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L'invité du mois: François Missonnier

L'invité du mois: François Missonnier

Un festival à Paris aujourd’hui, compte tenu de vos impératifs financiers pour atteindre l'équilibre, n'est-ce pas plus pour l'industrie que pour le public ?

Rock en Seine est un festival tourné à 200% vers le public ! Le fait qu’il y ait en effet des milliers de concerts sur Paris toute l’année nous oblige simplement à nous creuser la cervelle pour proposer des groupes et artistes suffisamment rares et excitants pour qu’ils fassent envie - ensuite il faut vraiment comprendre que de vivre un festival est une expérience bien plus riche que de simplement assister à une série de concerts.

Quelle est votre grande fierté sur cette affiche 2010 ?


Les seules apparitions françaises de Roxy Music, Cypress Hill, Blink 182, Queens of The Stone Age , des Kooks, de Beirut, de Eels, Skunk Anansie, Black Rebel Motorcycle Club... C’est l’addition de tous ces moments d’exception sur un seul weekend qui font de Rock en Seine un moment à part.

Paolo Nutini, Underworld et QOTSA... L'éclectisme est de rigueur ?

Des passerelles, pas de chapelles. Le public de 2010 ressemble aux artistes de la scène rock d’aujourd’hui ; il est ouvert, friand des mélanges de style, et adore passer de la pop au gros rock, et du hip hop à l’électro. Ça tombe bien, nous aussi - à la seule mais impérative condition que le groupe soit bon sur scène ! En tout cas la diversité est le meilleur moyen de ne pas se lasser, ni de lasser notre public : c’est lui qui décidera de l’avenir de Rock en Seine.

La concurrence avec Solidays est-elle rude ?

Non, il n’y a aucune concurrence avec Solidays – nos deux festivals balisent l’été (l’un au début, l’autre à la fin) avec une programmation artistique différente (même si on peut se retrouver sur certains groupes), et chacun notre personnalité. De plus en plus de festivaliers font d’ailleurs les deux…

Vous gardez des créneaux "surprises" sur cette édition 2010. Un indice sur ce qu'on peut s'attendre à y voir ?

Suprise! Ce que je peux vous dire, c'est que ce sera un moment de délire franco-anglais...

Ni Oasis ni Amy Winehouse… Sur qui comptez-vous pour créer l'indispensable buzz ?


On avait bien pensé à la reformation des Libertines, mais ça aurait eu peu fait un peu trop provoc, non ?

H.P.