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Mölkky, pétanque et Bonnie Banane : in love with Cabourg Mon amour

Mölkky, pétanque et Bonnie Banane : in love with Cabourg Mon amour

Les pieds dans l'eau de 15h à minuit samedi 30 juillet, ça donne ça :

La marrée monte et descend et des millions de grains de sable se retrouvent tantôt noyés, tantôt à l'air frais. À 217 kilomètres de Paname, le festival Cabourg mon Amour se plante depuis 4 ans sur le sable qui ne prend jamais l'eau, au début de la plage. Pour les festivaliers c'est le panard. Les pieds dans le sable, ils se la coulent douce face aux scènes où les groupes montent et descendent, comme la marrée. En bref : musique et playa. On s'est dit « vamos ! », et voilà ce qu'on a vu.

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Photo : Simon Noizat

 

Le bruit des vagues c'est apaisant. On est samedi. Hier les nanas espagnoles de Hinds et l'inénarrable Tom Trago ont essoufflé une bonne poignée de curieux. Demain, c'est David August qui va tout défoncer. Il n'y a pas foule à 16 heures. Ce sera autre chose 7 heures plus tard. Mais là, le premier mec qui a dit « plus on est de fou plus on rit » aurait fermé sa gueule. Ça fait du bien. Le Nord, la Normandie, Cabourg, le calme et l'Amour de ce festival de poche. C'est comme si, parce qu'on était très peu, on avait tous conscience de partager un moment vraiment très spécial. Happy Few. Happy surtout.

Après la pluie le beau temps. On est avant le beau temps. Mais who cares ? Ceux qui ne sont pas venus en marinière et ciré jaune s’achètent des k-way, en avant la musique. Entre deux vagues, Fils de Venus et Requin Chagrin chassent les nuages. Et la voilà : Bonnie Banane.

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Avec sa foutue dégaine de sorcière et sa drôle de gueule, elle affiche un charisme qui surpasse tous les autres. Sympa, marrante, flippante, assurée, entraînée, réglée, et ô combien pro sur les codes du R'n'B, Bonnie Banane nous chante le fait qu'on a du bol, de la chance de la voir sur la scène Greenroom, à taille humaine, où il ne lui reste plus qu'à foutre la pâté. Le public grossit peu à peu. A la fin, alors que la sauveuse du R'n'B hexagonal s'est planquée en backstage, on chantera encore la punchline de son tube "Champs Élysée", au clip délectable. « Je vends, tu achètes ».

Et puis Cabourg Mon Amour, ce n'est pas que de la musique. C'est aussi du Mölkky, de la pétanque, du Badminton et du vent d'ouest. Ça chille sévère pendant l'assez bon concert de LUH (nouveau projet du chanteur du mythique groupe Wu Lyf) qui après quelques concerts de chauffe en début d'année, a passé la seconde. Ne regrettez rien l'année prochaine lorsque vous aurez pris vos billets pour cet endroit auquel beaucoup trop préfèrent le sud. Vous voulez des vrais arguments ? Vous voulez parler des choses sérieuses. Deux noms : Palms Trax et Paradis.

Palms Trax

Comment dire. Le mieux pour comprendre c'est que vous écoutiez ça : Funky, groovy et tous les mots qui finissent par "y" ne suffisent pas à décrire le machin.On l'aurait bien vu en fermeture, tellement ce fut dur de s'en remettre.

Paradis

As-tu déjà écouté Paradis ? Sûr que non. Ou pas assez. Pas en live en tout cas, pas avec les grosses machines dont ils disposent. Sur ce coup là, c’était un DJ Set, ils préparent aussi un show Live mais dans la catégorie DJ, ils maîtrisent. Le finish aussi envolé que chaloupé sur « Garde le pour toi » a fait aller tout le monde en after dans le centre de Cabourg. Tu vois le genre ? Il faut un sacré pouvoir pour enclencher ça. Paradis en a dans le coffre, dans le ciboulot, et ce samedi, au cœur du festival, c'était d'enfer.

See you next year, comme on dit de l'autre côté de la côte.