Music par Greenroom 16.11.2016

Frank Ocean évoque sa musique et ses projets et concerts dans une interview

Accordée au New York Times.

La vie de Frank Ocean est incomparable, inspirante, belle et sans contrôle à la fois. Pour ses fans comme pour lui. Frank roule en Tesla, une voiture électrique de luxe, un modèle dont les portières s’ouvrent comment celles de la Delorean de Retour Vers Le Futur. Frank était l’un des invités de Barack Obama à la Maison Blanche fin octobre. Frank est à l’abri du besoin, besoin affectif et besoin de donner un sens à sa vie mis à part. Frank en s’offrant sans filtre ou presque au monde entier à travers son album divin Channel Orange sorti en 2012, a offert quelque chose de précieux au monde. Il a aidé des millions de fans, et fuit depuis comme il peut sa célébrité.

Des « nouveaux morceaux » dans un « studio anonyme »

Comme s’il s’était suffisamment confié, Frank fuit aussi, autant qu’il peut, les interviews. Il en accorde tout de même çà et là pour être sûr qu’on entend son silence. Le New York Times vient d’en publier une. Le journaliste américain a eu le privilège de suivre Frank dans son « studio anonyme » où −c’est écrit noir sur blanc− : « il travaille sur de nouveaux morceaux ». Mais comme Frank le laisse deviner au fil de ses réponses, il n’est plus dans une « démarche d’album », comme on dit. « Je suis riche » reconnait-il, et ça il se le dit surtout à lui-même, comme pour se rappeler qu’il a l’embarras du choix. On découvre dans l’interview qu’il raconte à sa mère qu’il aimerait reprendre les études, dans l’art.

« J’ai besoin de savoir combien d’albums j’ai vendu »

En fait Frank a le luxe de pouvoir prendre son temps pour tout. Pour avancer, pour prendre des décisions, pour faire de la musique et pour se renseigner sur les chiffres de vente de Blonde, son récent album aux profondeurs encore trop épaisses pour se mettre à en parler avec sagesse. « Je connais précisément les chiffres de vente. J’ai besoin de les connaître. J’ai besoin de savoir combien d’albums j’ai vendu, combien d’albums les écoutes en streaming représentent, de savoir dans quelles régions on écoute le plus ma musique, parce que ça m’aide dans mes conversations à propos des lieux où programmer des concerts, ou bien des lieux où je pourrais ouvrir un pop-up store ou quelque chose comme ça » explique Ocean. En gros, Frank fera désormais ce qu’il veut, que ça vous plaise ou non et c’est tout le propos de l’interview q’il vous faut lire. « Frank Ocean est enfin libre, le mystère est intact » titre le New York Times, et c’est tout à fait ça.