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Le groupe Spacey Kevin n'aimait pas tant que ça Kevin Spacey

Le groupe Spacey Kevin n'aimait pas tant que ça Kevin Spacey

En 2015, Esben Møller and Michael Jakobsen lançaient Spacey Kevin, nom sous lequel ils produisaient de la synth-pop sentimentale depuis leur ville de Copenhague.atarax without prescription Alors que les deux amis commençaient à travailler plus sérieusement au projet, une pluie d’accusations pour agression s’abat sur un acteur hollywoodien à l’autre bout du monde. Esben et Michael, qui n'avaient rien demandé, doivent changer de nom pour pouvoir continuer à exister. Ce monde est décidément fou...

Vous croyez au destin ?

Esben Møller : Pas vraiment. Mais quand des choses si absurdes arrivent, ça nous donne envie de travailler encore plus dur sur notre musique et voir où ça nous mène. On a reçu pas mal d’attention grâce à cette polémique sur le nom de notre groupe. On espère que plus de gens encore seront intrigués et que ça les amènera à écouter nos morceaux. Pour autant, je ne saurais pas dire si tout arrive pour une raison. Le temps finira par répondre à cette question...

Depuis quand faîtes vous de la musique ensemble ?

E : On se connaît depuis qu’on a deux ans. Donc on fait de la musique ensemble depuis bien quinze ans. Mais ce projet, qui s’appelait jusqu’à il y a peu Spacey Kevin, a commencé il y a environ deux ans. Je travaille dans une bibliothèque à côté.

Michael Jakobsen : Et je suis professeur de Danois.

Et du coup, pourquoi vous avez choisi ce nom, « Spacey Kevin » pour votre projet ?

E : À nos débuts ensemble, on voulait juste un nom très catchy. Quelque chose de mieux que « Esben & Michael ». C’était un calembour. Un soir, dans un bar, on parlait de gens célèbres et on a pensé à Kevin Spacey, et à mettre son nom à l’envers. Quand toutes ces histoires sur les choses qu’il a fait ont commencé à circuler, on a compris au bout d’un moment que beaucoup de blogs ne voulaient pas vraiment écrire sur notre musique. Simplement à cause de notre nom. Sans qu’on en sache beaucoup sur l’affaire. Donc c’était un peu bizarre, que les médias ne fassent pas de distinction entre nous et lui juste à cause de ça. Du coup, notre attaché de presse nous a dit qu’on devait trouver un nouveau nom. Ce n’était plus possible.

"C'est fou, quand même"

 

Parlons un peu ciné : ce serait quoi votre film préféré de Kevin Spacey ?

E : J’aurais du mal à répondre à ça. J’ai vu tout House of Cards. C’est étrange pour nous de parler de ça. J’ai vu la série avant toutes ces histoires et je n’y ai plus pensé depuis. Je ne me sens pas très à l’aise à l’idée de parler de Kevin Spacey…

M : Tu sais, nous n’avions même pas pensé que ça pouvait avoir un impact sur nous. Quand on dit « Spacey Kevin », on ne pense même plus à Kevin Spacey. Ça peut tout aussi bien être un mec qui s’appelle Kevin et qui est spacey (défoncé, en Anglais, ndlr).

Vous allez regarder la prochaine saison de House of Cards ? Vous pensez quoi du fait que Kevin Spacey ait été totalement effacé de la nouvelle saison et du prochain Ridley Scott ?

E : Au vu de l’enquête, de l’atmosphère générale autour de Spacey, on peut comprendre. D’un autre côté, je ne vois jamais la censure comme une bonne chose. C’est donc difficile de répondre. Par contre, je sais que je ne regarderai pas la nouvelle saison. Mais pas forcément pour ça. Juste parce que la saison précédente était déjà un peu chiante…

Vous n’êtes donc pas vraiment des fans de Kevin Spacey ?

M : Pas vraiment. Sans comparer les deux, si j’avais un acteur préféré, ce serait plutôt Tilda Swinton. J’aime la science fiction. Si un film devait se rapprocher de notre musique, j’aimerais que ce soit 2001, l’Odyssée de l’Espace. Un grand film, lent. Je ne l’ai jamais vu d’une traite parce que je m’endors toujours. C’est ennuyeux, mais dans le bon sens. D'ailleurs, ça peut nous prendre un an pour faire une chanson, et on ne s’en ennuie pas pour autant. Si on travaille dessus pendant si longtemps sans en avoir marre, c’est que c’est sûrement une bonne chanson.

E : Notre dernier single, « A Christmas Night », a pris deux mois, mais j’ai cette mélodie en tête depuis longtemps. On s’est juste fixé une deadline parce qu’on voulait sortir une chanson de Noël le 1er décembre. C’est l’histoire d’une rencontre avec quelqu’un que tu connaissais fut un temps et que tu retrouves dans le froid de Copenhague l’hiver. Le refrain dit « depuis quand sommes-nous là ? » Ça parle d’amour et de luxure.

 Votre nouveau nom, c'est « The New Fever ». Pourquoi ?

M : Nous voulons atteindre les gens. Avoir un bon contact avec eux. Alors on n’a pas trop hésité à abandonner ce nom. On a pris le nom de notre premier single, « The New Fever ». C’était un moyen de garder nos fans sur Facebook, etc. Il reste un lien.

Ça doit être frustrant de devoir reconstruire une fan-base à cause d’événements qui n’ont rien à avoir avec vous...

E : C’est chiant. Mais ça prend du temps. Ce n’est pas comme si le projet était très vieux. On n’est pas vraiment très connus. Ce n’est pas un si gros problème. On a mis un message pour que les fans aillent sur la nouvelle page et je suis sûr qu’on arrivera vite à avoir autant de gens dessus. Tout ceci a été très étrange. Qu’un fait totalement hasardeux arrive à l’autre bout du monde et nous frappe. C’est fou, quand même.