Music par Greenroom 29.10.2016

Pitchfork 2016 : Flavien Berger assied le deuxième jour

Pitchfork 2016 : Flavien Berger assied le deuxième jour

Le Français a mené son set au feeling jusqu’à faire asseoir tout le public du festival, un exploit. 

28102016-_mg_8951

Photo : © Sarah Bastin

Flavien Berger a démontré que le public du Pitchfork est chouette. Arrivé sur scène à 19h45, c’est avec un simple « Hello my name is Flavien Berger, nice to meet you, let’s go » que l’un des lives les plus surprenants de cette 6ème édition décolle. Exercice assez difficile car contrairement aux cinq Brandt Brauer Frick qu’on venait de voir, lui est seul sur scène. Son micro face à lui, ses deux synthés sur sa droite, tous ses effets et boites à rythmes sur sa table de mixage à gauche. C’est par une mélodie orientale que tout commence, doucement mais surement Flavien va prendre en main ce live, avec ses rythmiques électro et ses mélodies entraînantes.

« J’ai pas le moral à cette structure »

Le musicien envoie des morceaux issus de son premier album Léviathan et de son album de noël Contrebande 01. Juste après avoir joué son morceau le plus rythme and blues « Bleu Sous-Marin », c’est avec un nouveau morceau que Flavien honore la grande Hall de La Villette.

28102016-_mg_8800

Photo : © Sarah Bastin

S’en suit alors « Ocean Rouge », puis le « mélo mélo » « Vendredi » viendra apporter la petite touche émotion, qui donnera à tous les couples présents dans la fosse des envies de baiser langoureux, avant de se lâcher la grappe et de se déhancher sur « Gravité ».  Le tubesque  « La Fête Noir » tire vers le psychédélique, la foule groove, le solo de synthés s’enchaînent, surprenant qu’il joue ce titre à la moitié du set, mais tant mieux cela met tout le monde dans de bonnes dispositions pour ce qui va suivre.

« Les mains sur le sol, les yeux dans les yeux »

« Alors il s’agit de faire un autre morceau de musique, donc je vais m’y employer avec votre bon vouloir » lâche Flavien, qui en y regardant bien, a su séduire tout le monde en à peine trente minutes de concert. Les premières notes de « Trésor » se font entendre, voyage temporel direction les années 1980, une chanson qui aurait pu allègrement figurer sur la B-O de Stranger Things. Au bout de quelques minutes Flavien escalade la barrière, descend dans la fosse. Marche au milieu du public, laisse échapper un petit « c’est fat ! » en regardant le monde autour de lui, puis se remet à chanter tout en s’accroupissant. « Les mâchoires serrées au milieu du trésor, les mains sur le sol, les yeux dans les yeux. » Au fur et à mesure des paroles, le public imite le chanteur.

Tout le Pitchfork est là par terre, à scruter celui qui est train de débloquer leur soirée. Pendant un court instant le temps s’est suspendu, ou plutôt assis. La rythmique repart tout le monde se lève d’un bond certains poussent des cris, d’autres lèvent les bras au ciel, les derniers ferment les yeux pour savourer ce moment. Du déjà vu certes, mais très très inattendu à ce moment de la fête. Flavien remonte sur scène et finit son morceau par un petit « choukran ». « Léviathan » sera le dernier morceau. Pendant 10 minutes, il part sur un phase plus électronique, avant d’être littéralement ovationné par le public du festival.

❤️ Flavien Berger joins the crowd at @Pitchfork Music Festival Paris 2016 ! (: @Alban_Gendrot) #P4Kparis #FlavienBerger #GrandeHalleDeLaVillette

Une photo publiée par Pitchfork Music Festival Paris (@pitchforkparis) le

  • Regarde le live de Flavien Berger au Pitchfork Music Festival 2016 capté par Culturebox :