Music par Greenroom 04.07.2016

Top 12 ! Le classement All Star du dimanche des Eurocks 2016

Top 12 ! Le classement All Star du dimanche des Eurocks 2016

C’était le jour du seigneur à Belfort et tous ceux qui sont montés sur scène ont tenté de s’attribuer le titre. Le bilan : que du top niveau, on ne règne pas en maître sur le dernier jour du festival sans se mouiller.

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© Romain Leblanc

12 – Caribou

Tu as envoyé « Can’t Do Without You » après « Odessa » ça fait de toi l’auteur du quasi-meilleur enchaînement de la journée. Caribou tu aurais pu être le boss de ce dimanche sans ton air engourdi, pas réveillé, à moitié impliqué, coincé dans ton live-band bien décidé à envoyer du son, certes, mais à ne surtout pas s’essouffler.

11 – Action Bronson

Le rappeur-cuistot est un mec posé. Pas pressé, un poil bougon au sortir de son concert mais largement heureux d’entrée de scène. Répétitif dans l’action, le souffle rapidement coupé par l’émotion, Action Bronson s’est donné comme un bon vivant sur les 5 premières minutes. Profitant de l’instant, s’explosant une bouteille de flotte sur le crâne d’emblée… ça aura eu de l’allure au moins au commencement.

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© Romain Leblanc

10 – Nekfeu

C’était un sacré show. Des punchlines scandées à une vitesse folle, la foule venue en masse, les bras en l’air, on monte, on descend, on accélère et on recommence. Du rap qui avait de la gueule, sauf que pour cette mise à feu c’est tout le S-Crew qu’il faut remercier, pas uniquement Nekfeu comme le laissait présager l’affiche.

9 – Julien Barbagallo (Tame Impala)

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© Romain Leblanc

L’esprit chauvin est à son paroxysme lorsqu’on aperçoit ce petit frenchy de Julien Barbagallo suspendre le temps au rythme de sa grosse caisse. Il ouvre et clos les tubes de Kevin Parker of Tame Impala avec une puissance internationale. La classe. Au moins mille des huit mille confettis lâchés en fin de concert te reviennent. On reparle de ton joli projet solo très prochainement.

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8 –  M83, mais pas Anthony Gonzales

Attention Anthony, il va falloir se bouger. On t’a vu a Solidays et on a déjà parlé du Club Dorothée ensemble. Tout ça nous rend trop intime pour que tu nous fasse attendre « Midnight City » aussi longtemps. On s’est heureusement surpris à ré-adorer le show même avant que le tube ne passe. Sauf qu’on met ça sur le compte de ton live band aux petits oignons. motivé, dédié, impliqué. T’as intérêt à leur avoir dit merci, on te dit merci aussi mais tu étais trop effacé pour gagner cette compèt.

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7 – Courtney Barnett

Comment ne pas avoir le béguin pour Courntey ? Australienne, rockeuse, branleuse, performeuse et clairement douée. Courtney a fait sa parade sur la scène de la plage avec un bel air de ne pas y toucher.

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6 – Jamie Hince

Toujours impeccable, toujours classe, toujours aussi fulgurant… lui qui manie des terribles sons à tendance industriels, ces sons qu’il trafique comme personne depuis sa guitare. Jamie a le truc qui rend grand dans le sang. C’est fascinant, mais le cinquième album de The Kills vient de sortir et Jamie Hince sue moins qu’après la sortie du troisième. C’est surtout absolument énervant mais par mauvaise fois disons que c’est mauvais signe.

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5 – Paul Pogba

A 21h20, Paul Pogba régale à Belfort. Son but tombe pile poil à la fin d’un morceau d’Anderson .Paak. Le rappeur croit illico qu’il a conquis les stands voisins de la scène de la plage où sont placés des écrans, branchés sur le quart de finale France-Islande. 2-0 pour la France, les supporters des Eurocks sont soulagés et savent qu’il vont gagner ce match. Merci pour ça Paul.

4 – Mac Demarco

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Avec sa petite tête d’enfant terrible Mac a remué les vagues, dragué la foule, installé une table sur scène, invité le public à chiller en sa compagnie. « Manquerait plus qu’il joue bien ! ». Et en plus il a bien joué, dans le respect du groupe et du public. Le soleil peut aller se coucher, on est bien lunés pour toute la nuit.

3 – Alison Mosshart

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Alison Mosshart tournait sur scène comme un lion en cage au début de son concert. A la fin, elle tente de reprendre sa respiration, un large sourire aux lèvres. Comme un chat qui aurait joué avec une souris sans défense.

2 – Anderson .Paak

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« Si personne ne t’aime, saches que moi je t’aime. », Anderson .Paak est un amour. Il rappe divinement bien, joue de la batterie, se nourrit des énergies du public et porte un T-shirt où est écrit « I Don’t Give Interviews ». Tout est dit, retourne écouter son album Malibu, retourne le voir jouer, il met toute sa vie dans son oeuvre.

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1 – Frank Carter

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© Romain Leblanc

Roux, teigneux, Anglais, Frank est bien plus vivant que des tonnes d’artistes. Il était déjà venu aux Eurocks avec son groupe Gallows. Cette fois, il a littéralement marché sur la foule du festival sous le blase de Frank Carter & The Rattlesnakes. Sacré punk à cœur ouvert, étincelant, brut. Le sans-peur a ouvert le dernier jour du festival sur la grande scène. Il a bien vu que la foule n’était pas habituée. Il s’en fout. Frank a donné une leçon à tous ceux qui ont cru voir un grand moment lorsque Yannis Philippakis de Foals a pris un bain de foule la veille. Frank Carter a sauté, slammé, marché sur le public. Frank Carter fait ce qu’il veut et décide d’organiser un Circle Pit. De faire courir la foule en rond devant lui. Personne ne comprend rien. Frank descend de scène et montre à tout le monde par où passer, comment faire. « Are You Ready ? ». Boum ! Tout le monde court. On ne contrarie pas Frank Carter, parce que Frank Carter est le meilleur.