Music par Greenroom 26.07.2016

David Bowie à Londres et déjà back dans les bacs

Le 10 janvier dernier le chanteur aux mille visages s’éteignait des suites d’un cancer, quelques jours après avoir livré son dernier effort, le très beau Black Star. Six mois après, sa maison de disque, Parlophone, a déjà annoncé la parution d’un album posthume. Toujours plus : la comédie musicale signée Bowie Lazarus va s’installer à Londres en octobre après avoir cartonné à New York.

La mort a toujours eu un coté bancable, surtout pour les musiciens. Que ce soit John Lennon, Michael Jackson et autres Kurt Cobain, tous ont généré énormément d’argent après leur mort. C’est maintenant le nom de David Bowie qui s’ajoute à la liste. Tout d’abord avec le succès de la comédie musicale écrite par Bowie et Enda Walsh et mise en scène par Ivo van Hove. « Lazarus » raconte l’histoire de Thomas Newton, un extraterrestre au visage humain, seul sur terre et « incapable de mourir« . Il doit attendre l’arrivée « d’une âme perdue qui pourrait le libérer » explique la production. Interprétée par Michael C. Hall (Dexter, Six Feet Under) la pièce a eu un franc succès faisant salle comble à chaque représentation. Bowie avait d’ailleurs fait sa dernière apparition public lors de l’avant-première de cette comédie musicale, le 7 décembre 2015. Forte de son succès, la comédie musicale va donc s’exporter à Londres à partir du 25 octobre 2016. Une pièce qui commence par la phrase « Look up here, i am in heaven » (regarde au-dessus, je suis au paradis) issue du morceau « Lazarus » . Encore un petit clin d’oeil du White Thin Duke.

Un nouvel album, déjà ?

Jeudi 21 juillet 2016, sur la page Facebook de David Bowie un long message annonçait la sortie le 23 septembre prochain d’un album posthume. Avec 7 titres inédits et un livret de photos datant des cessions d’enregistrement, la réédition de l’opus s’annonce simple et sans fioritures ni superflu (coucou MJ). The Gouster n’est jamais sorti alors qu’il a été enregistré en 1974, aux allures plus funk et soul que la normale, Bowie s’en est servi comme base de travail pour son album Young American. Si le terme « gouster » vous est inconnu c’est normal, c’était un style vestimentaire à la mode chez les ados afro-américains dans les 60’s. L’album figurera donc dans un coffret appelé Who Can I Be Now ? compilant les morceaux de 1974 à 1976.

TheGouster

Même si de prime abord on peut trouver cela peu scrupuleux de la part de la maison de disque de déjà publier un album posthume, ou même d’en publier un tout court, la maison de disque a bien pensé les choses. Étant donné que l’album figure dans un coffret et qu’il n’est jamais paru cela donne de la crédibilité et une beauté à cette sortie. Regarde les albums posthumes de Michael Jackson, de la communication autour jusqu’à l’album en lui-même, tout est mauvais. Après une question survient, connaissant Bowie et son habitude de tout contrôler, aurait-il laissé Parlophone faire cette réédition ? Si en 42 ans l’album n’est jamais paru c’est qu’il y a peut-être une raison. Dans tous les cas réjouissons nous de cet album où l’on pourra écouter David Bowie pratiquer l’art de la funk.

The Gouster

Side 1 

01. « John, I’m Only Dancing (Again) »
02. « Somebody Up There Likes Me » 
03. « It’s Gonna Be Me »

Side 2

01. « Who Can I Be Now? »
02. « Can You Hear Me »
03. « Young Americans » 
04. « Right »