Music par Kerill Mc Closkey 06.07.2016

Exclu : Cinq ans après, un nouvel album de Birdy Nam Nam arrive enfin !

Découvrez la date de sortie et d’autres infos sur le successeur de Defiant Order, le premier LP de Birdy Nam Nam sans Pone.

16 septembre 2016. Voilà la date de sortie prévue pour le nouvel album du combo électro français Birdy Nam Nam. Titré Dance Or Die, il fait suite à Defiant Order, sorti en 2011.

Deux ans de tournée, deux ans de création et de restructuration

Il s’est donc passé cinq ans entre les deux disques, période notamment marquée par le départ de Pone, un des membres originels du groupe. D’où la nécessité pour le reste de Birdy Nam Nam de prendre le temps de rebâtir une nouvelle structure logistique et indépendante en soutien de leur carrière. En amont de leur performance au Main Square Festival où nous avons pu les rencontrer, Little Mike nous racontait ainsi les problématiques posées par la séparation, dans son style un peu perché  :

« Il y a eu un traumatisme avec le départ de Pone et d’autres collaborateurs, ça ne s’est pas bien fini. Donc on a voulu remettre en place une structure essentiellement là pour les biens du groupe, pas pour prendre les forces que le groupe a apporté et s’en détacher au moment où la force n’est plus suffisante ou ailleurs. Tout l’acharnement qu’on met pour les lives qui font plaisir aux gens et qui ramènent du monde, on veut que ça nous soit un peu crédité… Parce qu’à un moment voir des gens monter des châteaux pendant que toi tu dors dans une cave, à un moment, ça te faitt poser les questions et parfois les bonnes. On a décidé de monter un truc totalement indépendant, parce que les collaborateurs qu’on a cherché, leur budget n’était pas à la hauteur, il y avait un manque d’ambition, de vision nous concernant, parce qu’on savait ce qu’on avait envie de faire et comment y arriverait ».

Maintenant prêt à enfin dévoiler les fruits de leur travail, les trois Birdy Nam Nam nous ont dévoilé les premières infos sur Dance Or Die. Les voici :

Un album « plus assumé et hétérogène »

Après deux ans de tournée et le départ de Pone, les Birdy Nam Nam ont voulu avec Dance Or Die revenir à leurs influences principales et ne plus se casser la tête à faire quelque chose d’unifié. On pourra donc y retrouver de la pure funk, du rap, de la trap en plus de leur style électronique, pour un disque rendu cohérent par sa production.

Un album composé entre Paris, la campagne et Los Angeles

La plupart de Dance Or Die a été enregistré à Paris, ville de résidence de Birdy Nam Nam. Mais avant sa finalisation, les trois membres restants sont partis à la cambrousse pour s’échapper de Paris et de leurs obligations familiales afin de se concentrer 24h sur 24 sur la nouvelle direction à prendre. Plus tard, c’est à LA que le trio s’est envolé pour y enregistrer des voix, et prendre du plaisir : « Il fait beau, il y a des palmiers, on mange bien, ça nous a fait du bien. Après oui, ça s’est traduit dans le disque par quelques morceaux West Coast et des accords solaires ».

Un désir de montrer autre chose que leur virtuosité aux platines

Pour beaucoup, Birdy Nam Nam demeure ces pros de la platine. Mais le trio souhaite enfin dépasser cette réputation, comme le souligne Little Mike : « On n’a jamais voulu juste montrer qu’on était virtuoses. On a envie de faire de la musique qui parle aux gens au-delà de la manière par laquelle elle a pu être faite. On veut exprimer des émotions, joyeuses ou tristes ou un peu emo, et que l’auditeur ne s’attache pas à la forme mais au fond. C’est super important pour nous, même si au final les gens ne retiennent que ça, qu’on est forts avec les platines… »

Il y aura quelques featurings

La chanteuse franco-vietnamienne Mai Lan est présente sur un titre de Dance Or Die, quelques mois après avoir volé le show sur Junk, le dernier M83. La chanteuse suédoise Elliphant participe elle à « Lasers From My Heart », morceau dont le clip sortira dans quelques jours…

Little Mike ne s’attend à rien

« Vu comment la musique évolue, vu que personne ne parle de musique, on ne s’attend à rien. On ne s’attend pas à vendre des milliers d’albums. On ne s’attend pas à faire des couvertures de magazine. On ne s’attend pas à ce que les médias disent que l’album est génial. On ne s’attend pas à ce qu’on dise qu’on est des pionniers dans notre domaine. On essaye juste de passer notre truc à qui voudra bien l’entendre, et à casser les scènes de festival ».

Le public du Main Square Festival approuve avec véhémence ces derniers propos.

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Photos ©Sarah Bastin