Music par Kerill Mc Closkey 16.06.2016

Paul Pogba : « Je dois éduquer les autres joueurs au rap US, ils sont trop vieux »

« The Life Of Paul ».

La banlieue parisienne deviendrait-elle à la pointe de la hype ? En tout cas, il est clair qu’elle commence à faire fantasmer à l’étranger. Grâce à Booba, conférencier à Harvard. Grâce à MHD, nominé aux BET Awards. Grâce à PNL bien sûr, en couverture de The Fader. Mais aussi (et surtout ?) grâce à Paul Pogba, nouvelle star du foot mondial aujourd’hui en une de Complex, l’un des webzines les plus influents au monde, surtout niveau culture street (on vous cache pas que l’article sent la pub Adidas).

Au cours d’une interview accordée au site anglophone, Paul Pogba est questionné sur ce qu’il écoute en ce moment (Complex traite principalement de l’actualité hip-hop). Sans surprise, il répond : « J’adore la musique américaine, évidemment. Des artistes comme Future, Drake, Fetty Wap, Young Thug, Travis Scott... Le hip-hop US est mon truc ». Des références très contemporaines.

De manière plus savoureuse, il confie que les goûts de ses coéquipiers sont davantage en retard : « Pas beaucoup d’autres joueurs aiment le rap US que j’écoute, mais je le joue quand même. Ils sont trop vieux, j’essaye de les éduquer ». Il parle sûrement de ceux de la Juventus Turin, son club, mais peut-être aussi de l’Équipe de France. Après tout, même Benzema écoute du Céline Dion en plus du traditionnel Booba.

« Stormzy me rappelle mon temps à Manchester »

De manière plus personnelle cette fois-ci, Pogba partage également son goût pour le rap anglais, notamment pour Stormzy, un représentant du grime britannique. « Paulo » est effectivement resté quelques années à Manchester lors de sa formation :« J’adore le freestyle de « Shut Up », c’est un morceau tellement anglais. C’est du pur rap UK et ça me rappelle mon temps à Manchester ».

Il ajoute : « Manchester me manque beaucoup parce que c’est là que j’ai passé la plupart de mes années adolescentes et j’ai beaucoup d’amis là-bas. C’est une culture différente, je les trouve plus ouverts qu’en France. J’étais en famille d’accueil et j’y étais vraiment traité comme un fils ».