Music par Greenroom 21.10.2016

Ce soir Bagarre organise « la meilleure teuf possible », foncez ou vous allez le regretter

Le Mega Club Makers ouvre à minuit à la Machine du Moulin Rouge.

On ne va pas vous la faire à l’envers en disant « Bagarre c’est plus qu’un groupe » et même ajouter « c’est un état d’esprit » parce que ça fait vraiment punchlines de communications tirées éhontément depuis une Mongolfière. Là, il s’agit d’attirer votre attention sur le fait que la soirée la plus classe et sincère de l’année a lieu ce soir. A Paname, à la Machine du Moulin Rouge. C’est même une soirée cruciale pour le bon déroulé de l’année 2017 qui arrive. On va vous dire pourquoi. Faites d’abord un peu gaffe, oubliez la pluie et motivez-vous pour tout envoyer valser en ce vendredi 21 octobre.

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C’est comme si tes potes organisaient une soirée d’enfer. Du genre où ils ont mis les petits plats dans les grands, où tu t’arrêtes pour te dire « merde, c’est vraiment eux qui ont fait ça ? ». La Mega Club Makers, de ce vendredi 21 octobre c’est dans ce genre là. Ça se passe à la machine du Moulin Rouge et ça trottait dans l’esprit des 5 loulous de Bagarre depuis un bail. Depuis la fin de leurs « résidences » mensuelles à la Folie Paris précisément. Ça s’appelait les Club Maker, c’était cool. Cette fois c’est la mega Club Makers, ça va être mega cool.

« mélanger complètement les publics »

Le but ? Organiser « la meilleure teuf possible » et retourner la salle. « C’est Rage against La Machine » qu’ils disent. Pas mieux. Et pour ça, Bagarre procède de la même façon que toi ou tes potes un peu démerdes : « On invite nos amis musiciens qu’on aime bien, qu’on connaît et qui sont nos amis. Puis ceux qu’on ne connaît pas mais dont on aime tellement la musique qu’on souhaite grave devenir amis avec eux. C’est aussi un moyen de mélanger complètement les publics« . La programmation arrêtée est simplement folle : Father venu d’Atlanta, Crame « grand représentant de la nuit LGBT à Paris« , Laylow « le frelon du rap actuel » mais aussi Piu Piu, Krampf, Violet… « que des gens qui font notre musique et qui font la musique de Paris » expliquent BAGARRE.

« Faire l’effort »

En gros : des artistes bourrés de talents mais très différents suivis par des publics différents et le tout, comme ça, simplement, sous l’étoile du partage, de minuit à 6 heures. Horaires risqués mais bien calculés : « C’est une prise de risque. On donne de notre personne pour créer un moment, une teuf qu’on espère magique, mais c’est aussi parce qu’on pense que ceux qui aiment Bagarre doivent faire cet effort et aller à la rencontre de ces autres musiques. Ce soir, il sont dans le club, ils ne vont pas partir après notre concert, c’est ça qui est beau« .

Avant tout, notez que les Bagarre organisent cette soirée pour qu’on kiffe tous. Pour qu’il y ait un avant et un après. Mais pas pour qu’on leur dise merci. « La prog n’est pas paillette. Mais on ne se fout pas de la gueule du public. Le mélange est un mélange qu’on ne retrouve pas ailleurs en soirées à Paris. C’est simplement le type de soirée où on a toujours voulu aller« . Pour l’occasion, Bagarre a bossé un live « un peu spécial » et faites leur confiance pour qu’ils donnent tout. « C’est un peu notre anniversaire. C’est crevant, un boulot de ouf. Il y a plein de gens qui bossent pour cette soirée dont Fils de Vénus mais c’est à nous de driver, c’est notre histoire, et on doit mettre notre ambition« .

« moi je repars pas avec un modjo pourrave »

Car c’est comme ça que Bagarre se nourrit. Pas comme des groupes qui suivent une route « rock » et font simplement des lives ; « Tout ça nourrit la construction de l’album, ça construit nos lives futurs, ça fait partie de nous. Si l’on voit le public péter un câble sur Father, on se dira ‘okay vous êtes prêts pour ça ! Cool !’ Pareil pour un truc Chill« . Il faut dire que Bagarre entre en studio, c’est bel et bien l’heure de l’album, il sortira en 2017, et son sort se décide en partie ce soir. Faites pas les cons. Le groupe cherche toutes sortes d’inspirations. Leur envie de bouffer le monde est la même que vous, soyez plus balèze que jamais et poussez-les à voir les choses en grand, histoire créer les meilleures choses possibles dans un effort collectif avec Bagarre en tête de file. « La soirée, il faut qu’elle se passe bien. Mais si ça se passe mal ça va nous niquer tout notre karma et on va faire un album de merde. Si tu veux que l’album soit bien, il faut que la soirée cartonne. Moi je repars pas avec un modjo pourrave. explique la Bête avant de conclure « Si on part en tant que perdant on va faire un album de perdant. On veut partir avec des rêves« .

C’est du chantage mais c’est marrant, avouez. Vous savez ce qu’il vous reste à faire ce soir, bonne soirée.

Mega Club Makers

A suivre : l’interview complète de Bagarre