Greenroom

Nos terribles vinyles pour le Disquaire Greenroom du Pitchfork Festival Paris !

De MC Solaar à Superfunk en passant par France Gall.

On y est ! Le Pitchfork Music Festival édition 2016 se déroule les 27, 28 et 29 octobre, et ça va être top. Vous pourrez profiter des performances de Motor City Drum EnsembleM.I.A., Tale Of Us, Chet Faker, Floating Points, ou encore Daphni, etc… Mais il n’y a pas que ça !

Pour l’occasion, Greenroom installe son disquaire éphémère en pleine halle de la Villette. Entre deux concerts, le disquaire éphémère Greenroom sera l’occasion de venir choper gratuitement l’un des 500 vinyles sélectionnés par 10 « curateurs » cools. Entre l’équipe de Radio Nova, le CEO de Pitchfork.com, l’équipe de A Nous Paris, et plus encore. Sur place, la règle est simple : chaque participant aura 1 minute chrono pour digguer et trouver la perle rare.

Après un total de 9 sélections (voir la liste en fin de page), voici la nôtre, ou plus précisément celle d’Antony Milanesi, le rédacteur-en-chef de Greenroom.fr. Il y en a 38, ça fait envie, voyez plutôt :

MC Solaar – Paradisiaque

Ce n’est peut-être pas le meilleur album de Solaar n’empêche qu’après celui-là c’est devenu autre chose. Moins bien, moins fort, moins de punchlines. Là on s’en sort comme des rois avec des rimes pas vieilles pour un sou. « Les gangsters modernes Sont les gens d’aujourd’hui Ils font les lois, ils font les lois ».

Kaytranada – 99,9%

On n’a pas entendu plus débridé en 2016 que 99,9%. A coup sûr, des centaines de petits Kaytranada sont sur les starting-Blocks pour nous bouillir les tympans avec les mêmes cliquetis que Kaytra from Canada. Du son frais comme l’empathie de ce mec épatant.

Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix

L’album un peu indé, un peu pop, un peu french touch, pas french touch pour un sou, mainstream, mais pas trop, qui a de la gueule, dont tu peux parler longtemps, qui met longtemps avant de te saouler, que tu n’as pas honte d’écouter dans le métro, etc..

Noir Désir – Tostaky

« Ici Paris », « Alice », « Marlène », « Lolita nie en bloc », ou encore la reprise de « Johnny Colère». Apprendre par coeur les paroles de ces morceaux et chanter, c’est pur bonheur. « Et la victoire, caresse l’espoir de nous appartenir ». Ça a quand même de la gueule.

Ed Banger Records – Ed Rec Vol.2

Ed Rec Vol.1 est aussi très bien mais introuvable, ça rend le volume 2 encore plus parfait. Mr Oizo, Uffie, Justice, DJ Mehdi, SebastiAn, Busy P et même un remix des Klaxons par So Me : un pur concentré de 2007.

Stardust – Music Sound Better With You

Louise attaque – Louise attaque

Si tu avais été un hipster avant la hype, en 1997, tu aurais acheté le Vinyle de Louise Attaque au lieu de rester branché à M6 et NRJ, FUN Radio, et tout.

New Order – Power, Corruption and Lies

Il y a un truc puissant dans cet album et « Age of Consent » te le dit d’emblée.

Brandt Brauer Frick – Joy

L’album de Brandt Brauer Frick sort le jour de la prestation du trio au Pitchfork Music Festival. Il va plaire aux gens qui ont besoin de se mettre sous pression pour ressentir les affres de la bonne surprise.

Metronomy – Nights Out

Le Metronomy du début. Celui des réflexes épileptiques. On a laissé un bout de jeunesse dans cet album.

Crystal Castles – Crystal Castles

Personne ne sait comment parer le morceau d’introduction « Unstrust Us ». Personne ne sait comment venir en aide à d’Alice Glass. Sa santé mentale est salement amochée, et ça rend la notre plus chouette.

Joy Division – Closer

Ça vous changera d’Unknown Pleasures.

