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PVT : Church With No Magic

PVT : Church With No Magic

Les Canadiens d’Holy Fuck sont partis à conquête de l’espace, la riposte Australo-Anglaise de PVT va achever de modifier les rapports de force de la guerre des étoiles. L’écurie WARP (Weird And Rare Project), qui n’a jamais aussi bien porté son nom, aura encore une fois été visionnaire sur ce coup-là. Comptant un spationaute de moins que leurs confrères à feuille d’érable, le team PVT visite pourtant autant de planètes, à bord de leur fusée en forme d’église. Dans la soute, les mêmes outils : batterie tournant à l’uranium enrichi, guitares, basses et claviers gonflés à l’hélium (ça plane pour eux) et un laptop pour piloter le tout.

 

Space opera Vs Dieu

 

Première secousse, "Light Up Bright Fires", parfaite rampe de lancement. Une pulsation comme une onde de choc, des tremblements au décollage, le grand frisson : danser en apesanteur, voilà qui surprend. Foi de capitaine Haddock. La stratosphère enfoncée, PVT peut se permettre un hymne quasi pop, "Window", tout en caressant l’anneau de Saturne au passage. Dieu envoie bouler ses sandales et réinvente le jerk. PVT :1, le grand barbu : 0.

Plus inquiétant, "Waves & Radiation" croise Discovery One et Hal 9000 en perd ses zéros et ses uns. Car PVT sait aussi faire peur aux machines. La preuve avec l’intro très kraut de "Timeless" ou encore "Only the Wind Can Hear You", désintégration en 60 BPM et chant du cygne d’une galette visant l’éternité, pas moins. Est-ce que tu vois la lumière ?

PVT / / Church With No Magic / / WARP

http://www.myspace.com/pvt

 

Reno Vatain