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VV Brown :The Hit Girl !

Avec une poignée de singles tonitruants au fond du sac à main (« Shark in the water » et « Leave ! ») et un look de diva 50’ passé à la moulinette Sex Pistols, VV Brown s’est rapidement imposé dans le cœur des anglais comme la nouvelle révélation pop qui compte: Chanteuse, multi-instrumentiste, productrice et top modèle pour Vogue, VV sait tout faire et impressionne avec mélodies catchy à la Lilly Allen et son sens des refrains fédérateurs.

A seulement 26 ans la jeune femme prouve avec son premier album, « Travelling like the light », qu’elle n’est pas une poupée de cire sortie d’un radio crochet. Interview exclusive d’une future une star qui ne filera certainement pas à l’anglaise.

Bonjour VV. L’Angleterre vous compare déjà à Amy Winehouse et votre premier album « Travelling like the light » sort ce mois-ci en France. Quel regard portez-vous sur votre rapide explosion ?

C'est assez étrange, car l'album a été écrit voila un an et demi et je ne m’attendais pas à un tel succès! Dans l’album, je raconte une rupture sentimentale très importante dans ma vie (dans la chanson tubesque « Crying blood », NDR), et même si j’ai évolué en tant que femme, ce disque reste une part importante de ce que je suis. Pas de bol, je me suis fait relarguer voilà 3 mois, donc mes chansons me poursuivent encore (Rires) !

Et pourtant... Vous êtes déjà chanteuse, musicienne, productrice, créatrice d'une ligne de mode (www.vvvintage.com) et vous avez même déjà posé en tant que top model pour Vogue. Question très simple: Etes-vous une sorte de cyborg sentimental?

(Rires) Mon héros n'est pas une musicien, c'est Leonard de Vinci, voila un artiste qui était pop avant tout le monde, au sens de culture populaire! Des siècles avant X-Factor et Pop Idol, des émissions que je n'aime pas du tout, Leonard de Vinci était sculpteur, musicien, mathématicien, architecte, géographe... C'était un homme extrêmement populaire. Voila mon modèle.

Avant ce premier album, vous avez vécu trois ans à Los Angeles pour tenter de percer en tant que chanteuse, quitte à assurer les chœurs sur le premier album des Pussycat Dolls. Quel souvenir gardez-vous de cette époque?

Horrible. J'étais partie à L.A. pour tenter de réussir une carrière, mais je ne voulais pas devenir une R&B girl de plus. J'étais une jeune anglaise perdue aux Etats-Unis, un minuscule poisson dans un immense océan, mais cette période m'a appris à ne plus jamais faire de compromis et savoir qui j’étais. Aujourd'hui, si quelqu'un me demande de changer contre mon gré, j'ai enfin la liberté de lui dire « fuck ».

Parlons deux secondes d'Amy Winehouse. Son explosion en 2006 avec « Back to Black » (11 millions d'albums vendus à travers le monde) vous a-t-elle aidé à sortir votre premier album?

Oui, indéniablement. La première fois que j'ai écouté cet album, je me suis dit: "Oh mon dieu, c'est possible d'y arriver. Arrête de réfléchir, passe à l'action!". Le jour où Amy a explosé, j'ai hurlé de joie, parce que j'ai tout de suite su que mes influences jazz et gospel (VV a longtemps chanté et joué dans les églises, NDR) allaient enfin pouvoir éclater au grand jour. Il faut se souvenir de chanteuses comme Ella Fitzgerald ou Billie Holiday, l'argent manquait souvent et elles n'avaient souvent qu'une prise pour donner tout ce qu'elles avaient dans le ventre. Lorsque je rentre en studio, je m'inspire de cela pour donner tout ce que j'ai du premier coup.

Contrairement à d'autres chanteuses anglaises qui défraient souvent la chronique, vous semblez extrêmement équilibrée et travailleuse. Avez-vous tout de même des addictions ?  

 


Le travail est effectivement ma drogue... Le simple fait d'être artiste fait qu'on est forcément accro à quelque chose: la drogue, le sexe, la musique, les arts, cela dépend des personnes. En ce qui me concerne, je suis heureuse d'avoir su éviter la cocaïne et l'héroïne et de m'être concentrée sur la musique et mes comic books! Par contre, j’avoue être totalement GEEK ! Je n'aime pas trop sortir, je ne craque pas sur les beaux mecs, j'aime ceux qui sentent la transpiration... et puis j'adore les jeux vidéos. Tiens regarde, l'une de mes grosses addictions, c'est Twitter (elle prend son téléphone portable), tout à l'heure j'ai même posté un tweet avec une photo de moi dans mon bain, demandant à mes fans "pourquoi l'eau du bain était-elle jaune crade". Tu vois la stupidité de ma dépendance là? (Rires)

En tant qu'auditrice et mélomane, qui, de toutes les nouvelles chanteuses pop anglaises, a votre préférence?

Mon artiste préférée, ma numéro 1, c'est Natasha Khan de Bat for Lashes. Ensuite, il y a Regina Spektor, Feist et puis Lily Allen, parce qu'elle est géniale pour capter la tendance à travers ses chansons. Ce qui est intéressant, c'est que toutes ces artistes ont été assez fortes pour encaisser les coups et patienter avant d'exploser auprès du grand public. Lady Gaga, La Roux, Florence and the Machine... Nous sommes toutes des femmes fortes et excentriques. On a toutes le même âge en plus, il doit y avoir un truc.

Quel est votre meilleur souvenir, depuis le début de votre fulgurante carrière?

Avoir été allongée dans un jardin, en Afrique, avec Damon Albarn (leader de Blur et Gorillaz) et Flea (le bassiste fou des Red Hot Chili Peppers), pour jouer de la musique, juste pour le fun, c'était dingue!

VV BROWN « Travelling like the light »

(AZ/Universal)

http://www.myspace.com/vvbrown

T.D.