Music par Kerill Mc Closkey 14.07.2016

Les meilleurs tracks de 2016, pour l’instant

Les meilleurs tracks de 2016, pour l'instant

C’est quasiment sûr que vous ne connaissez pas notre n°1.

Retrouvez ici nos meilleurs albums de l’année 100% sans Drake

25. Kevin Morby, « I Have Been To The Mountain »

24. Boyz Noise, « Overthrow »

23. Saje, « Raspberry »

22. Le Loup, « Champagne Magnum »

21. Hypnolove, « La Piscine »

20. Jazzy Bazz, « Le Roseau »

19. PNL, « DA »

18. Tommy Genesis, « They Cum They Go »

17. PJ Harvey, « The Wheel »

16. Radiohead, « Present Tense »

15. David August, « J.B.Y. »

14. Dabeull, « DX7″

13. Moony Me, « Closer »

12. Azealia Banks, « The Big Big Beat »

11. Lomepal, « R2D2″

10. The Kills, « Echo Home »

Cette chanson tu vois, on dirait même pas qu’ils l’assument, les Kills. Faussement tire-larme, limite chiante, c’est juste une complainte minimaliste, 100% The Kills, bâtie sur les cendres de « The Last Goodbye » (Blood Pressures, 2011). Le double chant, la guitare simple…ok on a tout compris, on remballe. Oui mais les arrangements, la structure, le côté carré, et le putain de songwriting finissent par nous sauter à la gueule. A chaque nuance on perd du terrain. Et au fil des paroles on s’abandonne. C’est beau quoi, arrête un peu de faire le dur, « Echo Home » te montre comment faire une belle chanson. En 2016, c’est ça et pas autre chose. « Make it alright ».

09. H330, « Find Tha Way »

Personne ne sait vraiment qui est H330. Seul indice, il envoie depuis près de deux ans des productions au label Concrete. Petit nouveau extrêmement doué ou ancien préférant la tranquillité du pseudonyme, sa nouvelle track « Find Tha Way », sortie sur l’EP éponyme est clairement un gros hit house de l’année 2016.

08. Moderat, « Finder »


Dès les premières notes on tombe dans le piège Moderat. Une rengaine quasi hypnotique, une complainte fantomatique, ça parait simple, ça l’est sans doute. On ne parle même plus de musique, on touche à l’alchimie là. « Finder » est une réussite, sans parure inutile, direct à l’essentiel. Alors ok on est certainement un peu maso, on se fait du mal à vouloir retrouver dans chaque son du trio un petit peu de l’obsessionnel « A New Error ». Mais bon on se console en se disant que notre histoire avec les gars de Moderat est loin d’être finie. Tant mieux

 

07. Beyoncé, « Formation »

Vous ne vous en rappelez sûrement pas, mais Coldplay était à l’affiche de la mi-temps du Superbowl cette année. C’est dire l’impact qu’a provoqué Beyoncé avec sa performance de « Formation » entre deux miaulements de Chris Martin. Avec une chanson dévoilée la veille qui plus est, et sur une chorégraphie en mode « Black Lives Matter ». Bref, c’était un moment de pop culture fascinant et incroyablement insolent qui ne sera sûrement pas dépassé cette année.

06. Kanye West, « Ultralight Beam »

Madison Square Garden, Yeezy Season 3. Kanye West arrive comme un roi, prêt à faire écouter son nouvel album en direct au monde entier. Il y a même des gens qui ont payé 18 balles pour y assister au cinéma quoi. Kanye monte les marches, branche son ordi, clique sur play. Tout le monde attend le gros beat. Et non, on se retrouve avec une prière avec chœur gospel absolument splendide. Le Madison Square Garden s’est tu, mais il savait qu’il écoutait là l’un des plus grands morceaux de la plus grande figure musicale de la décennie.

05. Rendez-Vous, « Distance »

Quelle bande de petits loubards les mecs de Rendez-Vous. Le tube « Distance » qui nomme leur EP fraîchement sorti est un sale petit coup bien placé. Facile en apparence, pointu et vif dans le fond. Une parfaite lubie coldwave, hyper bien actualisée qui, en bon post-punk, claque plus fort que les band oubliés Chapel Club, White Lies, etc… ça fait gonfler les muscles comme avant une baston de rue. ça claque.

04. Flatbush Zombies, « Good Grief »


Triplé gagnant… Cette fois Erick Arc Elliott et Zombie Juice se séparent de Meechy Darko pour se parer de la précieuse Diamante pour l’outro de « Good Grief ». Pas d’esbroufe, le titre joue carte sur table, bombe le torse et balance son plus bel atout dès les premiers instants. Une instru planante, ok on prend, mais surtout ce refrain, posé avec une classe folle par un Erick The Architect au sommet sur le titre comme sur le reste de l’album. Savourez

03. Anna Wise, « Bitchslut »

On l’aimait déjà sur les productions de Kendrick Lamar, on l’aime toujours autant lorsqu’elle est toute seule. Sur « Bitchslut », Anna Wise proclame joyeusement sa féminité et étincelle par sa voix claire et son identité affirmée. Il s’agit clairement pour nous du plus beau doigt d’honneur musical de l’année à la misogynie et au sexisme.

02. Kendrick Lamar, « Untitled 2″

Sorti en 2016, « Untitled 2″ a vraisemblablement été écrit aux alentours du 23 juin 2014. A l’époque, Kendrick Lamar était déjà plus ou moins célébre et fomentait son mythique To Pimp a Butterfly qui raflera 5 Grammy Awards. Un morceau qui évoque le paradoxe de sa vie, entre star du rap et ghettos de Compton. « Pimp, Pimp, hooray ! »

01. Nathan Melja, « After Club »

Cet « After Club » de Nathan Melja s’écoute aussi bien avant qu’après une bonne soirée. Les chants d’oiseaux éparses nous rappellent bien les lendemains de teuf, lorsqu’on rentre chez soi à l’aube. Un sample très agréable que l’on retrouve aussi dans l’excellent « The More You Like » de Francis Inferno Orchestra. Le genre de son qui donne envie de faire la fête après la fête, ne jamais s’arrêter en somme.