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Solidays jour 3 : Foot, DoP, hip hop et Bill Gates sous le soleil, exactement

Solidays jour 3 : Foot, DoP, hip hop et Bill Gates sous le soleil, exactement

De DoP à St Germain en passant par Cypress Hill et la victoire des Bleus : le dimanche à Longchamp était placé sous le signe du chill.

Et but pour l'Irlande ! Ça fait 2 heures que le troisième et dernier jour de Solidays 2016 est lancé mais depuis 2 minutes, l'ambiance est suspendue aux pieds de Payet, Giroux et Griezmann qui bataillent dans le quart de finale qui oppose l'Equipe de France à la vaillante team de la République d'Irlande. 15 heures et 2 minutes, on s'est pris un penalty d'emblée : le public de Solidays est vert.

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© Sarah Bastin

Sauf que quand on nous cherche la bagarre on la trouve, notamment sur la scène Domino, le gang du label Entreprise se jette sans retenue. Alors que l'attention de la foule est au match de foot Bagarre s'en cogne, le groupe gonfle le torse et booste la Musique de Club qui baptise son album en bonne musique de festival. C'est plein de punch, évidemment.

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© Sarah Bastin

Un match de foot, c'est 90 minutes et devant les écrans de la scène Paris, la foule a eu le temps de s'amasser. D'abord assommée par le but de Brady, l'Irlandais, les festivaliers s'emparent finalement du festival en chantant... la Marseillaise. Griezmann va mettre 2 buts et rendre le sourire à tout le monde. Une victoire et Solidays reprend son souffle. Ibrahim Maalouf, va bientôt dégainer les cuivres pour montrer qu'il en a lui aussi.

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© Sarah Bastin

Très vite après scène Bagatelle, Jain est seule sur l'immense scène et harangue la foule pour tenter d'entrer en communion « Solidays ! Vous êtes chauds ? ». "Je ne vous entends pas ! ». « Allez, avec moi ». Côté foule ça ne décolle qu'à moitié, aujourd'hui c'est dimanche et ça se sent.

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© Sarah Bastin

A l'autre extrémité du festival, un petit bout de foule vient se la couler douce devant St Germain. En 2016 le projet house du pionnier de la musique electro, Ludovic Navarre, a pris forme humaine. Place à la deep-house africaine. Sauf que Ludovic Navarre brouille les pistes : des novices pensent voir sur scène un groupe de world musique. Les musiciens à la guitare, aux cuivres, au piano et aux percussions viennent de Bamako, de Dakar, de la Guyane française, entre autres. Ils font le show. Une bonne partie du public connaît heureusement les ficelles de St Germain et danse sur les rythmiques bien rodées. Les performeurs se jettent dans des morceaux millimétrés entre mille et unes sonorités. Le groupe cultive le répétitif pour que la moindre variation crée une étincelle, celle-ci attise ensuite tous les esprits pointus invoqués dans l'album Real Blues de Ludovic Navarre, présent, mais planqué au fond de la scène, en homme de l'ombre indispensable.
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Bill Gates d'abord, Cypress Hill ensuite

« A la fin de mon concert, je prends direct une voiturette et je fonce voir Cypress Hill » nous confiait Jain qui là dessus est en adéquation avec la majeure partie des festivaliers. Il est 20 heures, c'est sur la scène Paris que ça se passe. Surprise, le président d'honneur de Solidarité Sida, Antoine de Caunes, passe une tête et annonce à la foule que la France vient de confirmer le maintien de sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pour les 3 prochaines années. « Ainsi la France reste le deuxième plus gros contributeur au Fonds après les Etats-Unis ». Pas Mal. Même Bill Gates, l'homme le plus riche du monde, également engagé, dans la lutte contre le sida, s'en félicite. Il a fait un petit coucou pour montrer qu'il connaissait aussi David Bowie.

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© Sarah Bastin

Cinq, quatre, trois, deux, un : boom ! Les bras en l'air, ça jump, ça balance, ça gueule, toute la fosse a décollé : les mecs de Cypress Hill envoient du lourd. Ils connaissent la recette du hip hop pour l'avoir en partie écrite. Le show est au niveau des tubes ou plutôt des classiques qu'ils enchaînent. tout le monde se lâche et peut légitimement chanter "Insane in The brain".

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© Sarah Bastin

A 21 heures, le temps commence à filer

DoP sur la scène Greenroom, Petit Biscuit sur celle du Circus et les Naïve New Beaters à Dome. Les trois se jettent dans la gueule du loup en même temps, à 21 heures. Au micro, les DoP qui servent un live imparable en viennent même à imiter le cri du loup. La meute qui leur fait face se prosterne.

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© Sarah Bastin

Le set est grand, très grand, a faire danser les plus crevés. Après DoP tu peux partir tranquille, le finish de la greenroom est admirable. Sur la droite de la Greenroom, Petit Biscuit se montre à la hauteur de sa réputation et la scène Circus déborde, certains fans se dandinent sans pouvoir apercevoir le petit génie. On vous parle quand même en détail de l’attachant Petit Biscuit, en passe de devenir une vraie coqueluche bleu-blanc-rouge. Sur la gauche de la Greenroom, les Naïve New Beaters se rappellent à nos bons souvenirs. La tête brûlée Izia qui signe un featuring avec la bande de délurés s'est invitée spécialement pour l'occasion.

Elle s'arrache, elle donne tout, comme pour l'un de ses concerts, mais comprimé en 3 minutes. Le reste du show est réglé, les Naïve New Beaters sont désormais 5 sur scène. Accompagnés de deux nanas à la basse et à la batterie, parce que leur nouvel album A la folie parle justement du rapport hommes-femmes. Les bouts de punchlines distillés par le singer David Boring font encore marrer, c'est aussi tout ce qu'on voulait.

Un cheeseburger chaloupé servi amoureusement par les #NaiveNewBeaters @solidays #festival #Paris #Solidays

Une vidéo publiée par Greenroom (@greenroomfr) le

Nostalgie finale

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© Sarah Bastin

A 22 heures, Louise Attaque voudrait que tu te rappelle que l'amour c'est éternel. Le challenge nostalgique est largement relevé à la faveur de « Lea », « Ton invitation », « Les nuits parisiennes » et bien sûr, joué en avant dernier : « j'temmène au vent ».

202 786

C'est le chiffre du jour, voire du week-end : 202 786 festivaliers se sont montrés à l'édition 2016 de Solidays. Large record historique.

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© Sarah Bastin

- Photos : © Sarah Bastin