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Au Main Square et aux Eurocks, Disclosure débarque avec un second souffle

Au Main Square et aux Eurocks, Disclosure débarque avec un second souffle

Disclosure pourra-t-il confirmer son retour en forme ?

« Caracal marque le début de Disclosure en tant qu’entreprise de fabrication de hits qui manufacture des produits durables, sans tâche et faciles à laver pour plaire à chaque audience » (Drowned In Sound)

« Caracal a l’effet d’un magicien performant son numéro deux fois d’affilée, rendant des mouvements auparavant clandestins, miraculeux soudainement évidents, trop répétés et pas naturels » (Resident Advisor)

« Il n’y a pas de surprise, pas de risque » (The Guardian)

À l’image de ces citations de chroniques, Caracal a vécu une réception mitigée. Sorti en septembre 2015, le second album de Disclosure avait la lourde tâche de succéder à Settle, un premier LP rapidement devenu phénomène culturel qui avait mis un coup de fouet à la scène house britannique et aux carrières d’AlunaGeorge et Sam Smith, en plus de celle du duo de frangins qui compose Disclosure. Très attendu, Caracal avait déçu par le tempo plus lent de ses aspirations R&B, par le sentiment de propreté et de timidité qui en émanait.

"Hâte de repartir en tournée"

En fait, entre cet album un peu plat et l’omniprésence à la radio des tubes et du son de Settle, Disclosure avait fatigué une partie de son public. Le duo ne sonnait plus frais, ni imprévisible. D’ailleurs, Caracal est également né de l’ennui de soi, comme l’admet Guy Lawrence au New York Times à propos de l’influence de Settle : « Ce son est partout maintenant, et toutes les chansons se ressemblent de plus en plus – les mêmes vieilles basses, les mêmes vieux samples. Ça nous ennuie un peu ». Rajoutez à ça le bad buzz d’un show préenregistré avec une table de mix débranchée, et le spectre de l’arnaque opportuniste pointait le bout de son nez.

Alors Disclosure, en fin de cycle ? Peut-être que les doutes autour d’eux les ont motivés, mais en tout cas, les frères Lawrence semblent reboostés. Peut-être même plus forts que jamais. La raison : ils sont repartis en tournée. « C’est avant tout ce qu’on aime faire » confiaient-ils à DJ Mag. Au point de bâcler Caracal pour repartir tout de suite sur la route ? « On pensait qu’on aurait besoin de plus de temps mais on savait que l’album était prêt. On avait hâte aussi de repartir en tournée ». Oui, au point de bâcler Caracal pour repartir tout de suite sur la route.

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"On savait que la house ferait partie de nous"

Alors que Caracal sonnait très pop, Disclosure a multiplié ces derniers temps les DJ sets afin de reconnecter avec l’esprit house et UK garage dans lequel ils avaient baigné avant le succès. Toujours pour DJ Mag : « A l'époque, nous étions deux ados fascinés par les mixes des DJ's, qui jouaient aussi de la house, du dubstep, du grime et du garage. On a aussi acheté beaucoup de disques et on s'est renseigné sur les origines de la House, l'influence de Chicago, tout ça… Quand on a décidé de composer nos premiers morceaux, on savait que ça ferait partie de nous, même si nous savions que nous devions trouver une nouvelle formule, un style bien à nous ». Récemment, c’est une Boiler Room à Shanghai que le duo a formidablement mené, en plus de vivre l’aventure humaine qu’est une première tournée asiatique.

Reconnecté à leurs sources, ils semblent avoir retrouvé la foi en la musique, la passion. Mais au Main Square et aux Eurockéennes, ce sera un set live que Disclosure présentera. Et pas « live » en mode un peu pour faire genre. Non, presque totalement live. Pour RBMA, les frères Lawrence ont ainsi montré leur matos en concert (à voir ci-dessous). Et c’est un bonheur à juste regarder. Le fun qu’ils ont à jouer leur musique live, au risque de faire des erreurs qu’ils n’ont aucun mal à assumer et à apprécier (« ça rend chaque show unique ») y est d’ailleurs palpable. Entre un désir retrouvé, un set ambitieux et tout de même quelques tubes en poche, les prestations de ce Disclosure au second souffle s’annoncent palpitantes.

  • Disclosure fera danser le Main Square Festival à Arras (vendredi 1er juillet à 00h15 sur la Main Stage) ainsi que les Eurockéennes de Belfort (samedi 2 juillet à 01h30 sur la Grande Scène)
  • Il reste des places pour le vendredi au Main Square ici ! C'est le même soir que le match des Belges en plus, imaginez l'ambiance !