (« Fish in the sky »). Mais les bases italo-disco ne sont pas définitivement abîmées en amertume : le footing du charleston se pratique encore et haut la main même (« My enemy », générique idéal pour un remake de Peur sur la ville). Les dancefloors vont trembler comme des tarmacs et nous, on vibrera encore au passage de ce Spirit of St. Louis en autopilote.

H.P.

Aeroplane // "We cant' fly" // PIAS

http://www.myspace.com/aeroplanemusiclove