Music par Gaspard Labadens 26.06.2016

Solidays 2016, jour 2 : la scène Greenroom en 11 punchlines

Artistes et festivaliers étaient inspirés : anecdotes, déclarations d’amour, traits d’humour : tout y passe. Il n’y a pas qu’a Dabeull que tout ça a donné le smile.

Le Tournedisque

« Tous les ans on se fait chambrer par le régisseur »

Programmé de 14 heures à 15 heures 30, le tandem du Tournedisque n’a pas chômé. Les curieux qui cherchent une tracklist seront sans doute rassasiés par leur playlist nourrie. Il fallait au moins ça pour réveiller les troupes, pas toutes fringantes en début d’après-midi.

IMG_1136Un peu émoussés de la veille

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Mais on reprend vite du poil de la bête

Une journée sur scène à Solidays ne peut pas être lambda, c’est impossible. Côté Tournedisque, Anatole raconte qu’il a croisé Kanye West dans sa rue en se rendant à l’hippodrome de Longchamp (rue Villedo, Paris 1) Sébastien, lui s’est souvenu des années précédentes : « Tous les ans on se fait chambrer par le régisseur parce qu’on a pas d’adaptateurs pour brancher le casque. Cette année, tout fier d’être arrivé en avance avec l’adaptateur, je vais le voir pour le prévenir. Il me répond en se marrant qu’ils ont changé de platines et qu’il n’y a plus besoin d’adaptateur. »

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© Sarah Bastin

Paul, un festivalier proche du groupe : «  Ils sont toujours aussi beaux »

Anatole et Seb ont « oublié le vibromasseur ». Non seulement le duo a zappé le troisième fondateur du Tournedisque, Quentin, mais ils ont aussi omis le sextoy qui leur sert de mascotte lorsqu’il n’est pas là. Malgré tout, Lucas, festivalier, est toujours aussi amoureux de ses potes : «  Merci à Pavane d’habiller le Tournedisque, ils sont toujours aussi beaux ».

Lord Funk

 «  Pour moi c’est pas Solidays mais Holidays »

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© Sarah Bastin

Barbichette grise et clés USB chargés à bloc, il y  a clairement eu un avant-après Lord Funk à la Greenroom. En fin de set, Lord Funk nous confie : « Pour moi c’est pas Solidays mais Holidays en fait. C’est comme si je mixais dans le sable ». +1 pour ce jeu de mots bilingue. Il faut savoir que monsieur a travaillé au A1 Records, disquaire mythique de New-York. Pour le plaisir, un petit morceau du vétéran de la Funk, qui a également invité son pote The Real Fake MC sur scène. Comme dirait Thibault, festivalier parisien : « Si tu fermes les yeux, le mec c’est Will Smith ». On a aussi et surtout entendu : « The Voice Of Q », propre.

Quentin a.k.a. Charlie  : « C’est ouf, c’est tout ce que j’aime. Mieux que les grandes scènes »

Face à Lord Funk, Quentin de Clermont habillé en Charlie est heureux comme tout. « C’est ouf, c’est tout ce que j’aime. Mieux que les grandes scènes ». Jouons à où est Charlie.

 

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Où est Charlie ?IMG_1146

Charlie s’est bien déguisé, mais pas très bien caché

Dabeull

« du lourd, lourd de ouf »

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© Sarah Bastin

Après une heure de latence, un moustachu du label Roche Musique débarque derrière ses lunettes rondes. Les festivaliers sont unanimes : « Dabeull, c’est de la balle ». L’artiste a pris un sacré pied, et sa punchline est à l’image de son smile colgate omniprésent : « ourd, lourd de ouf ». Tout ça à tel point que lorsqu’on entend Gypsy Woman de Crystal Waters, on croirait entendre « Dabeulli, Dabeulla ».

Impossible de tirer un mot de la bouche des spectateurs, trop occupés à danser ou à se tamponner dans les pogos. Parmi les courageux qui osent s’avancer au milieu du cercle formé par les amateur de rentre-dedans, il y a Salif. Danseur hors pair, le voisin du festival se ramène à Solidays depuis trois ans, et a même réussi à s’incruster sur scène l’année dernière grâce à ses moves. Cette année, pas besoin de hauteur pour faire sensation.

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Salif, en chemise et casquette blanche à droite, avait un seul concurrent cet après-midi : « salto man » © Sarah Bastin

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Salif prend la pose

Le vigile en pince pour Yasmin

« Je trouve que sa musique est différente »

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© Sarah Bastin

Prendre le relais de Dabeull est une sorte de cadeau empoisonné. Le public est chaud mais il faut maintenir l’ébullition. Arrivée en plein cagnard, Yasmin avait les épaules. Ses pirouettes ont même conquis les armoires de la sécu, l’un d’eux nous confie qu’il est tombé sous le charme : « J’ai particulièrement aimé Yasmin. Je trouve que sa musique est différente. »

Les Jésus :  « Si Jésus était là, il irait voir Quentin Dupieux »

La triplette des Jésus n’avait rien à faire là. Et pourtant ils y étaient. Entre deux frappes de basses, ils nous glissent que si le vrai Jésus avait été là, il aurait été voir Quentin Dupieux, aka Mr. Oizo. Une punchline qui n’a rien à voir, mais comme dit (plus ou moins)  la bible : « il faut donner de l’humour à son prochain ».

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KCPK

« J’aime l’ambiance éclectique »

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© Sarah Bastin

KCPK, c’est le genre de mec qui fait le taff. Tu sais que si tu lui demande un truc, ils va te donner une réponse pleine de justesse, comme son set : « J’aime l’ambiance éclectique, je viens depuis longtemps car je suis ami avec pas mal d’artistes dont The Shoes qui joue ce soir ! C’est un festival où tu peux venir autant entre amis qu’avec tes enfants, et c’est très agréable ».

Scratch Massive

« On a vécu ce set comme un épitaphe »

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© Sarah Bastin

Les Scratchs Massive ont tellement kiffé qu’ils sous entendu qu’après leur set, ils pourraient mourir tranquille. « On a vécu ce set comme un épitaphe ». Nous aussi on a pris notre pied, mais la vie c’est quand même cool. Histoire de revenir l’année prochaine.

Mateo : « Si on doit retenir un truc à Solidays, c’est la Greenroom »

Mateo est de Toulouse et une fois avoir fait le déplacement, il a planté sa tente à la Greenroom : « Depuis hier, j’ai pas bougé, les grandes scènes ça va 2 minutes ». Et puisqu’il l’aime tant, et qu’il a bien raison, on l’a fait monter dessus.

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Arnaud Rebotini : « l’orgasme Auditif »

« Tension et libération »

Stressé en début de set car il n’a pas pu faire ses balances, l’homme au mille synthés s’est finalement libéré : « C’est un peu à l’image de mes morceaux, la tension monte puis ça se libère ». Le dandy moustachu qui ne sort jamais sans sa paire de SH 101, « une machine très versatile, très pratique », est aussi agile sur un clavier qu’un stagiaire qui rempli des tableaux excel. Arnaud, lui aussi, excelle.

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© Sarah Bastin

Brandon : « l’orgasme auditif »

Brandon a.k.a. champion a parlé. Pour lui Rebotini, « C’est un orgasme auditif ».

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Le Mot de la fin : Molécule

Pour voir Molecule de 1h30 à 3h, il fallait du carburant, le parisien a su nous en donner. Léger retard à l’allumage, mais un vrai diesel. Seuls les vrais tiennent jusque au bout, du coup on s’est retrouvés en famille

L’impression de Margaux : « Molecule, c’est QLF »

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« Que la famille. »