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Tu veux être le roi du dancefloor ? On a sélectionné les meilleures danses de l'été

Tu veux être le roi du dancefloor ? On a sélectionné les meilleures danses de l'été

Juillet-août n’est pas seulement la saison des tubes de l’été douteux, c’est aussi celle où on laisse parler son corps sur des pistes de danse à ciel ouvert ou des festivals en plein air. Aux yeux de tous, donc. Si vous n’avez jamais réussi à twerker (sans tomber) et que la voodoo dance ne vous a pas envoûté, voici comment suivre le mouvement.

  • La plus politique : Le barbs

En pleines tensions géopolitiques mondiales, la vidéo de cette danse très libératrice est devenue un phénomène, cumulant plus de 27 millions de vues sur YouTube. Le barbs (qu’on peut traduire par "gigoter de façon désordonnée" en dialecte saoudien) vient d’Arabie saoudite et agace les autorités. À Abu Dhabi, deux militaires qui s’étaient filmés en uniforme en train d’onduler en rythme ont même été condamnés pour non-respect envers l’armée des Émirats. Le problème ? La reprise de comportements occidentaux jusque dans les tenues des danseurs qui n’est pas du tout du goût de certains traditionalistes jugeant cet acte hédoniste "déviant", "indécent" et "scandaleux". Le barbs n’en demeure pas moins une des danses de l’été, les plus vues sur Internet (notamment au Maroc et en Tunisie), surtout grâce à sa facilité d’accès. Il faut juste placer ses pieds sur le côté, sa tête en arrière et réaliser des mouvements de jambes assez minimaux vers l’avant. Quelque part entre la Macarena, le Gangnam Style et une manif excitée.

  • La plus hilarante : La "dad dance" de Drake

En octobre dernier, Drake publiait la vidéo de son tube "Hotline Bling" et faisait ricaner l’Internet avec ses pas de danse dignes de votre père ou de votre grand-père à un mariage de famille, en toute fin de soirée. Ces improbables mouvements gauches mais étrangement sexy (faire semblant de téléphoner, initier des moulinets avec ses bras, tenter des petits déhanchés de merengue) ont été repris par la toile en délire qui compara le chanteur à un poulet ou encore au Prince de Bel Air. Chacun y alla de sa version filmée ou de son gif, la danse devenant l’un des "meme" les plus puissants de l’ère 2.0. Depuis, dès qu’un DJ joue un morceau de Drake en soirée, comme son tube de l’été "One Dance", tout le monde se met à l’imiter. L’ultime hommage ? Le footballeur français Antoine Griezmann vient de recréer lors de l’Euro les gestes du rappeur sur le terrain pour célébrer son second but face à l’Irlande. Et non, ce n’était pas une référence à E.T et son "Téléphone, maison".

  • La plus spectaculaire : Le hiplet

Ces deux mondes n’étaient pas forcément faits pour se rencontrer. Pourtant le hiplet, soit l’union du hip-hop émanant de la rue et du ballet, réputé comme bourgeois, s’avère assez impressionnant. Un peu comme si Rihanna interprétait l’héroïne du Lac des Cygnes en secouant son célèbre booty en tutu blanc... La vidéo qui a divulgué ces mouvements inédits sur Facebook (sur le compte So Bailarinos) a été visionnée plus de 8 millions de fois. On y voit deux jeunes filles âgées entre 12 et 16 ans mixer le classicisme des pointes au côté urbain de déhanchés de fessiers, de descentes et de montées sur "If It Ain't Love" de Jason DeRulo. Si une meilleure bande-son aurait rendu la chose encore plus fascinante, reste que ce mélange multiculturel inventé par Homer Hans Bryant, professeur dans une école de danse de Chigago fonctionne plutôt bien. Seul bémol ? Pour arriver à ce résultat, il ne faut pas des heures mais des années d’entraînement devant la glace. Et certains pratiquants dansent en fait depuis l’âge de trois ans. On ne va donc peut-être pas l’improviser un hiplet en club à 3 h du matin devant tout le monde si on veut éviter de se casser une patte.

  • La plus facile : le dab

Oubliez le twerk (trop vu, trop vulgaire, trop compliqué surtout en cas de fesse plate), dans le milieu hip-hop, c’est désormais le dab – qui signifier tamponner – qu’il faut pratiquer. Même si certains branchés affirmaient dans la presse américaine il y a quelque jours que le dab était en train de devenir has-been. Né dans les boîtes d’Atlanta il y a presque deux ans, ce mouvement a été popularisé par de nombreux rappeurs (Migos en tête), ainsi que par Rihanna, Beyoncé et même Hillary Clinton, se la jouant Michelle Obama pour remporter les élections. Aux États-Unis, même les enfants l’apprennent à l’école. Il s’agit en effet d’un jeu enfant, puisqu’il suffit de faire semblant d’éternuer. La seule difficulté ? Mettre son bras devant son nez en rythme avec le beat. Parfait si vous avez chopé un rhume mais que vous voulez quand même aller clubber jusqu’à l’after.

  • La plus stupide : le running man

Vous vous souvenez encore effrayé de la sensation grégaire Harlem Shake ? Tous vos collègues essayaient de vous coincer entre midi et deux pour vous agiter avec des masques et des déguisements absurdes, avant de poster le résultat très peu digne sur les réseaux sociaux. Ce drame sociétal n’est hélas pas terminé. Sa résurrection prend la forme de vidéos regroupées sous le hastag #runningmanchallenge. Des footballeurs, des policiers et des basketteurs se filment en train de bouger comme s’ils couraient, surfant ainsi sur la folie du running et la tendance du fitness "pour tous". Aussi affligeant que le Bucket Challenge, la pratique lancée par deux lycéens US donne tout de même lieu à quelques moments de grâce et surtout de rire. Si vous vous ennuyez vraiment cet été à force de dorer comme une moule sur votre rocher, vous pouvez participer en suivant ces règles. Appelez un ami qui veut perdre 500 grammes avant l’épreuve du maillot, playlistez à fond l’irrésistible "My Boo" de Ghost Town DJ’s puis faites semblant d’être un grand coureur (de marathon).