Music par Mathilde Martin 15.10.2016

Et toi, tu sais ce que c’est un white label ?

Ah… Le jargon musical.

Vous qui pensiez être un digger aguerri et tout connaitre sur l’univers du vinyle, on vous a posé LA question à laquelle vous n’avez pas su répondre. Ou en tout cas, vous n’avez pu répondre que très vaguement : « Mais c’est quoi exactement un white label ? ». Pour expliquer grossièrement la chose sans entrer dans les détails, un white label est un vinyle 12 » dont le macaron central est vierge (et donc blanc). Contrairement aux vinyles produits par de « gros » labels, ils sont généralement pressés à moins de 300 exemplaires par des indépendants.

Ce que pas mal de monde ignore, c’est que le white label a largement contribué à la culture club. Essentiellement destinés à la promotion depuis la fin des sixties, ils permettent aux DJ – notamment dans l’univers du hip-hop et des musiques électroniques – de jouer des morceaux avant leur sortie officielle, sans qu’aucune information ne soit lisible sur le disque. Au fil des années, ils sont devenus synonymes d’exclusivité, voir de rareté. Encore et surtout aujourd’hui, la sortie d’un white label garantie l’excitation générale de collectionneurs chevronnés. Certains se font même avoir en achetant des disques dont la référence est fausse, comme Boys Noize qui pendait avoir dégoté un remix inédit des Daft Punk.