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7 sons live qui prouvent que Foals va tout péter aux Eurocks

7 sons live qui prouvent que Foals va tout péter aux Eurocks

Yannis Philippakis est un grand malade et chaque bout de concert le prouve.

Samedi 2 juillet à 00h15, les Eurockéennes de Belfort passeront dans une autre dimension. Un truc dément débarque, du genre inarrêtable : Foals va sortir de terre. Yannis, Walter, Jack, Jimmy et Edwin vont défoncer la scène et se casser en laissant le public vide, essoré, incapable de reprendre le dessus. Parce que c'est ça Foals : une machine à live, au moins le deuxième meilleur groupe live du monde, la preuve par 7.

- "Snake Oil" -

C'est la nouvelle botte secrète de Foals pour catapulter le concert d'entrée de jeu. Depuis la sortie du quatrième album What Went Down, le quintette part à l'abordage avec "Snake Oil". Par rapport à "French Open", on tient une ouverture pour le coup très simpliste dans sa forme rock. Ça n'en reste pas moins efficace, la preuve avec ce show de septembre 2015 où c'était pourtant mal barré. A l'époque Foals prépare son retour en tournée mais Yannis Philippakis, le chanteur, s'est déchiré les cordes vocales. Ça fait tellement mal que le groupe a annulé 1 ou 2 concerts. Lorsqu'il arrive au Cabaret Sauvage, Yannis est encore convalescent et il utilise "Snake Oil" pour se fixer. "Yeah". "Oh". "Yeah !" Oh !". Ça part faux mais ça fini juste, et le show décolle.

Ces derniers temps, le band lâche d'emblée le son le plus pop "My Number" comme à Glastonbury. Qui vivra les Eurocks verra.

- "What Went Down" - 

C'est pas pour rien que "What Went Down" démarre et donne son titre au dernier album de groupe. C'est peut-être le morceaux qui fait aujourd'hui le plus échos à la période jeune, puérile, excitée et vénère de Foals, celle du premier album Antidotes (2008). "What Went Down" est puissant, féroce. "C'est l'un des morceaux les plus sauvages et animals qu'on a jamais fait" Expliquait Philippakis au NME à propos du son. "Quand on le joue, on prend des airs de prédateurs, comme si on chassait quelque chose". Et ni la foule ni personne n'y échappe, sauf peut-être à 3:20 dans la vidéo ci-dessous.

- "Late Night" -

Vous êtes seul, vous marchez. Une fine pluie se met à tomber et le vent souffle par bourrasques. Les poubelles tombent et Yannis chante pour cette personne que vous êtes devenue. "I'm The Last Cowboy In This Town".

- "My Number" -

Complètement pop, cruellement gratuit. "My Number" est le tube radio de Foals. Le son faisait même partie de la playlist de Fifa 14, c'est dire. "My Number" est devenue la chanson que les cinq loustics d'Oxford ne peuvent plus se passer de jouer, c'est aussi l'un des titres les moins complexe de leur répertoire. Comme une réponse à "Call Me Maybe" de Carly Rae Japsen, le "You Don't Have My Number" scandé par Yannis s'incruste néanmoins sans problèmes dans les crânes. Et l'on se dit qu'en fait, on passe 3 bonnes minutes.

- "Spanish Sahara" -

Dans la discographie du groupe, dans sa carrière, dans sa façon de composer, voire dans l'histoire de la musique moderne, il y a eu un avant et un après "Spanish Sahara". Premier single du deuxième album Total Life Forever, cette douceur exponentielle a foutu tout le monde a terre lors de sa sortie. Le style, la finesse et la maîtrise de ce long morceau, beau comme le cycle de l'eau qui forme et estompe les nuages, tranche sévèrement avec les pulsions superbement mal vissées d'Antidotes (le premier album de Foals). "Spanish Sahara" est depuis le point d'orgue de tout concert de Foals. L'intervalle où même les durs ont le droit de lâcher une larmichette. A ranger dans le même écrin que "Late Night" et les récentes "London Thunder" et "A Knife In The Ocean" , "Spanish Sahara" est et restera l'instant fragile incassable de chaque retrouvailles entre Foals et son public.

- "Olympic Airways" -

Comme un moment de lâcher prise en constante évolution, "Olympic Airways" est décliné en 1000 versions par Foals au gré des concerts. Refrain, couplet, break : l'agencement est parfait. "Let's disappear till tomorrow Disappear, disappear, disappear".

- "Two Step Twice"-

Depuis 2008 qu'ils tournent et toujours rien de mieux pour leur finish. "Two Step Twice" c'est le sprint final parfait. A deux doigts de l'hymne de stades. A chaque coup, ce grand malade auto-destructeur de Yannis Philippakis se jette dans la foule comme si c'était la fin de tout. Même que le groupe s'en sert à chaque concert du nouvel an pour faire le décompte 3, 2, 1... "Woo, that's one step, one step, two step That's two steps, two steps, speed bikes !". Allez trouver la force de demander un rappel après ça.

- Photo : © Pooneh Ghana