Serge Gainsbourg – Aux Armes Et Cætera

Ça fait de vous quelqu’un de très badass à la mode 1979. Cette version de la « Marseillaise » version Reggae, quel scandale !

CSS – Cansei de Ser Sexy

Un terrible album indie brésilien avec une Lovefoxxx plus pétillante que sur le « Nightcall » de Kavinsky.

La Femme – Mystère

« Tatiana » et « SSD » sont quand même très chouettes. Avoues.

Hot Chip – In Our Heads

En plus de faire un incroyable dessous de plat, In Our Heads renferme une puissance dansante qu’on a trop vite laissé de côté.

Cassius – 1999


Arctic Monkeys – Favorite Worst Nightmare

Impossible de mieux réussir un deuxième album.

Niagara – Encore un dernier baiser

La perfection à pile ou face : « Je dois m’en aller » & « l’amour à la plage ».

Big Budha Cheez – L’heure des Loups

Mais t’imagines ? Ces mecs enregistrent rien en digital ! Ils font tout, absolument tout, sur des bandes magnétiques et tout. Et en plus il viennent de Montreuil…

Frank Ocean – Channel Orange

Omar Souleyman – Wenu Wenu

Que celui qui ne respecte pas Omar Souleyman devant l’eternel soit bani d’Internet à jamais.

Julie Pietri – Le premier jour

L’instrumentale de « Eve Lève-toi » n’a pas son pareil. Faites-vous une raison.

Aphex Twin – Richard D James

Beaucoup de gens font semblant de comprendre Aphex Twin. L’écouter reste la meilleure manière d’arrêter.

Grand Blanc – Mémoires vives

L’album français de l’année 2016.

Superfunk – Hold Up

Machine temporelle ultra efficace, et pas chère.

Perez – Saltos

Perez est un exemple de rédemption. Notamment passé par des groupes indie dont Adam Kesher calqué sur The Rapture. Il trouve l’absolution avec un album finement tricoté dans les pulsions qu’on croyaient impossible à exprimer en Français.

Elmer Food Beat – 30cm

« Elmer Food Beat est un groupe de rock nantais aux textes égrillards et humoristiques » – Wikipédia

The Futureheads – Rant

Voici l’album d’un groupe de Punk qui a été enregistré sans instruments. Les Futurheads ont tout fait A Capella. Un boulot monstre pour un rendu génial. La reprise des Black Eyed Peas notamment.

France Gall – Poupée de Cire poupée de son

Faire une bonne chanson n’a jamais paru aussi simple.

The Strokes – Room on Fire


« Reptilia » a le meilleur break de l’histoire des breaks. Et tout ce qui est autour en sort grandi.

Arcade Fire – Neon Bible

« My Body is a Cage » est un morceau magnifique qui repose dans un album magnifique.

Blur – Parklife

Oasis a détesté cet album et c’est la preuve qu’il est d’enfer.

The Clash – London Calling

Ladies & gentlemens le meilleur album du monde où la pochette est stylée, pas trafiquée. Recadrée à la limite. Composé d’une traite par une bande de lascars naturellement plus pros que des tas de grosses têtes de la musique ne le seront plus jamais.

Los Tones – Psychotropic

Tu aimes bien The Black Lips pour leur côté Allah-Las ou The Growlers ? Los Tones sont plus fort que ça.

The Fat Boys – Coming Back Hard Again

C’est très grave ce groupe. Les Fat Boys avaient un manager fou. Regardez bien la pochette, ils ont des fourchettes sur leurs cuirs. Les Fat Boys s’appelaient ainsi parce qu’ils étaient gros. Ils mangeaient énormément et si ça ne suffisait pas, leur manager leur gueulait dessus. Parce qu’ils n’etait pas assez gros, pas dignes d’être les Fat Boys. L’un d’entre-eux en est mort. Leur musique est d’enfer.

MIA – Kala

Prend vachement de valeur avec le temps. Ressortez-le dans 10 ans vous verrez. Pas avant.


The Bucketheads – All In The Mind

Arme fatale pour iPod Battle :

Et les sélections précédentes :