JE RECHERCHE
Klaxons: Surfing the Void

Klaxons: Surfing the Void

Derrière sa pochette de cosmocat, Surfing The Void s’avère moins dansant et moins surprenant. Alors qu’est-il arrivé aux futuristes (car oui, leur nom est un emprunt du manifeste enflammé de Marinetti) ? Rewind. Dans la foulée d’un premier album dance-punk, Klaxons affirme vouloir faire du prog lourd. Le danger d’écouter Muse dans le tourbus... Surprise : ils recrutent d’abord le producteur de T. Rex et Bowie (Tony Visconti), puis celui de Beyoncé et Jennifer Lopez (Focus)... Consulté en 2009, Polydor n’y retrouve pas ses petits et renvoie tout ça dans sa litière. Est-ce parce qu’ils étaient vexés que Klaxons a finalement embauché Ross Robinson, le garageot de Limp Bizkit, Korn et Slipknot ? Résultat, ce qui était trop (expéri)mental pour le label d’Universal devint un album de pop lourde aux abois. Comme un klaxon, quoi.

 

Vers l’infini (au pipi) et au-delà

 

Dans l’espace personne ne vous entendra brailler. Dans les meilleurs moment, on retrouve le goût partagé par tous les sus-cités pour The Cure (“Venusia”) ; dans les mauvais, on regrette qu’ils aiment aussi Linkin Park (“Future Memories”). Pianos et guitares bénéficient en effet d’une production épaisse mais surtout d’un mix très calculé. Chaque chose à sa place, les jolies devant, les bordéliques derrière... Et c’est peut être là la vraie force de Klaxons ; un groupe qui a la capacité de concurrencer Health sur ses explorations galactico-soniques (“Twin Flames”) mais qui se cantonne à l’électropop et les harmonies vocales. Contrat oblige ?

On va donc peiner à y trouver du single pour la soirée de vendredi, mais si Surfing The Void doit nous préparer à la suite, celle-ci s’annonce intéressante. Go futur !

Klaxons // "Surfing the Void" // Because

http://www.myspace.com/klaxons